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Poésie

Posts Tagged ‘bruissant’

AU RIVAGE (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



AU RIVAGE

O amères pensées…
Solitudes,
Soirées printanières, vagabondes,
Parfums qui s’en vont avec le vent
Et flûtes faites des rochers de la mer…
— Il était une fois…
Vagues bruissantes au rivage,
Inquiètes attentes,
Solitudes,
Et flûtes faites
Des rochers de la mer…

(George Bacovia)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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Fin de journée (Anne-Lise Blanchard)

Posted by arbrealettres sur 17 mars 2018



Fin de journée

Je tire mes rideaux
sur la pierre précieuse
que fut cette journée
bruissante
de braises perdues
d’éclaircies
de rires d’enfants

Je laisse venir
l’apaisement
du silence
le sourire
qu’avec délicatesse
me restituent
mes anges gardiens

(Anne-Lise Blanchard)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

Illustration: Paul Klee

https://arbreaphotos.wordpress.com/2016/07/03/03072016-exposition-klee-au-centre-beaubourg/

 

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Ce nom d’« arbre » (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017




    
Si nous le prononçons pour lui-même,
ce nom d’« arbre »,
nous n’aurons qu’une envie,
servir à nouveau la syllabe ardente.

Que les branches soient noires ou rayonnantes,bruissantes,
que ce soit orme ou saule,
l’écorce aussitôt se déchire,
le tronc brûle et s’élève :

il dit l’entente,
il dit l’appel
qui vient du monde
autant que de la langue.

Aucune voix ne tombera,
qu’il anime, qu’il oblige à la plus juste écoute,
le soir également,
la terre est la terre promise.

(Pierre Dhainaut)

 

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Sois sève (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2017




    
Sois sève plus que le vent bruissante
Laisse tout le dicible sourdre en toi
Longues plaintes de ce qui est perdu
Brefs appels de ce qui est repris
Ta voix irradiant les moindres fibres

L’arbre foudroyé n’est plus qu’extase

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Jour de réconciliation (Gerrit Achterberg)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2017



Jour de réconciliation

Le saint survient. J’ai touché
les frontières de Dieu et de l’homme et de l’animal.
Le voile se fend. Le saint est là.
Le saint des saints s’éveille

Je suis rendu identique à vous.
Vie et mort ne sont plus entrebâillés.
Les parois des quatre régions célestes
pivotent et s’ouvrent. Vous êtes décrochée

du papier qui vous tenait liée
aux lettres, qui étaient rassemblées
pour ce qu’elles savent de vous diversement ;

jeu par soi-même animé en bruissant
jusqu’à tant de feu, que nulle fibre ne reste
entre ce qui est et ce qui écrit là-dessus.

***

Verzoendag

Het heilige gebeurt. Ik heb graakt
grenzen van God en mens en dier.
Voorhangsel scheurt. Het heilige is hier.
Het heilige der heilige ontwaakt.

Ik word geheel met u gelijk gemaakt.
Leven en dood staan niet meer op een kier.
De wanden draaien open van de vier
hemelgewesten. Gij zijt losgehaakt

van het papier, dat u gebonden hield
aan lettertekens, die tesamen stonden
om wat zij wisselend van u bevonden ;

spei door zichzelve ritselend bezield
tot zoveel vuur, dat er geen vezel blijft
tussen wat is en wat er over schrijft.

(Gerrit Achterberg)

Illustration : Sandrine Genet

 

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Le ciel passait par dessus les murs des jardins (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2016



Le ciel passait
Par dessus les murs
Des jardins.
Chacun découpait
Son drap du jour
L’air fut bruissant d’anges
Mitoyens.
Des autres
J’avais connaissance
Par le ciel.

(Heather Dohollau)

 

 

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Dans le murmure de notre attente (Léon-Paul Fargue)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2015



 

[…]

Dans le murmure de notre attente, un soir pathétique, quelque créature viendra.
Nous la reconnaîtrons à sa pureté clandestine,nous la devinerons à sa fraîcheur de paroles.
Elle viendra fermer nos yeux, croiser nos bras sur notre poitrine.
Elle dira que notre amour, tout cet amour qu’on n’a pas vu,
tout cet amour qu’on a piétiné, qu’on a meurtri, oui, que notre amour n’est plus que notre éternité.
Alors, mon âme, tandis que je serai allongé et déjà bruissant,
tu iras t’accouder à la fenêtre, tu mettras tes beaux habits de sentinelle,
et tu crieras, tu crieras de toutes tes forces !
On entendra
Qui est cet On ?
Qui ? demandes-tu ?
Mais toutes les âmes le savent.

(Léon-Paul Fargue)

Illustration: Andrzej Malinowski

 

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