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Poésie

Posts Tagged ‘bruit’

Comme si la feuille parlait (Sodan)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2020



 


    
Comme si la feuille
parlait à une autre feuille
bruit de la rosée

(Sodan)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Ce qui fait tomber les fleurs de corète (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2020




    
Ce qui fait tomber
les fleurs de corète serait-ce
le bruit de la cascade

(Bashô)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Question (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2020



cheval sous un pommier f9

Question

Les gens qui peuplent mes rêves
d’où viennent-ils
et le cheval aveugle
sous le pommier
auquel je donne le pain de la charité

si ses yeux voyaient
qui me reconnaîtrait
au bruit de mes pas

(Anise Koltz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 Illustration

 

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Préfère le silence (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2020



Préfère le silence
Aux bruits vains
Aux paroles inutiles
Un silence profond
Comme un regard muet
Clair comme une eau calme
Parfumé comme une pensée
Un silence dur comme un roc
Ou doux comme une brise

Mais un marteau frappe
Des coups réguliers
Dans le quartier
Et brise le silence
En autant de morceaux.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Gaëti Lioubov

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Nos chants (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2020



Nos chants accompagnaient
Le bruit lourd des vagues
Au milieu des cris de l’équipage

Chassés de leurs nids
Les oiseaux secouaient la fatigue de leur vol
Et les larmes qu’ils versaient
Sur les feuilles de platane
Effaçaient le sourire du miroir
Qui avait la forme de tes lèvres
Et disparaissait dans les brouillards de ma mémoire.

(Jean-Baptiste Besnard)

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Mes Compagnons (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2020



Vous me demandez
quels sont mes Compagnons:
les Collines
et le Couchant _
et un Chien –
ils valent mieux que des Etres –
parce qu’ils savent –
mais sont muets –
et le bruit dans la Mare, à Midi –
surpasse mon Piano.

(Emily Dickinson)

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Tout ce temps (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2020



Tout ce temps avec entre
Nous à peine ce filet
De lumières sous la porte

Ces bruits de clés
Dans la serrure du secret

(Werner Lambersy)

Illustration: Edward Coley Burne-Jones

 

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Cette impression (Pascal Commère)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2020



Carry Akroyd   'feeding' screen print

 

Cette impression, marchant, certains jours d’être
de la famille d’un poème et sa lumière sans
pouvoir franchir la cendre des mots vides
cependant que le chemin monte (lichens
vos beaux yeux peints) ainsi nous allons
toute herbe derrière nous refermée et qui bruit
par le travers des pentes (soleil
bousier qui saigne — hameau noir
dans le jour naissant) qu’est-c’ qui nous
émerveille plus que vous — fleurs plurielles

(Pascal Commère)

Illustration: Carry Akroyd 

 

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Coeur de bois (René de Obaldia)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2020



Illustration
    
Coeur de bois

Amandine si hautaine
Amandine au coeur de bois
Ce soir, je serai ton Roi.
Si tu veux, tu seras la Reine.

J’ai ôté mon tablier
J’ai mis mes plus beaux souliers
Dans ma poche des sous neufs
Pour les distribuer aux veufs

Comme trône j’ai le fauteuil
Du Grand Oncle Cancrelat
Qui fume dans son cercueil
Une pipe en chocolat.

Ma couronne vif argent
Vient tout droit du pâtissier.
Sur mes épaules flotte un drap
On se cachera dedans.

Le fauteuil est à roulettes
Quelle aubaine pour un Roi !
Je le déplace et les traîtres
Frappent au mauvais endroit.

Amandine, tes yeux verts
Illuminent toutes mes nuits.
Je voudrais t’écrire en vers
Quand je serai plus instruit

Amandine, tu m’as dit .
« Je viendrai sept heures sonnées.
Je viendrai dans ton grenier
Avec ma chemise à plis. »

L’heure passe et je suis là
Ma couronne pour les rats !
Ah ! ce bruit de patinette !
Mais non, ce n’est pas ici.

Le sang me monte à la tête
J’entends les cloches aussi.
Et pourtant, je suis le Roi !
Tu devrais, genou en terre,

Baiser le bout de mon drap
Et pleurer pour la manière !
« Madame, relevez-vous »
Te dirai-je noblement !

Et sur tes lèvres de houx
T’embrasserai jusqu’à cent.
L’heure fuit , mes oripeaux
Juste bons pour les corbeaux !

Amandine, tu te moques
Tu te ris toujours de moi.
Quand tu remontes tes socques
Je tremble et ne sais pourquoi…

Amandine, je vais mourir
Si vraiment tu ne viens pas.
Je t’ordonne de courir
De grandir entre mes bras !

Le silence, seul, répond
Aile blanche sur mon front.

Le grenier comme un navire
Se balance dans la nuit.
Le trône vide chavire
L’Oncle fume en son réduit.

Amandine sans foi ni loi
Amandine ne viendra pas.
Jamais elle ne sera Reine
D’Occident ou de Saba

Jamais elle ne régnera
Sur c’qu’il y a de plus sacré.
Peste noire ou choléra
Jamais ne pourra pleurer.

Et pourtant comme je l’aime
Amandine des chevaux d’bois
De Jean-Pierre et de Ghislaine
De tout le monde à la fois !

Et pourtant comme je l’aime
(À mes pieds tombe le drap)
Amandine si hautaine
Amandine au coeur de bois.

(René de Obaldia)

 

Recueil: Innocentines
Traduction:
Editions: Gracet & Fasquelle

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MARINE (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2020



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MARINE

J’ai trouvé trois coquillages
Qui ne m’ont pas dit leur nom
Qui ne m’ont rien dit sinon
Que la mer savait leur âge

Ils m’ont conté les sillages
Le bruit que les bateaux font
Dans les oreilles du fond
Lorsque finis leurs voyages

Ils m’ont laissé des mystères
Que je dois garder et taire
Jusqu’à ce qu’un de mes fils

Apprenne dans la voilure
Le goût du sel et l’allure
Que mon père avait jadis

(Gilles Vigneault)

Illustration

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