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Poésie

Posts Tagged ‘bruits’

Du haut de la colline (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2017



Du haut de la colline, tu ne distingues pas les hommes,
mais les bruits de la ville montent clair.
Parmi eux, tu reconnaîtrais une plainte.

(Jean Joubert)

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Mets ta voix sur le silence (Lucien Denise)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2017



Mets ta voix sur le silence

mets ton pas au fil du vent
pour mieux ceindre l’air de vivre,
et que tout ton coeur s’enivre
des souffles rauques du Temps.

mets tes yeux sur la lumière
pour ne voir que l’essentiel…
le creux de ton regard, tel
une eau couleur de la pierre.

mets ta voix sur le silence
loin du vertige des bruits,
si tu veux savoir le prix
de ta charnelle existence…

(Lucien Denise)

Illustration: Max Ernst

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Pour construire un poème (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



Pour construire un poème
Il faut briser le temps

Il faut prendre les mots
Dans un autre panier

Ecouter les épées
Des oiseaux de l’aurore

Passer le lourd portail
Qui s’ouvre sur la mer

Enfoncer son talon
Dans l’argile du monde

Attendre que le froid
Gèle les bruits du coeur

Et contempler le mur
Où les signes regardent.

(Georges Jean)

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Tout ce vrombissement (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2016



Et nous n’entendons guère
Les tourbillons en chaîne
Qui meublent ces atomes
Dont nos corps sont formés.

Nous n’entendons pas plus
Les autres tourbillons
Qui remplissent les lieux
Où nous mettons nos corps.

Tout ce vrombissement
Fait un bruit de pétale
A peine. Et nous pouvons

Ecouter nos silences
Escalader leurs bruits.

(Guillevic)

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Ils me prennent pour un enfant (Georges-L Godeau)

Posted by arbrealettres sur 20 décembre 2015


papa

 

J’ai huit ans. Mon père est mort.
Le soir à ma maison, je suis seul,
j’apprends mes leçons à haute voix
en attendant ma mère.
Quand elle tarde, je prépare le feu,
je dîne et je me couche.
Les yeux ouverts, j’écoute les bruits de la nuit.
Parfois, les voisins inquiets ouvrent la porte
sur la pointe des pieds.
Ils me prennent pour un enfant.

(Georges-L Godeau)

Illustration

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