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Posts Tagged ‘brune’

MANÈGE (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2018



Graziella Sarno coeur_d_arlequin-

MANÈGE

Elles sont passées une à une
comme sur les chevaux de bois
brunes aux regards de chamois
blondes aux longs cheveux de lune

Elles sont passées une une
mes colombelles d’autrefois
lorsque je suivais leurs convois
au temps de mes bonnes fortunes

Elles sont passées une une
des semaines ou bien des mois
j’allais pour elles chaque fois
leur décrocher un bout de lune

Dormeuses sous mes baldaquins
bonjour bonsoir et sans rancune
elles sont passées une à une
quand j’avais le coeur arlequin

(Louis Calaferte)

 Illustration: Graziella Sarno

 

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Brune (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2018



 

Igor Galanin  manège

Brune

Sur le terrain de foire, au grand soleil brûlé,
Le cirque des chevaux de bois s’est ébranlé
Et l’orgue attaque l’air connu :  » Tant mieux pour elle !  »
Mais la brune grisette a fermé son ombrelle,
Et, bien en selle, avec un petit air vainqueur,
Elle va se payer deux sous de mal de coeur.
Elle rit, car déjà le mouvement rapide
Colle ses frisons noirs sur son front intrépide,
Et le vent fait flotter sa jupe et laisse voir
Un gai petit mollet, en bas rouge à coin noir.

(François Coppée)

Illustration: Igor Galanin

 

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DANS LA CLAIRIÈRE (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2018



Illustration
    
DANS LA CLAIRIÈRE

Pour plus d’agilité, pour le loyal duel,
Les témoins ont jugé qu’Elles se battraient nues.
Les causes du combat resteront inconnues;
Les deux ont dit : Motif tout individuel.

La blonde a le corps blanc, plantureux, sensuel;
Le sang rougit ses seins et ses lèvres charnues.
La brune a le corps d’ambre et des formes ténues;
Les cheveux noirs-bleus font ombre au regard cruel.

Cette haie où l’on a jeté chemise et robe,
Ce corps qui tour à tour s’avance ou se dérobe,
Ces seins dont la fureur fait se dresser les bouts,

Ces battements de fer, ces sifflantes caresses,
Tout paraît amuser ce jeune homme à l’oeil doux
Qui fume en regardant se tuer ses maîtresses.

(Charles Cros)

 

Recueil: Le Collier de griffes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Brune (Pierre Emmanuel)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2018



Illustration: Georges Laugée
    
Brune sous les javelles blondes
Pareille à la terre en été
C’est toujours le matin du monde
Quand nous saluons la beauté

(Pierre Emmanuel)

 

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Japonaise (Jude Stéfan)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2017



japonaise

la dernière fois très âgé
c’était un jour de vent
avec la belle Yuko je
savais où poser le menton
à la faire pâmer elle
avait à l’oreille une rose
et n’était pas épilée un
double collier un bracelet
qui tintait ornaient sa
nudité je revois un vase
une large glace en elle
pleurait ma jeunesse de
ses fins doigts qui voulait
m’empêcher de mourir par
son sourire, elle si brune

(Jude Stéfan)


Illustration

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La dame brune (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2017



 

Barbara

La dame brune

Pour une longue dame brune, j´ai inventé
Une chanson au clair de la lune, quelques couplets.
Si jamais elle l´entend un jour, elle saura
Que c´est une chanson d´amour pour elle et moi.

Je suis la longue dame brune que tu attends.
Je suis la longue dame brune et je t´entends.
Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi.
Ta guitare, orgue de fortune, guide mes pas.

Pierrot m´avait prêté sa plume ce matin-là.
A ma guitare de fortune j´ai pris le la.
Je me suis pris pour un poète en écrivant
Les mots qui passaient par ma tête comme le vent.

Pierrot t´avait prêté sa plume cette nuit-là.
A ta guitare de fortune, tu pris le la,
Et je t´ai pris pour un poète en écoutant
Les mots qui passaient par ta tête comme le vent.

J´ai habillé la dame brune dans mes pensées
D´un morceau de voile de brume et de rosée.
J´ai fait son lit contre ma peau pour qu´elle soit bien,
Bien à l´abri et bien au chaud contre mes mains.

Habillée de voile de brume et de rosée
Je suis la longue dame brune de ta pensée.
Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi.
A travers les monts et les dunes, j´entends ta voix.

Pour une longue dame brune, j´ai inventé
Une chanson au clair de la lune, quelques couplets.
Je sais qu´elle l´entendra un jour, qui sait demain,
Pour que cette chanson d´amour finisse bien.

Bonjour, je suis la dame brune, j´ai tant marché.
Bonjour, je suis la dame brune, je t´ai trouvé.
Fais-moi place au creux de ton lit, je serai bien,
Bien au chaud et bien à l´abri contre tes reins.

(Georges Moustaki)

 

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Malbrough s’en va t’en guerre (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017




Malbrough s’en va t’en guerre, Mironton, mironton, mirontaine,

Malbrough s’en va t’en guerre, Ne sait qu’en reviendra.

Ne sait qu’en reviendra, Ne sait qu’en reviendra

Il reviendra z’à Pâques,
Ou à la trinité (Ter)

La trinité se passe,
Malbrough ne revient pas. (Ter)

Madame à sa tour monte,
Si haut qu’elle peut monter (Ter)

Ell’voit venir son page.
Tout de noir habillé. (Ter)

Beau page, ah! Mon beau page,
Quelle nouvelle apportez.(Ter)

Aux nouvell’s que j’apporte,
Vos beaux yeux vont pleurer.(Ter)

Quittez vos habits roses,
Et vos satins brochés.(Ter)

Monsieur Malbrough est mort,
Est mort et enterré.(Ter)

J’lai vu porter en terre,
Par quatre z’officiers.(Ter)

L’un portait sa cuirasse,
L’autre son bouclier.(Ter)

L’un portait son grand sabre,
L’autre ne portait rien.(Ter)

A l’entour de sa tombe,
Romarins l’on planta.(Ter)

Sur la plus haute branche
Un rossignol chanta (Ter)

On vit voler son âme,
Au travers des lauriers.(Ter)

Chacun mit ventre à terre,
Et puis se releva.(Ter)

Pour chanter les victoires,
Que Malbrough remporta.(Ter)

La cérémonie faite,
Chacun s’en fut coucher.(Ter)

Les uns avec leurs femmes,
Et les autres tout seuls.(Ter)

Ce n’est pas qu’il en manque,
Car j’en connais beaucoup. (Ter)

Des blondes et des brunes,
Et des châtaign’s aussi.(Ter)

J’n’en dit pas d’avantage,
Car en voilà assez.(Ter)

(Anonyme)

 

 

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De ma maison à la tienne (Coplas Poèmes Andalous)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2017




    
De ma maison à la tienne,
il n’y a qu’un pas, ma brune;
mais de la tienne à la mienne,
ah, que le chemin est long!

(Coplas Poèmes Andalous)

 

Recueil: Coplas Poèmes de l’amour andalou
Traduction: Guy Lévis Mano
Editions: Allia

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Les Roses sont entrées (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2017



Les Roses sont entrées

MA brune aux yeux dorés, ton corps d’ivoire et d’ambre
A laissé des reflets lumineux dans la chambre
Au-dessus du jardin.

Le ciel clair de minuit, sous mes paupières closes,
Rayonne encor… Je suis ivre de tant de roses
Plus rouges que le vin.

Délaissant leur jardin, les roses m’ont suivie…
Je bois leur souffle bref, je respire leur vie.
Toutes, elles sont là.

C’est le miracle… Les étoiles sont entrées,
Hâtives, à travers les vitres éventrées
Dont l’or fondu coula.

Maintenant, parmi les roses et les étoiles,
Te voici dans ma chambre, abandonnant tes voiles,
Et ta nudité luit.

Sur mes yeux s’est posé ton regard indicible…
Sans astres et sans fleurs, je rêve l’impossible
Dans le froid de la nuit.

(Renée Vivien)

Illustration: Julie Heffernan

 

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Pour une mèche brune (Christian Jodon)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2016



 

Pour une mèche brune

Brunette m’a souri
Mais ne m’a pas dit oui
Et nulle n’a rougi
Quand j’ai défait mon lit

Brunette a fait la moue
A mon regard trop doux
N’y aura que ma joue
Sur mon oreiller mou

Brune parmi mes rêves
T’embrasserai sans trêve
Sur tes cuisses trop brèves
Je poserai mes lèvres

Sur ton ventre câlin
Je poserai mes mains
Entre tes petits seins
Mon front enfin serein

Sur ton épaule douce
Ma bouche à la rescousse
Ira vers ta frimousse
Baiser des taches rousses

Et lorsque le matin
Apparaîtra enfin
Je pleurerai sans fin
D’être seul dans le lin

(Christian Jodon)

Illustration: Alberto Galvez

 

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