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Poésie

Posts Tagged ‘brusquement’

Juste avant que le train n’entre en gare (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration: Thomas Boivin
    
Juste avant que le train n’entre en gare
ma pensée est brusquement aiguillée
le long de voies dérivées
sur des triages annexes
où stationnent d’antiques wagons
échoués sous des potences
vers cette zone empreinte de mystère
et de mélancolie
dont elle essaie de saisir au passage
la beauté obscure

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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L’averse (Francis Carco)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2017



 

L’averse

Un arbre tremble sous le vent.
Les volets claquent.
Comme il a plu, l’eau fait des flaques.

Des feuilles volent sous le vent
Qui les disperse
Et, brusquement, il pleut à verse.

(Francis Carco)

Illustration: Georges Briot

 

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La Poésie (Pierre Jean Jouve)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017




    
La Poésie est une pensée
– un état psychique – d’agglutination;
c’est-à-dire que des tendances,
des images, des échos de souvenir vague,
des nostalgies, des espérances,
y apparaissent en même temps
et comme collés ensemble,
provenant de hauteurs tout à fait différentes.

Ou encore la Poésie ressemble à certains rêves,
parfaitement absurdes en apparence,
et qui s’éclairent brusquement
si on le déroule à l’envers.

La poésie est tout à fait une chose d’âme.

***

La Poésie est un langage pour ainsi dire magnétisé,
porteur d’une charge, et différent essentiellement du langage parlé,
voire même de la prose écrite;

par ce langage doit se produire l’unité
au plus haut degré entre la pensée et la parole,
entre le sens et le signe,
entre une résultante de toutes les masses psychiques en mouvement
et le déroulement agréable des syllabes.

Tout cela coexiste parce que tout cela naît ensemble.

(Pierre Jean Jouve)

 

Recueil: Apologie du poète
Editions: Fata Morgana

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Un dictionnaire dit qu’un baiser est …(Hugues Morris)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2017



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Un dictionnaire dit qu’un baiser est

«un salut qui consiste à serrer les lèvres
puis à les séparer brusquement».

Vraiment si ce dictionnaire s’y connaît en mots,
il n’y connaît rien par contre en baisers !

(Hugues Morris)

 

 

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Puis la nuit brusquement retire son échelle (Guy Goffette)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2016



 

Puis la nuit brusquement
retire son échelle
et comme s’il tombait de plus haut
le mot amour dans les vitrines
éclabousse comme du sang
le visage du matin
La nuit en province tombe dans les yeux bien avant l’âge
comme si la musique bleue autour du temps
devenait plus insupportable à cause de l’aventure
des branches des oiseaux saouls de vertige
– et leurs voiles tissés d’attentes de regrets
les veuves en garnissent le front ridé des fenêtres
dont les plis se resserrent encore au passage des filles peintes: trame
d’une vie jetée comme la nuit
dans un bas sans couture.

(Guy Goffette)

Illustration: C Robert Follett

 

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ETÉ (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2016



ETÉ
ET l’enfant répondit, pâmée
Sous la fourmillante caresse
De sa pantelante maîtresse :
« Je me meurs, ô ma bien-aimée !

« Je me meurs; ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m’oppresse;
Ta forte chair d’où sort l’ivresse
Est étrangement parfumée;

« Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales, —
Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre;

« Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente. »

(Paul Verlaine)

Illustration: Irina Kotova

 

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L’averse (Francis Carco)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2016



L’averse

Un arbre tremble sous le vent.
Les volets claquent.
Comme il a plu, l’eau fait des flaques.
Des feuilles volent sous le vent
Qui les disperse, et brusquement, il pleut à verse.

(Francis Carco)

 

 

 

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Comment vais-je mourir demain (Eugène Savitzkaya)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2016



Comment vais-je mourir demain, par miracle,
aussi brusquement qu’apparu, dans un demi-souffle,
en puanteur commune, avec les roses sur le ventre
et délivré par une fée, né et mort
au même instant, dans l’articulation
de la phrase ?

(Eugène Savitzkaya)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Et si brusquement la forêt se couchait (Bernard Ruhaud)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2015



Et si brusquement la forêt se couchait
Pour nous laisser voir au-delà des arbres
Serions-nous moins perdus

(Bernard Ruhaud)

 

 

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Exotisme de chambre (Henri-Frédéric Blanc)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2015


elfe-et-fee

Je vais le plus loin possible
au fond de mon imagination
et puis
je me retourne brusquement;
alors, pendant quelques secondes,
je vois la réalité avec la déchirante nostalgie
qu’éprouvent les fantômes.

De retour de l’imaginaire
la réalité m’apparaît si exotique!
Un bec-de-cane, une ampoule électrique, un portemanteau,
mon Dieu que c’est beau, que c’est vivant!
Détaché de tout, je flotte, léger et bienheureux
comme le Ravi de la crèche.

(Henri-Frédéric Blanc)

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