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Posts Tagged ‘bruyant’

J’ai cessé de croire aux « grands événements » (Friedrich Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2019



Edvard Munch _ Friedrich Nietzsche

J’ai cessé de croire aux « grands événements »
qui s’accompagnent de hurlements et de fumée.
Et crois-moi, je te prie, cher vacarme d’enfer,
les plus grands événements,
ce ne sont pas nos heures les plus bruyantes,
mais les heures du plus grand silence.

(Friedrich Nietzsche)

 Illustration: Edvard Munch 

 

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COURAGE (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



COURAGE

Avec l’hiver levant le siège
Je me tenais pour trépassé…
J’ai vu pourtant fondre la neige
Et mille chants m’ont réveillé.

Des voix bruyantes m’ont parlé
D’une existence certes amère,
Et le soleil a allumé
Au ciel des gaîtés printanières.

(George Bacovia)

Illustration: Jean Libon

 

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Bruyants silences (Esther Granek)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2018



 

Gnafron, Madelon et Guignol en bas du GourguillonÉ

Bruyants silences

C’est le grand silence de la vie
qui me tinte aux oreilles.

C’est vilain silence qui glapit
rien qu’à lui-même pareil.

C’est bruyant silence de la foule
caquetant tout son saoul.

C’est parfait silence de parlotes
où chacun radote.

Et dans ce guignol
qui ricane
qui rigole
qui me suit
me poursuit
et encore mieux m’isole,
c’est le dur silence de la vie
qui me tinte aux oreilles.

(Esther Granek)

Illustration

 

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Une école comme tant d’autres (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2018



 

Une école comme tant d’autres
Des enfants bruyants

Le silence grandit
quand on le nomme

Les fenêtres soudain
portent le ciel

(Georges Bonnet)

Illustration

 

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ÉLÉGIE (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2018



Illustration
    
ÉLÉGIE

La bruyante folie de ma jeunesse
Me pèse comme un lendemain d’ivresse.
Et comme fait le vin, plus le remords
Vieillit au fond du coeur, plus il est fort.
Ma route est sombre. Les années futures
Ne m’annoncent qu’épreuves et tortures.

Et cependant, je ne veux pas mourir,
Non, je veux vivre, et penser, et souffrir ;
Et, je le sais, j’aurai d’autres jouissances
Dans les soucis, l’angoisse et les errances :
Je connaîtrai des rêves d’harmonie,
Des larmes devant l’oeuvre du génie
Et je verrai l’amour — peut-être — luire
Sur mon déclin de son dernier sourire.

(Alexandre Pouchkine)

 

Recueil: Le soleil d’Alexandre Le Cercle de Pouchkine
Traduction: André Markowicz
Editions: Actes Sud

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Paysage d’automne (Georges Brassens)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017



Illustration: Maurice de Vlaminck
    
Paysage d’automne

C’est un paysage d’automne
Avec son ciel maussade et lourd,
Ses enfants vêtus de velours
Et ses cloches noires qui sonnent.

C’est un paysage d’automne
Avec ses bruyants vendangeurs,
Avec ses paysans songeurs
Et ses grands arbres qui frissonnent.

C’est un paysage d’automne
Avec ses filles de vingt ans,
Ses filles qui s’en vont chantant
Des chansonnettes monotones.

C’est un paysage d’automne
Et c’est un pauvre coeur d’amant
Qui craque lamentablement
Comme les pauvres feuilles jaunes.

(Georges Brassens)

 

Recueil: Les couleurs vagues
Editions: Le Cherche Midi

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Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



 

Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots !
Pour voir des boutons d’or et des coquelicots,
Vous partez, le dimanche, et remplissez les gares
De femmes, de chansons, de joie et de cigares,
Et, pour être charmants et faire votre cour,
Vous savez imiter les cris de basse-cour.
Vous avez la gaîté peinte sur la figure.
Pour vous, le soir qui vient, c’est la tonnelle obscure
Où, bruyants et grivois, vous prenez le repas ;
Et le soleil couchant ne vous attriste pas.

(François Coppée)


Illustration

 

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Puisque l’immensité cherche (Nicole Brossard)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2017



puisque l’immensité cherche
à prendre une autre forme
imagine la vélocité du murmure
le surgissement bruyant des vieilles intentions
ce grand oui surgi
du fond de la mémoire

(Nicole Brossard)

 

 

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JOHN ET JANE (Thomas Hardy)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



le couple opus5

 

JOHN ET JANE

I
Pour lui le monde est un bruyant séjour
Où tout nous montre un visage agréable
Et de charmants spectacles en permanence,
John.

II
Pour eux le monde est un lieu de plaisirs
Tout y est grâce et ravissement,
Et jamais n’y décroît la lumière,
John et Jane.

III
Pour eux leur chaumière est un palais
Qui protège le fleuron de la race humaine,
Un héros peut-être et de grand avenir,
John, Jane et leur enfançon.

IV
Pour eux le monde est un horrible lieu
Où le rire devient la grimace d’un crâne,
Tel un pèlerinage dont ils souhaitent la fin.
John, Jane et leur zéro de fils.

***

JOHN AND JANE

I
He sees the world as a boisterous place
Where all things bear a laughing face,
And humorous scenes go hourly on,
Does John.

II
They find the world a pleasant place
Where all is ecstasy and grace,
Where a light has risen that cannot wane,
Do John and Jane.

III
They see as a palace their cottage place,
Containing a pearl of the human race,
A hero, maybe, hereafter styled,
Do John and Jane with a baby-child.

IV
They rate the world as a gruesome place,
Where fair looks fade to a skull’s grimace, —
As a pilgrimage they would fain get done —
DoJohn and Jane with their worthless son.

(Thomas Hardy)

Illustration

 

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L’ÉCRIT se creuse (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2016



L’ÉCRIT se creuse, le
Parlé, vert marin,
brûle dans les baies,

dans les noms
liquéfiés
les marsouins fusent,

dans le Nulle part éternisé, ici,
dans la mémoire des cloches
trop bruyantes –  mais où donc ?,

qui
dans ce
rectangle d’ombres,
s’ébroue, qui
sous lui
scintille un peu, scintille, scintille ?

(Paul Celan)

Illustration: Gilbert Garcin

 

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