Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘bruyère’

L’adieu (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2022




J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

(Guillaume Apollinaire)

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L’AU-DEDANS DE L’EN-DECA (Robert Goffin)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2022



 

Emilia Castaneda  (16) [1280x768]

L’AU-DEDANS DE L’EN-DECA

Belle d’aube et de caresses
Bulles de fard et de fleurs
Tout ce qui fut notre ivresse
Remonte des profondeurs

Des bruyères me reviennent
Au rythme des baisers las
Est-ce ta lèvre ou la mienne
Qui brûlait cette nuit-là

Est-ce plaie ou plainte Sont-ce
Des ecchymoses de ciel
Ou les lisières de ronces
D’un météore charnel

Sais-je quand surgit le doute
Entre la sève et le sang
Ou quand s’effeuillèrent toutes
Les fleurs du buisson ardent

Etait-ce un soir de dimanche
Que la lézarde s’ouvrit
Quand je touchai sur ta hanche
Un pressentiment d’oubli

Ce qui fut à jamais passe
Au gré de l’ombre et des jours
Tes mots n’ont sur la terrasse
Qu’un lointain reflet d’amour

Etait-ce un soupçon d’abîme
Est-ce toi serait-ce moi
Qui retombait de la cime
Qu’on n’atteint jamais deux fois

Est-ce pour la trop cruelle
Loi vaine d’un vain destin
Que notre flamme éternelle
N’eut qu’un instant de matin

Je cherche et toi sais-tu qu’est-ce
Qui lie et qui délia
Au tréfonds de notre ivresse
L’en-dedans de l’au-delà

(Robert Goffin)

Illustration: Emilia Castaneda

 

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Champ de bruyère (Guido Gezelle)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2022




Champ de bruyère, lande, lande.
Bonheur de ne connaître pas
de limite à mes pas
dans cette mer de brandes.

(Guido Gezelle)

Illustration

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Le silencieux herbier des joies (Jean Orizet)

Posted by arbrealettres sur 13 novembre 2021




Pour nous
le florilège sans profil
des amants,

satin fané de la bruyère
et quelques autres fleurs
à devoir préserver;

le silencieux herbier des joies,
jardin secret d’entre les pages,
recueil aux gestes de pénombre
et chambre forte de tes yeux.

(Jean Orizet)

Illustration: Gustav klimt

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L’ETRANGERE (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2021



Belle étrangère
tu m’apparais
en rêve
dans mon sommeil
et mes lèvres
cherchent les tiennes
mais au réveil
la tristesse m’oppresse
car tu me laisses
solitaire sur la terre
de mes ancêtres
dans cette chaumière
perdue au milieu
des fougères et des bruyères
d’un lieu mystérieux.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Jean-Michel Pucci

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Brève invitée (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021


Brève invitée

Ma lande mon enfant ma bruyère
Ma réelle mon flocon mon genêt,
Je te regarde demain t’emporte
Où je ne saurais aller.

Ma bleue mon avril ma filante
Ma vie s’éloigne à reculons,
A toi les oiseaux et la lampe
A toi les torches et le vent.

Mon cygne mon amande ma vermeille
A toi l’impossible que j’aimais
À toi la vie, sel et soleil,
A toi, brève invitée.

(Andrée Chedid)


Illustration: Pierre-Auguste Renoir

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Dans le bois de la nuit (Yvon Le Men)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2020



Dans le bois de la nuit
Il faudrait des millions de Christine
Et des millions d’Yvon.
Je t’ai embrassée comme une première fois
Petite fille, je te le jure.
Tu sentais la vie comme la bruyère
Comme le dahlia frais de rosée
Sur ma figure.
Ton baiser était nouveau
Profond comme la forêt
Long comme le chemin
Et on s’est perdu
Dans un petit bois d’un petit village
Peut-être qu’on voulait se perdre ?
On a ri comme des gosses,
Regarde les gens,
Ils sont heureux de nous voir.
Endors-toi,
Réveille-toi,
Prends la bruyère
Cours, aime, chante, dis l’amour ; fais l’amour.
On ne peut pas nous tuer
La vie rigole Christine,
Parce que les enfants sont gentils
Quand on ne les frappe pas ;
Parce qu’on était heureux
Avec nos deux mains
Avec nos lèvres
Avec nos caresses
Avec nos yeux bleus et marrons
L’autre jour, l’autre vie dans la forêt
Aujourd’hui, demain je t’aime,
Viens avec la Vie, on se rencontrera,
C’est vrai
J’arrête mes mots parce qu’on s’embrasse,
Tu joues
Tu travailles
Tu ris à côté
de moi et tu me dis « Viens plus près ».
Il faudrait des millions de Christine
Et des millions d’Yvon.
Tu es là comme pour la première fois
Il ne faut pas se perdre
Donne-moi la main,
Ta main qui travaille, qui caresse, qui…
Porte un fusil pour s’aimer.

(Yvon Le Men)

 

 

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MERIDIENS DE L’ABSENCE (Robert Goffin)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2020



Steve Cieslawskis (7)

MERIDIENS DE L’ABSENCE

Ce long mois a passé comme la chair se fane
De fleur en flétrissure aux bruyères du temps
Et de nos jours filtrés au fil des tramontanes
Il ne subsistera que des noms dans le vent

Et nous voici rendus au gel des ombres seules
Comme si tout ne s’était pas rejoint en nous
De hanche à paume au bord du couchant où les meules
Engrangent des moissons grisantes de grisou

Quel est l’apaisement que le sang distribue
Pour les archets du soir aux ruptures des mains
En soudant et puis dénouant les lèvres bues
Jusqu’au descellement sombre des lendemains

Puis il ne reste à la lisière de l’absence
A l’heure proche de l’ultime sacrement
Que des blés de blessure et l’oubli du silence
Pour réconcilier l’homme avec son néant.

(Robert Goffin)

Illustration: Steve Cieslawskis

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ISEUT A OUESSANT (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2020



Ouessantjpg [800x600]

ISEUT A OUESSANT

Celle-ci qui trempe dans la glu des radiolaires
Trouve la force du foetus dans sa poche élastique
Pour joindre à la nage la carapace de l’archipel.
A chaque jour sa ration de pluie et de ténèbres.
Le chaos de la matière les craquements annulent
La peine qu’on se donne pour vivre et faire.
Ici l’ajonc la bruyère affleurent sans monotonie
Capables de fermeté et d’une usure ingénieuse.
Iseut en alerte brille de la surface de la mer.

(Paol Keineg)

Illustration

 

 

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L’écureuil et la feuille (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2020



Illustration
    
L’écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.

Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;

Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,

Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière

Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.

(Maurice Carême)

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