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Poésie

Posts Tagged ‘buffle’

L’amitié de Wang Wei (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019




    
L’amitié de Wang Wei

Un saule pleureur sur le bord
du Lac de la brise de Mai
dans le parc du Midi à Pékin
et l’oiseau blanc dont je ne sais pas le nom
qui se penche dans les rizières du Kuantung
sur le dos d’un buffle d’eau
au frais dans la boue

Ils ont fait le voyage pour venir me dire
ce matin dans l’entre-sommeil
et journée

« Le but secret du voyageur
est d’ignorer où il va»

(Claude Roy)

 

Recueil: À la lisière du temps suivi de Le voyage d’automne
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le fermier (Yen Jen-Yu)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2018



Le fermier

Le buffle maigre, épuisé, se traîne de plus en plus péniblement.
Les gens du monde, ignorant les misères du fermier,
Diront que les grains poussent tout seuls dans les champs.
Minuit, il réveille son fils pour labourer dès l’aube.

(Yen Jen-Yu)

 

 

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Cherchant l’ermitage du maître Yong (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018




    
Cherchant l’ermitage du maître Yong

Les hauts pics caressent le ciel de leur émeraude
Hors du monde, oublieux des ans qui passent

Écartant les nuages je cherche la sente ancienne
Adossé à un arbre j’écoute chanter la source

Près des fleurs un buffle accroupi se chauffe au soleil
Sur la cime des pins s’est endormie la blanche grue

Paroles dites : le fleuve en bas est crépusculaire
Tout seul je descendrai vers la froide fumée

(Li Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Un assassin (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2018



Illustration: William Blake
    
Un assassin

Un assassin, je suis un assassin
car j’ai détruit en moi tous mes possibles.
Il me fallait choisir entre l’extase
et le désir – et j’ai choisi la feuille
qui vole au vent, la feuille sans espoir.

Nul ne connaît ce roman sans intrigue
que j’écrivis dans ma tête autrefois,
une épopée à la tête de buffle,
une légende où j’étais l’Enchanteur,
le régisseur de la troupe des Fées.

J’ai réuni ce que je voulais être,
ce que je fus, j’ai réuni mes rêves
et mon réel dans un grand livre en forme
de noir cercueil. Je m’y repose nu
dans la douceur étrange de mes crimes.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Albin Michel

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