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Poésie

Posts Tagged ‘bureau’

Après le bureau (Klaus-Dieter Wirth)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2021



après le bureau
un double clic sur le bouton
de l’ascenseur

(Klaus-Dieter Wirth)

 

 

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Vous en rirez (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2021



Illustration: Christen Dalsgaard
    
Vous en rirez. Mais j’ai toujours trouvé touchants
Ces couples de pioupious qui s’en vont par les champs,
Côte à côte, épluchant l’écorce de baguettes
Qu’ils prirent aux bosquets des prochaines guinguettes.
Je vois le sous-préfet présidant le bureau,
Le paysan qui tire un mauvais numéro,
Les rubans au chapeau, le sac sur les épaules,
Et les adieux naïfs, le soir, auprès des saules,
À celle qui promet de ne pas oublier
En s’essuyant les yeux avec son tablier.

(François Coppée)

 

Recueil: Promenades et interieurs
Traduction:
Editions:

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Prisonnier d’un bureau (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2021



François Coppée    
    
Prisonnier d’un bureau, je connais le plaisir
De goûter, tous les soirs, un moment de loisir.
Je rentre lentement chez moi, je me délasse
Aux cris des écoliers qui sortent de la classe ;
Je traverse un jardin, où j’écoute, en marchant,
Les adieux que les nids font au soleil couchant,
Bruit pareil à celui d’une immense friture.
Content comme un enfant qu’on promène en voiture,
Je regarde, j’admire, et sens avec bonheur
Que j’ai toujours la foi naïve du flâneur.

(François Coppée)

Recueil: Promenades et interieurs
Traduction:
Editions:

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L’impie (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019




    
L’impie

Je doute beaucoup de la divinité des dieux
(nous nous parlons à nous-mêmes par leurs bouches)
et je doute que piège trop évasif
le mot Dieu puisse avoir un sens

Mais sur la cheminée de mon bureau
je prie volontiers la statue de bois chinoise
Kuan Yin déesse de la Pitié

(Claude Roy)

 

Recueil: À la lisière du temps suivi de Le voyage d’automne
Traduction:
Editions: Gallimard

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La grande vague (Tilemachos Chytiris)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2018



Il a vécu à l’intérieur il est mort
il a vécu dans son bureau il est mort
nanti il est mort
il a vécu n’importe comment il est mort
il a vécu une photographie il est mort
il a vécu il est mort

La mer au mur

(Tilemachos Chytiris)


Illustration: Gilbert Garcin

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SOIR D’HIVER (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018



 

SOIR D’HIVER

Les immeubles, le soir, font danser leurs carreaux
Dans des liqueurs d’orange où flottent des pépites
D’or et d’argent fondus en sanglots minéraux
Et changent le ciel noir en flocons qui palpitent.

Les gens emmitouflés, délivrés des bureaux,
Soufflant des halos blancs de froid, se précipitent
Vers les reflux venteux des bouches de métro
Et leurs pas sur l’asphalte, en cascade, crépitent.

Riant au ciel, plusieurs guirlandes vermillon
Ordonnent d’être heureux ce soir de réveillon :
Noël revient, avec ses douceurs de châtaignes.

Personne ne m’attend : mes souvenirs épars
Bercent des bonheurs morts ; vers le fleuve je pars
Marcher, jusqu’à l’heure où les lumières s’éteignent.

(Marie-Anne Bruch)

Découvert ici: Lucarne Poétique

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PETIT COURS DE CORRESPONDANCE (Ron Padgett)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2018




    
PETIT COURS DE CORRESPONDANCE

Quand je termine une lettre
par « cordialement », je
rougis de honte.
Cela ne semble pas sincère.
Mais quand une lettre
m’arrive
avec cette même formule,
mon coeur se réchauffe.
Je souris. Je me dis
que cette personne est cordiale,
même si
quelques instants auparavant
je n’avais jamais entendu
parler d’elle. En fait, c’est
un gros abruti dans son
bureau à demi-éclairé, si
entreprenant qu’il en est
décoiffé, avec de grosses
souris en caoutchouc
dans le couloir.

Sincèrement,
Ron Padgett

(Ron Padgett)

 

Recueil: Le Grand Quelque Chose
Traduction: Olivier Brossard
Editions: Joca Seria

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LE MASQUE DU MECHANT (Bertolt Brecht)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2018



LE MASQUE DU MECHANT

Au mur de mon bureau,un masque japonais
Sculpté sur bois et laqué d’or : effigie d’un méchant démon.
Je regarde plein de pitié
Les veines gonflées de son front : elles révèlent
Combien c’est dur d’être méchant.

(Bertolt Brecht)

Illustration

 

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JE PARS EN QUITTANT CETTE CHAMBRE (Hiroshi Sekine)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2018



 

JE PARS EN QUITTANT CETTE CHAMBRE
KONO HEYA O DETEYUKU

Je pars en quittant cette chambre
Cette chambre où se trouve la mesure de mon temps

J’ai emporté les livres
J’ai emporté le bureau
J’ai emporté les vêtements
Les autres affaires le bric-à-brac je les ai emportés
J’ai emporté également l’amour

Je pars en laissant
La chaufferette à couette kotatsu
Le brasier hibachi
Devenus désuets
Que je sois triste c’est évident
Pas à cause d’eux
Parce que si je commandais même un camion poids lourd
Il y a des souvenirs qui ne se transportent pas
Et j’en laisserai beaucoup en m’en allant

Dans la chambre maintenant déserte
Je pose tous les souvenirs et m’en vais
Mais je viendrai de nouveau
Les reprendre sans faute
Monsieur le propriétaire

(Hiroshi Sekine)

Illustration: Edward Hopper

 

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Pourquoi est-ce qu’un corbeau ressemble à un bureau ? (Lewis Carroll)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2018



Illustration
    
Le Chapelier … se contenta de demander :
Pourquoi est-ce qu’un corbeau ressemble à un bureau ?
Veux-tu dire que tu penses pouvoir trouver la réponse ? demanda le Lièvre de Mars.

— Exactement.

— En ce cas, tu devrais dire ce que tu penses.

— Mais c’est ce que je fais », répondit Alice vivement.
« Du moins… du moins… je pense ce que je dis…
et c’est la même chose, n’est-ce pas ?

— Mais pas du tout ! s’exclama le Chapelier.
C’est comme si tu disais :  » Je vois ce que je mange « ,
c’est la même chose que :  » Je mange ce que je vois !  »

— C’est comme si tu disais, reprit le Lièvre de Mars, que :
 » J’aime ce que j’ai « , c’est la même chose que :  » J’ai ce que j’aime !

(Lewis Carroll)

 

Recueil: Alice au Pays des Merveilles / De l’autre côté du Miroir
Traduction:
Editions: Folio

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