Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘câble’

L’oiseau glisse sur un cable aérien (Yang Lian)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

l’oiseau glisse sur un cable aérien
soudain s’élève
comme on grimpe une falaise abrupte

un mot lit tout l’azur
équilibre le vent
s’efface à la moindre négligence

(Yang Lian)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Que c’est touchant! (Kamakura Udaijin)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2018



En ce monde,
Puisse-t-il en être toujours ainsi!
Que c’est touchant! Avec un câble de halage,
Le petit bateau que les pêcheuses
Font avancer en ramant le long du bord!

(Kamakura Udaijin)


Illustration: Hokusaï

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , , | 2 Comments »

La Corde (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2017



La Corde

Pourquoi renouer l’amourette ?
C’est-y bien la peine d’aimer ?
Le câble est cassé, fillette.
C’est-y toi qu’as trop tiré ?

C’est-y moi ? C’est-y un autre ?
C’est-y l’bon Dieu des chrétiens ?
Il est cassé ; c’est la faute à personne,
on le sait bien.

L’amour, ça passe dans tant d’cœurs,
c’est une corde à tant d’vaisseaux,
et ça passe dans tant d’anneaux,
à qui la faute si ça s’use ?

Y a trop d’amoureux sur terre,
à tirer sur l’même péché.
C’est-y la faute à l’amour
si sa corde est si usée ?

Pourquoi renouer l’amourette ?
C’est-y bien la peine d’aimer ?
Le câble est cassé, fillette,
et c’est toi qu’as trop tiré.

(Paul Fort)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le cours de la vie (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2015



Le cours de la vie

Dans douze châteaux acquis
pour douze bouchées de pain
douze hommes sanglotent de haine
dans douze salles de bains
Ils ont reçu le mauvais câble
la mauvaise nouvelle du mauvais pays
là-bas un indigène
debout dans sa rizière
a jeté vers le ciel
d’un geste dérisoire
une poignée de riz.

(Jacques Prévert)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

ODE A L’ODALISQUE (Ernest Delève)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2015



 

Adrien Henri Tanoux (3) [1280x768]

ODE A L’ODALISQUE

L’intimité est graduée à traits de feu par la persienne
Ta nudité flotte vers moi sur l’or de ce radeau
C’est chez nous que le soleil a tendu son réseau
On attendait ces cables d’or pour que l’ancienne
Mine mît à jour mille et une nuits à l’heure
Nous admirons le tracé de ce plan de bonheur

Doigts d’ombre faites chanter ces cordes de lumière
Des versets de soleil enluminent la chambre
Et tout ce que n’a su exprimer le poème
Devient sur toi beauté plus claire

La persienne a filtré le paysage immense
Et même la poussière est devenue or pur
Nous sommes décidés à garder ce trésor

Pour toute notre vie
Nous avons fait provision d’or
Pour éblouir très vite
Les mirages d’horreur
Se dressant à l’improviste
Devant l’homme distrait

On a beau dire quel beau corps d’ambre
Les lèvres sont là et les bouts des seins
Pour tout rendre tendre

Et les yeux pleins de colorants d’humeur créatrice
Où sont en suspens comme paillettes
Des pigments qui savent raviver
La tache blême attaquant le monde
Des yeux pour tenir la beauté
Résolument devant soi sans faiblesse

Vase de la canéphore blessée à mort
Ou verre de cristal dans la main du mourant
Nous n’avons jamais eu qu’un bonheur sans défense

La triste nature morte
La vie du solitaire
Qui tient dans un seul verre
Et tout l’amer à boire
Se brise en mille éclats
Et danse autour de nous
Yeux follets feux bijoux

Les multiples pans de pénombre
Sont assemblés par ces soudures d’or
Par ces épingles d’or est retenue
Cette atmosphère de soie sombre

De l’obscur au clair ton éclat est au point
Des feux noirs des feux d’or dans tes yeux c’est la fête
Du jour qui danse avec la nuit
Les rayons de soleil sortant des mains des ombres
Les barreaux d’or du jour sciés distraitement
Dans tes trésors vont s’embellir
Quand la conscience s’accroît
S’accroît d’autant l’inconscient
C’est la sagesse de ta beauté
C’est la beauté de ta sagesse
C’est la promesse de tes yeux
La révélation de ton corps
C’est ton silence et tes aveux
C’est le bonheur toujours double
C’est l’amour toujours amoureux
De ce qu’il sait et qu’il ignore
De ce qu’il a et qu’il implore
Plus de lumière et d’ombre encore
C’est la sagesse avide de l’amour

(Ernest Delève)

Illustration: Adrien Henri Tanoux

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :