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Poésie

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Un jour je trouverai une parole (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2018



    

Un jour je trouverai une parole
capable de pénétrer en ton ventre et le féconder
de camper en ton sein
comme une main ouverte et fermée dans le même temps.

***

Algún día encontraré una palabra
que penetre en tu vientre y lo fecunde,
que se pare en tu seno
como una mano abierta y cerrada al mismo tiempo.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Poésie verticale 1
Traduction:
Editions:

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Chair de l’air (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2018



Illustration
    
Chair de l’air

D’un coeur crépusculaire
Campé d’ombre d’amour

Où nous eûmes joie de peu
Dans la demeure mûre

D’un coeur crépusculaire…

Mais vois, dehors allume
Dans le haut soir de l’air
L’immense corps où nous nous connaîtrons

D’un même coeur de chair

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Retouche au solitaire (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2017




    
retouche au solitaire

Il campe au milieu de ses fous
dans son âme en feu
que des grêles éteignent de temps à autre.

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: Les dessous du ciel
Editions: Gallimard

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Lorsque nous partirons (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 14 octobre 2016



lorsque nous partirons
pour la contrée lointaine
où campent nos aïeux

nous aurons de quoi rire
de nos jeunes terreurs
sans faiblir nous aurons
parcouru la prairie

et nous regarderons
l’horizon se mirer
dans les sources du vent

(Jean-Claude Pirotte)


Illustration: Anne-François-Louis Janmot

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Dans une des régions les plus raréfiées de l’esprit (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2015



Dans une des régions
les plus raréfiées de l’esprit
où je campais au pied de la lettre
à une altitude de nul pied
plane un petit nombre
d’idées très particulières
qu’il eût été dommage de ne pas saisir
au vol de mes distractions
… Je faillis ne pas les apercevoir
tant elles étaient creuses au milieu
d’oublis et de vertiges sans nom

(Ghérasim Luca)

Découvert ici: https://purrien.wordpress.com/

Illustration

 

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Tout le dedans est à exclure, de l’ordre du dehors (Charles Dobzynski)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2015


magritte

– Si tu passes la main hors lisière
tu risques de la perdre,
agrippée par les ébauches
des gestes inassouvis.

– Si tu glisses tes yeux hors lisière
tu risques qu’ils soient piégés
par une nuit cadenassée
la nuit de tout cela
que tu n’auras pas vu
ni voulu voir.

– Faut-il s’enliser in situ
pour habiter du vivant?

– Tu pourrais camper
dans les andains de la géographie,
t’extirper des plaies
par la grille des déchiffrements.

– Mais que sont tes mots,
sinon confusion
ou contusions de la langue?

– Tout le dedans est à exclure,
de l’ordre du dehors
pour rendre le temps réversible.

– Tu es raturé par ce que tu n’es pas
qui veut corriger ce que tu crois être.

– Parfois à l’aube, tu te couvres
du givre,
de ce qui reste informulable.

(Charles Dobzynski)

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Je campe dans tes chevelures (Hubert Juin)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2015



 

Alexander Sigov  (17) [1280x768]

Je campe dans tes chevelures
Le chant se plie à tes pieds et prie
Le bec de tes seins m’ouvre
Voici des fontaines des renards pris aux cris
Alors tu danses Tatouée Cristal nu
Je n’irai jamais plus avant que ta nuit
Pour moi tu inventes les siècles les batailles les épopées les légendes
Tu fais l’Histoire obscène
Tu chevauches l’envers des mots

Je te veux lente peureuse un peu lourde d’ornements ôtés
Je t’ai logée dans le creux des arbres où rien ne vient
que l’air craintif le péché et la salsepareille

(Hubert Juin)

Illustration: Alexander Sigov

 

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Si un jour tes faims n’ont plus de mots (Bernard Montini)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2015



Si un jour

tes faims n’ont plus de mots
campe dans la stupeur
de l’éclair

(Bernard Montini)

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