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Qu’appelons-nous espace ? (Jean Paulhan)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2019




    
Qu’appelons-nous espace ?

… c’est ce qui nous entoure et à travers quoi nous pouvons avancer et reculer,
aller à droite et à gauche, un milieu parfaitement réel (sinon épais) où sont situés les corps,
bref une chose que nous révèlent nos yeux, nos, mains et nos mouvements.

… c’est aussi cette odeur épaisse de canard mouillé
que dégage la terre sous l’averse ; de lilas et de terre labourée,
les cheveux de femme.

(Jean Paulhan)

 

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POUR PAUL (Lorine Niedecker)

Posted by arbrealettres sur 27 décembre 2018



 

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POUR PAUL

Paul
six ans déjà
ce livre que j’aimais sur les oiseaux
je te le donne.
J’ai pensé que Paul peut-être,
aujourd’hui plus grand que les typhas
autour de la Mare aux Canards
entre la rivière et le Détroit
garderait ce livre intact
y reviendrait chaque été

Paul peut-être

(Lorine Niedecker)

Illustration

 

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La mouette (Arthur Haulot)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2018



La mouette

La mouette, la mouette
n’est pas une pomme blette
ce n’est pas un canard blanc
qui aurait pris trop d’élan
C’est une fille volage
qui a le vent dans son corsage.

(Arthur Haulot)

Illustration

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Le baiser du soir (Leopoldo Maria Panero)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2018



Illustration
    
Le baiser du soir

Père, je m’en vais :
je vais jouer dans la mort,
père, je m’en vais.
Dis adieu à ma mère,
éteins la lumière de ma chambre :
père, je m’en vais.

Dis à l’enfant qui rit là-bas,
je ne sais de quoi, peut-être de la vie,
mon nom, rien que mon nom
range bien mes jouets
l’ours avec l’ours, et range le chien
près de l’oiseau, quant au canard
laisse-le seul, le canard :
père, je m’en vais : je vais jouer avec la mort.
Il y avait une flamme, oui dans mes yeux,
d’avoir tant de nuits veillé,
et que personne n’avait su fermer
sinon moi ; pardonne-moi, père, s’il n’y avait
personne, à part moi : je m’en vais,
je m’en vais seul jouer avec la mort.

Père, je suis mort, déjà, et quelle obscurité
tout cela :
pas de lune, pas de soleil, pas de terre ici,
père, je suis mort.
Nous sommes les morts comme des malades
et le cimetière est l’hôpital
on y joue au docteur
drap blanc et bistouri
et des tombes comme autant de lits
pour rƒver : ils sont si blancs ces os
père si blancs : comme rêver.

Les autres disent, les plus morts d’entre nous,
ceux qui passent un temps fou
à se venger ici de Dieu,
que le Diable viendra, le bon Diable,
qu’il viendra le Diable avec plus de fleurs
que personne n’en peut porter.
Père, je suis mort, je ne suis pas seul
père, je suis mort, j’ai des amis
avec qui jouer.

Mère, ces baisers que tu reviens
me donner dans la tombe
me réveillent, me donnent froid
j’ai été vivant, je l’ai su
maintenant
laisse-moi oublier.

Père, je suis mort, et la tombe
est un berceau bien meilleur
père, il n’y a personne, je suis seul
père, si un jour à nouveau
je retourne parmi vous, père si à nouveau je vis
j’ignore de quoi je pourrais rêver.

(Leopoldo Maria Panero)

 

Recueil: Bonne nouvelle du désastre et autres poèmes
Traduction: Victor Martinezet Cédric Démangeot
Editions: Fissile

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QUATRE CANARDS (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2018



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QUATRE CANARDS

Quatre canards fort affairés
s’en allaient à la file indienne
le bec au vent, l’oeil affamé
sur le lac du bois de Vincennes.

Le premier vit un poisson vert
mais l’ayant couvert de son ombre
le second n’aperçut qu’un ver
qu’il négligea dans la pénombre.

Le troisième n’eut qu’un pli d’eau
jugez ce qu’eut le quatrième !
Autant voguer sur un ruisseau
avec la cane que l’on aime.

(Pierre Béarn)

 

 

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La ferme (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



La ferme

Le tas de fumier fume dans la cour
Et le purin coule sur les pierres
Jusque sur la route
Les canards s’ébattent dans la mare
Pensive la vache rumine dans l’étable
Le porc me salue d’un grognement
Pendant que le coq parade
Comme un pacha au milieu de son harem

La fille de la fermière passe
Portant des œufs frais dans son tablier
Elle me sourit avec un air coquin.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Alfred Roll

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LE MAGICIEN (Richard Seff)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2018



 

LE MAGICIEN

Refrain
Approchez messieurs dames
Entrez sous le grand chapiteau
Venez voir le spectacle
Découvrez un monde nouveau

Vous pourrez voir la voie lactée
Tomber doucement à vos pieds
Et tous les soleils de l’Afrique
Sortir d’une boîte magique
Avec les revers de ma cape
Je ferai apparaître un lac
Puis avec deux ou trois foulards
Voici des cygnes et des canards
(Refrain)

A l’intérieur de ce grand cirque
D’un coup de baguette magique
Je change l’hiver en printemps
Je fais la pluie et le beau temps
Plus de mille colombes blanches
S’envolent soudain de mes manches
Vous verrez la poule aux oeufs d’or
Et bien d’autres choses encore
(Refrain)

Entrez sous le grand chapiteau
Vous pourrez voir dans mon chapeau
Pousser un baobab géant
En trois secondes seulement
Enfin le plus extraordinaire
Ça personne ne sait le faire
J’invente une couleur nouvelle
Et je l’ajoute à l’arc-en-ciel
(Refrain)

Approchez messieurs dames
Approchez messieurs dames.

(Richard Seff)

Illustration: Paul Signac

 

 

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Pluie de printemps (Issa)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2018



Pluie de printemps
des canards qu’on n’a pas mangés
les nasillements

(Issa)

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NUAGES (Guy Goffette)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2018




    
NUAGES

Dits, dédits, amours, méprises,
et jour et nuit, l’un dans l’autre,
le blanc valant le noir et tous

fil blanc perdu dans les bois,
fleuve plein de gestes et d’appels,
mare aux canards miteux — tous

s’en vont finir dans le pur océan
et nul n’y revendique : moi, moi,
moi, comme ici, nul

qui cherche à bâtir pour lui seul
une barque pérenne, un nom
contre le temps et gravé

dans la pierre, nul
car le ciel est à eux, qu’ils dénouent
et font bouger, les nuages.

(Guy Goffette)

 

Recueil: Éloge pour une cuisine de province
Traduction:
Editions: Gallimard

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Les canards dans le ciel (Pierre Garnier)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2018




    
les canards dans le ciel
successifs simultanés.

(Pierre Garnier)

 

Recueil: Ornithopoésie
Traduction:
Editions: Des Vanneaux

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