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Poésie

Posts Tagged ‘capter’

Le poète voudrait capter (Gérard Bocholer)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2021



    

Le poète voudrait capter
ce que connaît bien le veilleur :

l’imminence de la venue,
ce qui précède le premier rayon de l’aube,
le premier souffle qui s’insinue.

(Gérard Bocholer)

 

Recueil: Le poème Exercice spirituel
Traduction:
Editions: Ad Solem

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Chaque poème que j’écris (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2021




    
Chaque poème que j’écris
existe depuis toujours

Voyageant avec la lumière
je le capte

Le faisant vibrer
avec les herbes du champ

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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CUMULUS (Michel Leiris)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2021



CUMULUS

Voguant au plus bleu de ma tête
les beaux flocons
que je m’attache à capter
mais qui, bulles de mots,
se volatilisent
à l’instant où je crois les avoir fixés.

(Michel Leiris)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

 

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Regard (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2020



un regard
toujours plus
avide

le corps
entier
devient
oeil

sphère
captant
les sphères

happé

embrasé

consumant
centre
cercle

n’étant
qu’espace

les yeux
brûlés
par la vision

(Charles Juliet)

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Une étoile ralentit (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2020




    
Une étoile ralentit, dénudée jusqu’au jour.
Appel capté tout au fond, le feu ne laisse pas de trêve.
Mieux vaut une vie sans parole qu’une parole sans vie.
Il faudra bien ouvrir la permanence du souffle.

(Zéno Bianu)

 

Recueil: Infiniment proche et Le désespoir n’existe pas
Traduction:
Editions: Gallimard

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HARPE (Ivan Hristov)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2020



Illustration: Alexander Baytoshev  
    
HARPE

Ton corps est une harpe
cordes le long d’une enceinte
caisse de résonance
captée avec les doigts
nuque
surfaces
tranchants
en forme de triangle
un arc pour la chasse
troubadours
trouvères
ménestrels
Monteverdi
Glück
Berlioz
caractéristique glissando
pour arrêter l’écho
je pose doucement une
ou mes deux mains
sur les cordes.

***

HARFA

Tvoje telo je harfa
Žice duž zvučne ploče
Rezonantna kutija
Pokreće se prstima
Vrat
Povisilica
Snizilica
Obliku trijangla
Gudalo
Trubadura
Truvera
Mnesanga
Monteverdija
Gluka
Berlioza
Karakterističan glisando
Koji zaustavlja
Rezonancu
Lagano stavljam jednu
A ona drugu ruku
Preko žica

***

HARFE

Dein Körper ist eine Harfe
Saiten entlang des Klangbodens
ein erklingender Rahmen
mit den Fingern gezupft
Hals
Fläche
Schärfe
in der Form eines Dreiecks
ein Jagdbogen
Troubadours
Trouvères
Minnesänger
Monteverdi
Gluck
Berlioz
charakteristische Glissandi
um die Resonanz zu stoppen
lege ich sanft eine
oder beide Hände
auf die Saiten

***

HARP

Jouw lichaam is een harp
snaren langs een klankbord
een resonatordoos
geplukt met vingers
hals
vlakten
scherptes
in de vorm van een driehoek
een jachtboog
troubadours
trouvères
Minnesänger
Monteverdi
Gluck
Berlioz
karakteristiek glissando
om de weergalm te stoppen
leg ik zachtjes een
of mijn beide handen
op de snaren

***

HARP

Your body is a harp
strings along a sound-board
a resonator box
plucked with fingers
neck
flats
sharps
in the shape of a triangle
a hunting bow
troubadours
trouvères
Minnesänger
Monteverdi
Gluck
Berlioz
characteristic glissando
to stop the resonance
I lightly place one
or both of my hands
on the strings

***

HARPA

O teu corpo é uma harpa
cordas ao longo de uma placa de som
uma caixa de ressonância
arrancada com dedos
pescoço
planos
agudos
na forma de um triângulo
um arco de caça
trovadores
trouvères
Minnesänger
Monteverdi
Gluck
Berlioz
caracteristicamente deslizando
para pôr fim à ressonância
coloco ao de leve uma
ou as minhas duas mãos
nas cordas

***

ARPA

Tu cuerpo es un arpa
de cuerdas unidas en una pantalla de sonido
una caja de resonancia
extraída con los dedos
cuello
suelo
objetos punzantes
en forma de triángulo
un arco de caza
trovadores
trouvères
Minnesänger
Monteverdi
Gluck
Berlioz
glissando característico
para detener la resonancia
pongo levemente una
o las dos manos
en las cuerdas.

(Ivan Hristov)

 

Recueil: ITHACA 578
Traduction: Français Angela Rodel – Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Bulgare / Allemand Angela Rodel Wolfgang Klinck / Néerlandais / Anglais Angela Rodel / Portugais Maria do Sameiro Barroso / Espagnol Rafael Carcelén /
Editions: POINT

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Sous le nénuphar de la mare (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2020



Sous le nénuphar de la mare
Au fond de la cour
Près du tas de fumier
Je capte l’extase du crapaud
Dans la vase du soir.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration

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Cumulus (Michel Leiris)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2020




Cumulus

Voguant au plus bleu de ma tête
les beaux flocons
que je m’attache à capter
mais qui, bulles de mots,
se volatilisent
à l’instant où je crois les avoir fixés.

(Michel Leiris)


Illustration

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REGENERATION (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2020



 

Nicholas Roerich  0

REGENERATION

Je dois être seul, seul, seul,
Refondre chaque corps opaque dans la transparence
Et les sons ne seront
A mes yeux peut-être que des étoiles hivernales.

Je dois être seul, seul, seul,
Pour oublier la pensée, la parole
Et ne plus ressentir en moi que le seul faste
De l’univers muet : la Croissance.

Je dois être seul, seul, seul,
Ce qui était caché, il me faut le trouver,
Non par la pensée — par le silence,
Comme avec la prière dans la quête du sacré.

Je dois être seul, seul, seul,
Me connaître en l’éternité et l’éternité en moi-même,
Déployer dans l’infini mes ailes transparentes,
Capter en moi la paix de l’au-delà.

(Srecko Kosovel)

Illustration: Nicholas Roerich

 

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Berceuse (Remy de Gourmont)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2019



Berceuse

Viens vers moi quand tu chantes, amie, j’ai des secrets
Que tu liras toi-même au reflet de mes yeux.
Viens, entoure mon cou dans tes bras, viens tout près
Et ton cœur entendra des mots silencieux.

Viens vers moi quand tu rêves, amie, j’ai des paroles
Dont le murmure seul est comme une douceur.
Elles imposent l’oubli, le doute, elles désolent,
Et pourtant leur musique enchante la douleur.

Viens vers moi quand tu ris, amie, j’ai des regards
Très longs qui vont porter la peur au fond de l’âme.
Viens, ils transperceront ton cœur de part en part
Et tu sentiras naître en toi une autre femme.

Viens vers moi quand tu pleures, amie, j’ai des caresses
Qui captent les sanglots amers au bord des lèvres
Et feront de ton amertume une allégresse :
Amie, viens boire une âme nouvelle sur mes lèvres.

(Remy de Gourmont)

Illustration

 

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