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Poésie

Posts Tagged ‘capturer’

Le tour du monde (Robert Mallet)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2018



Le tour du monde au-dessus des nuages
vaut-il un seul pas
que cerne, obscurcit, capture un ciel bas ?

ô trop facile clarté des voyages
dans le bleu sans fond

(Robert Mallet)

 

 

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Le chant (Charles Le Quintrec)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2018



Le chant

Le chant monte à la mer
avec les souvenirs

Nous avons eu de beaux jours et du ciel bleu
Nous avons dansé sur les dunes
et joué sous les vagues à capturer des hippocampes

Notre jeunesse a grandi
nous sommes devenus grands
nous sommes devenus jeunes

Nous avons revêtu la jeunesse des astres.

Le chant monte à la mer
à l’heure du jusant.
Le monde veut jouer comme l’enfant des foires
Le monde fait de l’or en frottant ses cailloux
Le monde n’est pas mort
Ses rêves sont debout.

Le chant monte à la mer
qui le sème à tous vents
Le monde est plus heureux
depuis qu’il n’est plus temps.

(Charles Le Quintrec)

Illustration: BAEL DAINA

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Le lézard blanc (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018




    
Le lézard blanc vit quelque part
parmi vides et solitudes
et l’on sent le froid vertige
de sa peau qui capture
nos regards, nos terreurs.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Lieux épars
Traduction:
Editions: De la Différence

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Les larmes (Jacqueline Kelen)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Les plus douces émotions, comme les plus violentes
jaillissent par les yeux
et les larmes se fraient,
entre silence et musique,
un chemin inédit où tout peut se dire,
où tout demeure secret.

Elles coulent, les larmes, elles s’effacent aussi,
rappelant que le plus précieux de l’être ne peut être capturé
et que la douleur et le bonheur sont fugaces :

reste ce flot de vie ou d’oubli,
reste cette source claire.

Pleurer, c’est reconnaître et aimer en soi
cette source mystérieuse et intarissable.

L’amour ne sèche pas les larmes, il les invite,
il les rend éclatantes.

Il n’apaise pas,
il exalte.

(Jacqueline Kelen)

 

Recueil: Les Larmes
Traduction:
Editions: Alternatives

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Des narcisses sauvages (Mikio Matsumoto)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2017



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Des narcisses sauvages
capturant
des petits points lumineux de la mer

(Mikio Matsumoto)

Illustration

 

 

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LES DIMENSIONS DU JOUR (IX) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2017




    
LES DIMENSIONS DU JOUR (IX)

Du soleil il ne demeure que quelques étoiles
qui tournent lentement avec le ciel
et le jour pour lequel l’univers n’était pas assez grand
se laisse capturer dans les lampes.

De toi je ne discerne plus qu’une épaule
comme un couchant au bord du drap,
qu’une tempe où, telle une source,
le sang fait remuer ses herbes les plus hautes.

Mais tes yeux fermés sont les bourgeons
d’où va surgir demain toute la forêt
et la voix que tu gardes, posée sur tes lèvres,
donnera, en me nommant, un nom au silence.

La nuit continue à marcher de son pas de géant
sur chaque semence de la terre,
sur ta gorge vissée à fond dans mes mains,
sur le rêve où nous allons nous rencontrer.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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En quel singulier espace doit-on se séparer de soi-même? (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2016



Apprentis distants
du plus proche,
connaisseurs de la rose
qui ne peuvent la respirer,
vivants d’une vie
qui se consume en se vivant,
lanceurs d’un filet
qui se retourne et les capture,
voyageurs d’une distance qui n’existe pas.

Pourquoi commencer
si tout débute
où ils finissent ?
Pourquoi ouvrir la porte
ou pourquoi la fermer
s’il y a toujours à sa place quelque chose d’immobile,
une icône impénétrable
qui ne change pas dans l’ouvert et le fermé?

Est-il aussi des roues dont le destin est de ne pas tourner,
de l’eau dont le sens n’est pas de mouiller,
des vents dont l’objet n’est pas de souffler,
du feu dont la fonction n’est pas de brûler?

Si le plus haut consiste
à n’être pas ce qu’on est,
en quel singulier espace
doit-on se séparer de soi-même?

(Roberto Juarroz)


Illustration: Île Nancy

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Passez passez passez ha passants (Alex Abouladzé)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2016



 

Carlo Carra sortie du théâtre 5 [1280x768]

Passez passez passez ha passants

Passez passez passez ha passants de la nuit
passeurs vers l’autre rive où commence la mer

tous vos pas dans mon sang
tous vos pas font un bruit d’écluse qui se rompt
de marée de matière
d’écluse qui se rompt de marée de matière

passez comme vous passiez sans un mot sous la pluie
pour découvrir le feu capturer la lumière

C’est pour vous que je dis

Passants arrêtés tout au bout de la pluie
brûlant vos yeux ouverts aux plus froides lueurs

Vos visions dans mes yeux
vos visions prennent vie et battements d’enclume
jusqu’à la douleur
et battement d’enclume jusqu’à la douleur

arrêtez-vous encore regardez par ici
pour éclairer ce jour de la nuit des veilleurs

C’est pour vous que je dis

Passants passants tombés pour avoir tant dit
que la mémoire est morte avant le mot d’amour

vos silences dans ma voix
vos silences sont écrits sont signés de ces mots

ces mots pour revêtir la mort de la lumière.

(Alex Abouladzé)

Illustration: Carlo Carra

 

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L’abîme insondable (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2016



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L’abîme insondable

J’attends avec anxiété
que des jambes inconnues
ouvertes à l’infini
me capturent et me dévorent
Mais je ne pourrai jamais les combler
et je boirai en silence
les cascades qui jaillissent de leur centre
drapé dans des entrelacs de chair
qui jamais ne me donneront de réponse.

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Mtysz

 

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Capturer l’orage (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2016




Capturer l’orage
Mais qu’est cela, qu’est-ce
Que cette lourde plume dans la main
Un peu saignante un peu
Ebréchée, l’oiseau
Violet et noir, cime rayante
Dont les secousses trouent
Le papier les nuages.

(Jean Tortel)

 

 

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