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Poésie

Posts Tagged ‘caressée’

PEU IMPORTE (Hélène Laugier)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2018




Peu importe
où elle est sise
cette île imprécise,
elle me berce au creux douillet
de mon rêve parfait,
ses musiques exotiques
« steel band » ou romantiques
sont transmises
par une brise invisible,
l’âme en est toute imprégnée,
caressée par les vents alizés.

Peu importe
où elle est sise
cette île exquise,
nul ne peut la voir
mon île imaginaire ;
elle m’habite toute entière
et je m’y réfugie
à coeur perdu ;
elle est ma tour d’ivoire,
mon espoir ;
le voyage en effet
n’est qu’un joli mirage,
je me repais de si belles images,
d’un paysage
que je dessine à ma guise
sur une palette exquise.

Je choisis mes couleurs
au gré de mon humeur,
alors peu importe
où elle sise
cette terre promise
sise où je veux,
quand je veux,
l’on y est si heureux…

(Hélène Laugier)

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Lumière caressée (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2018



 

Lumière caressée
blessure qui murmure
mur de pierre blanche
traversé par la broderie du secret
dans l’espace vide de ton corps
habitent mes paroles
ils sont si légers
les trésors de l’exil

(Luis Mizón)

Illustration: Alberto Pancorbo

 

 

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Ainsi (Radovan Ivsic)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2017



ainsi
elle partit
par les forêts
lisse
sur les feuilles
et caressée ailleurs
avec les rêves
qu’elle aime
au bord de la nuit
des pierres dans la main
qui lui sont
des étonnements

des branches
surgirent faciles
et grandirent sur le sable
et soudain
le vent passa
par les doigts
et toutes les roches
hulaient
et vert
lorsqu’elle
le regarda
un peu

(Radovan Ivsic)


Illustration

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Sables mouvants (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



Sables mouvants

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.

(Jacques Prévert)

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L’empreinte (Jeanne Marvig)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2017



L’empreinte

Albi, ce matin-là, semblait s’épanouir
Comme une grande fleur dans le matin éclose
Et sur ses toits chaque rayon faisait fleurir
Des pétales de rose

La cathédrale était, dans le jour grandissant,
Un vaisseau de rubis aux hublots de lumière
et le vieux pont roulait des flots d’or et de sang
sous ses arches de pierre

 » Viens, m’as-tu dit, courons pour surprendre l’éveil
Aux pleins-cintres des arcs, aux flammes des ogives,
Des légendes d’antan, dans les bras du sommeil
et de l’ombre captive

L’aurore accrochera des feux aux modillons,
Zigzaguera dans les panneaux de colombages,
Rira sur les rinceaux et, dans les médaillons,
Fleurira les visages !

A la clarté candide et jeune du matin,
Nous interrogerons tout bas les vieilles pierres
Et nous écarterons d’une pieuse main
Saxifrages et lierres.

Car la pierre où les doigts diligents des humains
Ont immobilisé l’élan de la pensée,
Dans la pérennité des lointains lendemains,
En reste caressée. »

Alors, dans Saint-Salvy, sous le cloître roman,
Sur les pavés disjoints de « l’escalier de verre »,
Nous avons écouté, comme un balbutiement,
Du passé la prière

Son immuable cœur semblait ressusciter
Dans le battement sourd d’une plainte éternelle,
Et renaître dans le matin et s’éployer
Plus palpitant qu’une aile.

(Jeanne Marvig)

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Finement granulée (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2016




Finement granulée l’aréole
de chacun de ces seins participe des couleurs d’une rose ambrée
penchée sur un proche abîme.
Cette poitrine évoque caresses
tortures, de par ses pointes épuise la splendeur d’un corps entier
à visage oblong aux yeux verts
elle ne sera ni caressée
ni torturée, même approchée
le soleil éclaire d’abondance le buisson
de la figue ouverte, ceux plus pâles des aisselles.
Les fesses, duvet du sillon
reposent sur un sable éternel
infimes débris des coquilles de la mer.

(Jean Follain)

 

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