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Poésie

Posts Tagged ‘caresser’

Printemps (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2021



Printemps

Le soleil du printemps
Te couvre de lumière
Tu respires de nouveaux parfums
Dans le jardin ressuscité

Quand un soleil perdu
Cherche sa route
Sur des cailloux et le long des murs
Ou parmi des nuages roussis
D’un ciel incandescent
Je baise tes joues fraîches
Et caresse tes seins somptueux
Jaillis de ta robe simple
Sur la nudité de l’herbe
Ton corps exquis rôtit
Dans un bain de couleurs

Dans la mélancolie du soir
Tu essuies les traces de nos pas
Avant d’affronter la nuit
Dans ta robe de désir
Et je pose de longs baisers
Sur ton visage mouillé d’embruns

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Pierre-Auguste Renoir

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La Femme Peuplier (Jeanne Benameur)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2021



Illustration: Rémi Polack
    
La Femme Peuplier

Celle qui porte la joie
dans chaque frisson sur sa peau on l’appelle
La Femme Peuplier

Elle va
nue et souriante
les bras grands ouverts

Du Peuplier
elle a le frémissement à chaque souffle qui passe
Elle n’appelle rien mais tout va vers elle
Joyeuse elle s’offre à la caresse qui vient Sans retenue

Celui qui a la chance de la voir quand elle va ainsi nue et offerte
peut trouver la joie tout entière
dans chaque boucle de ses cheveux

Elle n’apparaît dans aucun rêve

Il faut
pour la voir
être celui qui chemine et que la chance aide

Certains passent à côté d’elle
et ne la voient pas

Son offrande est si vaste qu’elle est silencieuse

Ceux qui passent
la tête encombrée des bruits du monde
et du fracas des disputes vaines
n’ont aucune chance de poser la main sur son sein

Ils disent que la joie n’existe pas
que celui qui a été blessé un jour
garde sa blessure pour toujours.
Savent-ils que d’une caresse La
Femme Peuplier peut les rendre à
la joie du monde?

La Femme Peuplier s’est mise en route

Elle est cette femme qui marche dans les rues
et rien ne la distingue des autres femmes
Mais ceux qui l’approchent
sentent un souffle nouveau
les caresser
Ils repartent d’un pas plus léger
vers celles qui les attendent dans les maisons
celles qu’ils appellent leurs femmes
Ils sourient sans savoir pourquoi.

(Jeanne Benameur)

 

Recueil: De bronze et de souffle, nos coeurs
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Traquenard (Madeleine Riffaud)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2021



Madeleine Riffaud par Pablo Picasso
    
Traquenard

Peur des bottes
Peur des clefs
Peur des portes
Peur des pièges

Ils me firent marcher entre eux deux
Ce dimanche de plein soleil
Vers la grande prison
À l’entrée des enfers
À ma gauche est un policier.
À ma droite est un policier.
Dans chaque poche un revolver.
Et devant moi
Et devant moi
Oh! les hautes grilles de fer!

Peur des bottes
Peur des clefs
Peur des portes
Peur des pièges

Sitôt les verrous refermés
On entend les nôtres crier.
Et dehors c’est dimanche
Et dehors c’est l’été.
Dans une église, l’orgue chante.
Un pigeon tout blanc dans l’air bleu
En vol, a caressé ma joue.
Et derrière moi
Et derrière moi
Oh! les hautes grilles de fer!

Peur des bottes
Peur des clefs
Peur des portes
Peur des pièges

Si je suis prise, me disais-je,
Me restera-t-il seulement
Un coin de ciel tout bleu
À regarder souvent
Un coin de ciel comme une flaque
Au bois, telle la flaque de pluie
Où vont boire les bêtes blessées?
Mais la fenêtre ils l’ont murée.
La fenêtre aux barreaux de fer.

Peur des bottes
Peur des clefs
Peur des portes
Peur des pièges

(Madeleine Riffaud)

 

Recueil: Vive la liberté
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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UNE LUMIÈRE À L’HORIZON (Camiña Navia Velasco)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2021




    
Poem in French Spanish, Dutch, English, Italian, German, Portuguese, Sicilian, Romanian, Polish, Greek, Chinese, Arab, Hindi, Japanese, Farsi, Icelandic, Kurdish, Russian, Filipino, Hebrew, Tamil, Bangla, Irish, Serbian, Armenian, Macedonian, Indonesian, Malay, Catalan

Picture from Germain Droogenbroodt

Poem of the Week Ithaca 692 “A LIGHT IN THE DISTANCE”
Camiña Navia Velasco, Colombia

from: “Cuarentena Literaria”, Sial – Pigmalión, Madrid, 2020

– All translations are made in collaboration with Germain Droogenbroodt –

UNE LUMIÈRE À L’HORIZON

Très loin, à l’horizon
nous apercevons un vert plein d’espoir
une lumière qui apparaît
scintillante et lancinante
une braise stable et durable
qui ne s’éteint pas.
Un chant dans le lointain
garde l’horizon
promesse de jours prochains
promesse d’enlacement.
Les yeux s’agrandissent
et cherchent cette piste :
les mains se caressent
les corps s’éveillent
tout cela arrivera demain.

(Camiña Navia Velasco)

Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache

***

UNA LUZ EN DISTANCIA

Lejos, al horizonte
divisamos un verde de color esperanza
una luz que se asoma
titilante y agónica
una pavesa firme, persistente
que no desaparece.
Algún canto lejano
mantiene el horizonte
promesa de otros días
promesa de un abrazo.
Los ojos se agigantan
y buscan esta estela
las manos se acarician
los cuerpos se despiertan
todo será mañana.

CAMIÑA NAVIA VELASCO

***

EEN LICHT IN DE VERTE

Ver weg, aan de horizon
ontwaren we een hoopvol groen
een licht dat opduikt
flonkerend en kwellend
een bestendig, blijvend stuifas
dat niet verdwijnt.
Een of ander lied in de verte
bewaart de horizon
de belofte van andere dagen
de belofte van een omhelzing.
De ogen worden groter
en zoeken dat spoor:
de handen strelen elkaar
de lichamen ontwaken
morgen, zal het allemaal geschieden.

Vertaling Germain Droogenbroodt

***

A LIGHT IN THE DISTANCE

Far away, on the horizon,
we discover a green color
of light and hope that peeps out
flickering and agonizing,
a firm, persistent spark
that does not disappear.
Some distant song
holds the horizon,
a promise of other days
a promise of an embrace.
The eyes enlarge
and look for that trace,
hands caress each other,
bodies arouse—
all will be tomorrow.

Translation Germain Droogenbroodt – Stanley Barkan

***

UNA LUCE LONTANA

Lontano, all’orizzonte,
scopriamo un colore verde
di luce e speranza che spunta
tremolante in agonia,
una ferma, persistente scintilla
che non scompare.
Una qualche canzone lontana
attende all’orizzonte,
una promessa di nuovi giorni
una promessa di abbracci.
Si allargano gli occhi
per scrutare quella traccia,
le mani carezzano le une le altre,
i corpi eccitati—
Tutto sarà domani.

Germain Droogenbroodt – Stanley Barkan – Luca Benassi

***

EIN LICHT IN DER FERNE

Weit weg, am Horizont
erkennen wir ein hoffnungsvolles Grün
ein Licht das auftaucht
flackernd und fast verlöschend
eine feste, anhaltende Brise
die nicht verschwindet.
Ein Lied in der Ferne
trägt den Horizont
das Versprechen von kommenden Tagen
das Versprechen einer Umarmung.
Die Augen werden größer
und suchen nach jener Spur:
Hände die sich streicheln
[Hände streicheln sich]
Körper die erwachen
[Körper erwachen]
alles wird morgen geschehen.

Germain Droogenbroodt – Wolfgang Klinck

***

UMA LUZ LONGÍNQUA

Ao longe, no horizonte,
avistamos um verde cor de esperança,
uma luz que assoma,
uma agonia vibrante,
uma centelha que permanece firme
e não se desvanece.
Em algum recanto longínquo,
o horizonte guarda
a promessa de outros dias
a promessa de um abraço.
Os olhos dilatam-se
e procuram essa estrela,
as mãos acariciam-se,
os corpos despertam.
Tudo acontecerá amanhã.

Tradução portuguesa: Maria do Sameiro Barroso

***

NA LUCI A DISTANZA

suntanu, a l’orizzunti
scupremu un virdi di culuri
spiranza, na luci ca s’affaccia
trimulanti e agonizzanti,
na spisidda ferma, ncutta
ca non scumpari.
Un cantu luntanu
manteni l’orizzunti
prumissa di autri jorna,
prumissa d’un abbrazzu.
L’occhi si fannu granni
e cercanu dda traccia,
manu s’accarizzanu,
li corpi si svigghianu—
tuttu succedi dumani.

Traduzioni in Sicilianu di Gaetano Cipolla

***

LUMINĂ ÎN DEPARTĂRI

În depărtări, la orizont,
se distinge un verde de culoarea speranței,
lumină în răsărit,
licăr în agonie,
scânteie temerară, stăruitoare,
ce nu se poate stinge.
Un cântec de departe
susține orizontul,
făgăduind o altă zi,
promisa îmbrățișare.
Cu ochii larg deschiși
scrutează cerul după steaua aceasta
în dezmierdări de mâini,
trezind corpuri ce simt
că mâine va fi totul.

Traducere: Gabriela Căluțiu Sonnenberg

***

ŚWIATŁO W ODDALI

Daleko na horyzoncie
dostrzegamy zieleń nadziei i światło
które pojawia się
drżące i zanikające
stały, uporczywy ognik
który nie znika.
Jakaś daleka pieśń
podtrzymuje horyzont,
obietnicę innych dni,
obietnicę uścisku.
Oczy ogromnieją
wypatrując nieuchwytnego
dłonie czule pieszczą się
ciała rozbudzają —
to wszystko dopiero jutro.

Przekład na polski: Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka
Translation into Polish by Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka

***

ΜΑΚΡΙΝΟ ΦΩΣ

Στον απέραντο ορίζοντα
διακρίνεται ένα πράσινο φως
κι η ελπίδα που μας κοιτά,
τρεμουλιαστή και αγχωμένη,
μια άσβηστη, επίμονη σπίθα
που δεν χάνεται.
Μακρινό τραγούδι ακούγεται
στον ορίζοντα,
υπόσχεση άλλων ημερών
υπόσχεση μιας αγκαλιάς.
Τα μάτια εστιάζονται
σ’ αυτή τη σπίθα
χέρια πιάνουν το ένα τ’ άλλο
τα σώματα ξυπνούν
σ’ αυτό το μαγικό αύριο.

Μετάφραση Μανώλη Αλυγιζάκη
Translated by Manolis Aligizakis

***

远方的一种光亮

遥远的,地平线上,
我们发现一种绿色
的光亮和希望,它们露出
隐约闪烁和焦虑不安,
发现一种坚定、执着的火花
这火花不会消失。
某种遥远的歌
抱住地平线,
抱住另外日子的承诺
抱住一个拥抱的承诺。
这些眼睛睁大
并寻找那个迹象,
双手相互抚摩,
身体勃发——
一切将成未来。

原作:哥伦比亚 卡米尼亚·纳维亚·维拉斯科
英译:杰曼·卓根布鲁特—斯坦利·巴坎
Translation into Chinese by William Zhou

***

ضَوْءٌ فِي الأُفُقْ

بَعِيدًا ، فِي الأُفُقِ
نَكْتَشِفُ خَضْرَةً مَلِيئَةً بِالأمل
ضَوْءٌ يَبْدُو مُتَلَأْلِئا
وَهَجٌ ثَابِتُ وَمُسْتَمِرٌ
لَا يَنْطَفِئ.

بَعْضُ الأَغَانِي البَعِيدَةِ
تُحَافِظُ عَلَى الأُفُقَ ،
وَعْدً بَأَيامٍ أُخْرَى
وَعْدً بإِحْتِضَان

تَتَّسِعُ العُيُونُ لِتَبْحثَ عَنِ الأَثَر
اليَدَينِ تَلْمِسُ بَعْضُهَا البَعْضَ
الأَجْسَادُ تَسْتَيْقَظُ ـــــ
كُلُ هَذَا سَيَحْدُثُ غَدًا.

كارمينيا نافيا فيلاسكو، كولومبيا
ترجمة للعربية: عبد القادر كشيدة

Translation into Arab by Mesaoud Abdelkader

***

एक प्रकाश दूर में

दूर क्षितिज पर,
हम एक हरे रंग की खोज करते हैं
प्रकाश और आशा की जो झाँकती है
झिलमिलाहट और पीड़ादायक,
एक दृढ़, लगातार चिंगारी
जो मिटता नहीं।
कुछ दूर का गीत
क्षितिज रखता है,
अन्य दिनों का वादा
गले लगाने का वादा।
आंखें बड़ी हो जाती हैं
उस निशान की तलाश में,
हाथ एक दूसरे को सहलाते हैं,
शरीर जगाता है-
सब कल होगा।

कैमिना नविया वेलास्को, कोलम्बिया

Hindi translation by Jyotirmaya Thakur.

***

遠くの光

遠く地平線の上に
希望の緑の光を見つける
チカチカと点滅し、苦悶する
そのしっかりと続く火花は
なくならない
遠くに聞こえる歌は
地平線をとらえる
昔かわした抱擁の約束
目は見開かれ
その抱き合う手の跡をさがす
身体は目を覚まし
すべては明日のものに

カルミナ・ナヴィラ・ヴァラスコ(コロンビア)
Translation into Japanese by Manabu Kitawaki

***

نوری در دوردست

در دوردست‌ها، در افق
ما رنگ سبزی از نور
و امید را کشف می‌کنیم
که چشمک می‌زند و عذاب‌آور،
جرقه‌ای قوی و مداوم
که ناپدید نمی‌شود. چند آهنگ دور
افق را نگه می‌دارد،
نوید روزهای دیگر، نوید یک آغوش.
با چشمانی گشوده بدنبال یک اثر،
دست‌های همدیگر را نوازش می‌کنند،
بدنها تحریک می‌شوند—
همه فردا خواهند بود.
کامینا ناویا ویلاسکو، کلمبیا
ترجمه سپیده زمانی

Translation into Farsi by Sepideh Zamani

***

LJÓS Í FJARSKA

Langt í burtu, við sjónarrönd,
uppgötvum við grænan lit
á ljósi og von gægist fram
flöktandi og sársaukafull,
stöðugur, þrálátur neisti
sem hverfur ekki.
Svolítill fjarlægur söngur
heldur um sjóndeildarhringinn,
heitir nýjum dögum
heitir famlagi.
Augun stækka
og leita að þessu merki,
hendur strjúkast,
likamar vakna —
allt verður á morgun.
CAMIÑA NAVIA VELASCO, Kólumbíu

Þór Stefánsson þýddi samkvæmt enskri þýðingu Germains Droogenbroodt og Stanleys Barkan

***

СВЕТ ВДАЛИ

Вдали у самого горизонта
мы наблюдаем зеленый свет,
он вспыхивает,
сверкает, в агонии мечется,
этот твердый, упрямый пепел,
он не хочет исчезнуть.
Далекая песня
поддерживает горизонт,
намек на завтра,
намек на объятия.
Глаза распахнуты
и всматриваются в отблески:
руки ласкают друг друга
тела проснутся –
это будет завтра.

Карминия Навия Веласко, Колумбия

Перевод Гермайна Дрогенбродта
Перевод на русский язык Дарьи Мишуевой
Translation into Russian by Daria Mishueva

***

ISANG LIWANAG SA MAY DI-KALAYUAN

Malayo, sa abot ng tanaw,
natuklasan namin ang isang luntiang kulay
ng ilaw at pag-asa na sumilip
kumikislap at nagpapahirap,
isang matatag, paulit-ulit na sumisiklab
na hindi mawala-wala.
Isang matagal ng awitin
Tumatangan sa abot tanaw,
isang pangako ng nakalipas na ibang araw
isang pangako ng isang yakap.
Nanlaki ang mga mata
at hinanap yaong bakas
hinahaplos ng mga kamay ang bawat isa,
gumising ang mga katawan—
lahat ay para bukas.

Translated into Filipino by Eden Soriano Trinidad

***

אור במרחק

הַ רְ חֵ ק הַ רְ חֵ ק , עַ ל קַ ו הָ אֹפֶ ק ,
ָאנּו מְ גַלִּ ים צֶ בַ ע יָרֹק
שֶ ל אוֹר וְ תִּ קְ וָה שֶ נִּגְלָה
מְ הַ בְ הֵ ב ּומְ יַסֵ ר,
נִּיצוֹץ אֵ יתָ ן ּומַ תְ מִּ יד
שֶ אֵ ינוֹ נֶעֱלָם.
אֵ יזֶשֶ הּו פִּ זְמוֹן מְ רֻ חָ ק
אוֹחֵ ז בָ אֹ פֶ ק,
הַ בְ טָ חָ ה לְ יָמִּ ים אֲחֵ רִּ ים
הַ בְ טָ חָ ה לְ חִּ בּוק.
הָ עֵינַיִּם מִּ תְ רַ חֲבוֹת
ּומְ חַ פְ ׂשוֹת אֶ ת הַ סִּ ימָ ן לְ כְָך,
יָדַ יִּם מְ לַטְ פוֹת זוֹ אֶ ת זוֹ ,
ּגּופִּ ים מִּ תְ עוֹרְ רִּ ים –
כָל זֶה יִּהְ יֶה מָ חָ ר.

תרגום לאנגלית: ג’רמיין דרוגנברודט וסטנלי ברקן
תרגום מאנגלית לעברית: דורית ויסמן
הצילום של ג’רמיין דרוגנברודט
Translation into Hebrew by Dorit Weisman

***

துலைவில் ஒரு வெளிச்சம்

தொடுவானத் துலைவில்
பச்சைநிற வெளிச்சத்தைக் காண்கிறோம்
வெளிவரும் நம்பிக்கை
மினுமினுக்கிறது வேதனை அளிக்கிறது
மறையாத
கெட்டியான தொடரும் பொறி.!
துலைவில் கேட்கும் பாடல்
தொடுவானத்தைக் கவ்வுகிறது!
மற்றைய நாட்களின் வாக்குறுதி
தழுவும் வாக்குறுதி.
கண்கள் பெரிதாய் விரிகின்றன
அதனுடைய தடயத்தைத் தேடுகிறது
கைகள் தடவிக்கொள்கின்றன
உடல் எழுகிறது
அனைத்துமே நாளை!
ஆக்கம்

Translation into Tamil by DR. N V Subbaraman

***

দূরে কোথাও একটি আলো

দূরে কোথাও, দিগন্তের প্রান্তে,
আমরা খুঁজে পাই একটি সবুজ রং
আলো ও আশার সবুজ রং যে উঁকি দেয়
মিটিমিটি সাথে নিয়ে মানসিক যন্ত্রণা,
একটি দৃঢ়, অটল স্ফুলিঙ্গ
যা হয় না অদৃশ্য ।
দুরে কোথাও যে আছে একটি গান
যা ধরে রাখে দিগন্তকে,
অন্যদিন গলির একটি প্রতিশ্রুতি
আলিঙ্গনের একটি অঙ্গীকার ।
নয়নযুগল হয় প্রসারিত
আর খুঁজে বেড়ায় প্রতিজ্ঞা গুলির চিহ্ন,
হাতগুলি আদর করে একে অপরকে,

শরীরের হয় সঞ্জীবিত —
সব হবে আগামীকাল,

ক্যামিয়া নাভিয়া ভেলাসকো, কলম্বিয়া

Bangla Translation: – Tabassum Tahmina Shagufta Hussein

***

SOLAS I GCÉIN

I bhfad uainn, ar fhíor na spéire,
caochan solas
geal an dóchais,
ag teacht is ag imeacht,
splanc láidir buan
nach múchfar choíche.
Éiríonn ceol
ar imeall na spéire,
ag geallúint saol níos fearr
i ndán dúinn.
Osclaíonn na súile
chun a lorg a aimsiú,
muirníonn lámha lámha eile,
ag múscailt ár gcolainne —
lá nua an lá amárach.

Aistrithe go Gaeilge ag Rua Breathnach
Translation into Gaelic by Rua Breathnach

***

SVETLO U DALJINI

Daleko, na horizontu,
otkrili smo zelenu boju
svetla i nade kako vire
i bolno svetlucaju.
Čvrsta, uporna iskra
koja neće nestati.
Neka daleka pesma
podupire horizont,
obećanje boljih dana,
obećanje zagrljaja.
Oči se povećavaju
i traže njegove tragove,
ruke se miluju,
sve to će se desiti sutra.

Sa engleskog prevelar S. Piksiades
Translation into Serbian by S. Piksiades

***

СВЕТЛО ВО ДАЛЕЧИНАТА

Далеку, на хоризонтот,
откриваме зелена боја
од светлина и надеж што ѕирка
трепери и во агонија фрла
цврста, постојана искра
што не исчезнува.
Некоја далечна песна
го држи хоризонтот,
ветување за други денови,
ветување за прегратка.
Очите се зголемуваат
и ја бараат таа трага,
рацете се бакнуваат една со друга,
телата се будат —
сѐ ќе се појави утре.

Камина Навија Веласко, Колумбија

Превод од англиски на македонски: Даниела Андоновска-Трајковска
Translation from English into Macedonian: Daniela Andonovska-Trajkovska

***

CAHAYA DI KEJAUHAN

Jauh di cakrawala,
kami menemukan warna hijau
dari cahaya dan harapan yang muncul
berkedip dan membuat pilu,
percikan yang kuat dan teguh
yang tidak luruh.
Nyanyian dari kejauhan
cakrawala dalam genggaman
menjanjikan di hari yang akan datang
menjanjikan dekapan
Mata membesar
mencari jejak
tangan saling membelai
tubuh tergugah—
semua terjadi esok.

Translated into Indonesian by Lily Siti Multatuliana

***

CAHAYA DI KEJAUHAN

Jauh di sana, di horizon
kita temui warna hijau
cahaya dan harapan yang menjenguk
berkerdip dan menyeksa,
percikan mantap, berterusan
yang tidak menghilang.
Suatu lagu kejauhan
memegang horizon
janji akan hari-hari lain
janji suatu pelukan.
Mata membeliak
dan mencari jejak
tangan bercengkaman satu sama lain,
jasad-jasad bangkit
semua pada esok hari.

Translation into Malay by Dr Irwan Abu Bakan

***

LUNA LLUM A DISTÀNCIA

Lluny, a l’horitzó
albirem un verd de color esperança
una llum que treu el cap
titil.lant i agònica
una cendra ferma, persistent
que no desapareix.
Algun cant llunyà
manté l’horitzó
promesa d’altres dies
promesa d’una abraçada.
Els ulls s’ageganten
i busquen aquest deixant
les mans s’acaricien
els cossos es desperten
tot serà demà.

Traducció al català de: Natalia Fernández Díaz-Cabal
Translation into Catalan by Natalia Fernández Díaz-Cabal

 

Recueil: ITHACA 692
Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

FRIENDS ITHACA
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INVENTAIRE (Lionello Fiumi)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2021



 

Carl Vilhelm Holsoe Asleep

INVENTAIRE

Aux quatre coins de moi-même,
mélancoliquement je cherche
tout ce qui me manque à l’appel!

Où, mon fluide pas
qui feuilletait pour moi les horizons
ainsi que les pages d’un livre
d’images merveilleuses ?
Où, ma main qui serrait les jours
comme un jeu coloré de cartes
dont je pouvais tirer même la bonne ?
Quel miroir me rendra
la courbe exacte du sourire ?
Quelle plume saura traduire
les cadences de quels vers ?

Veuf de tout ce qui fut,
amputé de ce qui pouvait être
et désormais ne sera plus sur cette terre,
qu’attendre donc, qu’attendre
sinon, dans la roche creusée,
le bref horizon d’une bière ?

Pourtant — grâce très grande! — il reste
le coeur : il est plein de toi :
les yeux, les joues, les lèvres, les cheveux
et la voix grave et le sourire
et cette main qui me caresse
et te transfuse peu à peu
dans mes fibres les plus secrètes,
et ton pas qui est le mien.
Puisque tu es en moi,
puisque tu es moi.

(Lionello Fiumi)

Illustration: Carl Vilhelm Holsoe

 

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Quand rapidement elle passa près de moi (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2021




    
Quand rapidement elle passa près de moi, le bout de sa robe me frôla.
Comme d’une île inconnue vint de son coeur une soudaine et chaude brise de printemps.
Un souffle fugitif me caressa, et s’évanouit, tel s’envole au vent le pétale arraché à la fleur.
Il tomba sur mon coeur comme un soupir de son corps et un murmure de son âme.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil:Le jardinier d’amour La jeune Lune
Traduction: Mme Sturge Moore
Editions: Gallimard

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Les mots ont un visage (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2021




    
Les mots ont un visage : ou de silence ou de sang.
Le cheval qui nous domine est tout juste une ombre.
Sans syllabes d’eau, il avance jusqu’à l’automne. Un
arbre étend ses branches. Les nuages demeurent.

Le cheval est une hypothèse, une
passion constante.
Dans le réseau de ses veines court un
sang temporel,
un arbre se déplace avec l’allégresse des feuilles.
Arbre et cheval deviennent un seul être réel.

Caressant l’arbre je sens la force tenace
de la tête du cheval, l’éternité du métal,
l’explosion de l’être. Et moi, feuille légère

dans l’ombre de cet être animal végétal, je
cherche la raison parfaite, l’humilité statique, la
force verticale d’être qui je suis, et l’air.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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QUAND TOMBE (Jean-Louis Depierris)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021



QUAND TOMBE

Quand tombe la nuit
Caresse une plante
Et cherche les yeux
fragiles des pierres
Et puis très lentement
Epuise le silence
Pour après tendrement
Parler aux bêtes.

(Jean-Louis Depierris)

Illustration

 

 

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Laurence printanière (Patrice de La Tour du Pin)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021



Laurence printanière

Voici que montent les aubes, d’une blancheur
Eclatante, au-dessus d’un fouillis d’anémones
Lumineuses, dans la matinale fraîcheur…

Pour entrer dans la danse légère d’avril,
Vos yeux ont pris la douceur des clairs de lune,
Et leur lumière brille et joue entre les cils.

Il vaut mieux ne jamais parler de moi, Laurence,
Si vous me permettez, et si divinement,
De goûter avec vous cette aube de printemps.
Je chanterai d’abord votre seule présence,
Puisque nos souvenirs, si merveilleux soient-ils,
Pâlissent à côté de cette aube d’avril;
Il vaut mieux négliger les joies antérieures
Pour jouir pleinement des dons qui sont offerts,
La lumière frôlant votre sein découvert,
Toute l’idéale tempête de six heures…

Voici venir la grande extase des réveils,
Et vous marchez parmi les fleurs printanières,
Heureuse et cueillant des monceaux de primevères
Pour les jeter à pleines mains dans le soleil.

Ne tremblez pas; je veux effleurer vos cheveux,
Les sentir et ne plus les sentir qu’en pensée,
Et puis les ressentir encore à la nausée,
Et puis garder le long des jours tout leur parfum…

Ne tremblez pas : il faut fermer les yeux d’abord,
Il faut vous jeter doucement dans l’herbe haute,
Il faut que je délivre vos cheveux, que j’ôte
L’agrafe qui maintient ce voile sur ce corps,
Offrant à la lumière cette peau si pure,
Cette gorge crépitant d’or et de luxure
Et que caressent les tiges comme des mains,
Ces seins qui sont gonflés de soleil et de sève,
Ces jambes lisses et blanches qui se soulèvent
Pour contenir le flot de volupté qui vient

Hors de l’âcre profusion de la terre
Qui monte soudain comme un raz de marée

Vers l’orgie dionysiaque de la chair
Et le désir bouleversant des mâles
Craquant jusqu’à l’épuisement de l’être,
Pour assouvir tout ce qui brûle et qui déborde,
Cette tempête lumineuse de printemps
Qui déferle sur les aubes de six heures…

(Patrice de La Tour du Pin)


Illustration: John William Godward

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LE ROCHER DE ROQUEBRUNE (Paulette Chouvel)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2021




LE ROCHER DE ROQUEBRUNE

Les monts de l’Estérel brodent de teintes roses
Un horizon bleuté, caressé par le vent
En ce jeune matin, les grands pins se reposent
Auprès du grand rocher, déposé là… Comment ?

Il est plus qu’une énigme, il est plus qu’un mystère
Immense, majestueux, et un rien insolent.
A ses pieds l’écureuil que l’Argens désaltère
Amuse le vieux pâtre, à demi somnolent.

Par de petits sentiers, des chemins de rocaille
Un accès est inscrit par l’empreinte du temps,
Là-haut vit un ermite, perdu dans la muraille
Mais son sourire moqueur évoque le printemps…

Un soleil sans éclat se couche avec paresse,
Frère Antoine vit ici, défiant tous les ans.
Debout sur le rocher, prie avec allégresse.
Dans la nuit, assoupie, loin de tout, il attend…

(Paulette Chouvel)

Illustration

***

Deux citations de Frère Antoine (qui lui ressemblent en le voyant sur cette photo!!):

« La spiritualité c’est tout prendre du bon coté ! »

« La violence est tristesse, la non violence est humour »

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