Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘cascade’

Petit à petit (Matsuo Basho)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2019



    

Illustration: Kawase Hasui 

(Matsuo Basho)

 

Recueil: Les plus beaux HAÏKU(S)
Traduction: Akié Boulard
Editions: Arichi

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Aux Buttes Chaumont (Max Olivier Bizeau)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2019




    
Aux Buttes Chaumont
La cascade, nue, tout contre
Son rocher frac noir

(Max Olivier Bizeau)

 

Recueil: Paris … en haïku et en brèves
Traduction:
Editions: La Simarre

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Derrière le mur (Ingerborg Bachmann)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2019



 

Illustration
    
Derrière le mur

Je pends aux branches comme neige
dans le printemps de la vallée,
comme source froide je flotte au vent,
je tombe humide dans les fleurs en bouton
comme une goutte,
elles pourrissent tout autour
comme autour de la fange.
Je suis ce qui sans cesse pense à la mort.

Je vole, car ne peux aller tranquillement,
à travers les solides bâtiments des cieux
et renverse piliers et murs creux.
J’alerte les autres, car la nuit ne peux dormir,
avec le bruissement lointain de la mer.
Je me glisse dans la bouche des cascades
et des montagnes détache des tonnerres de pierres.

je suis enfant de la grande angoisse du monde,
suspendu à la paix et à la joie
comme les coups de glas aux pas du jour
comme la faux dans les champs mûrs.
Je suis ce qui sans cesse pense à la mort.

***

Hinter der Wand

Ich hänge als Schnee von den Zweigen
in den Frühling des Tals,
als kalte Quelle treibe ich im Wind,
feucht fall ich in die Blüten
als ein Tropfen,
um den sie faulen
wie um einen Sumpf.
Ich bin das Immerzu-ans-Sterben-Denken.

Ich fliege, denn ich kann nicht ruhig gehen,
durch aller Himmel sichere Gebäude
und stürze Pfeiler um und höhle Mauern.
Ich warne, denn ich kann des Nachts nicht schlafen,
die andern mit des Meeres fernem Rauschen.
Ich steige in den Mund der Wasserfälle,
und von den Bergen lös ich polterndes Geel.

Ich bin der großen Weltangst Kind,
die in den Frieden und die Freude hängt
wie Glockenschläge in des Tages Schreiten
und wie die Sense in den reifen Acker.

Ich bin das Immerzu-ans-Sterben-Denken.

(Ingerborg Bachmann)

 

Recueil: Toute personne qui tombe a des ailes
Traduction: Françoise Rétif
Editions: Gallimard

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Ton rire (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2019



Ton rire

Tu as un rire en cascade
Sur de joyeux cailloux
Un rire d’herbe humide
Dans la prairie de nos ébats
Un rire du bout des doigts
Qui cueillent celui des fleurs
Un rire d’ailes qui battent
Au moment de l’envol
Un rire de feuilles
Quand le vent s’amuse
Un rire de nuit
A se glisser sous les draps
Un rire de jour
A se livrer à l’amour
Et finalement un rire de femme
Sur des lèvres sensuelles.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Guillaume Seignac

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Nocturne (Stuart Merrill)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2019



 

Gao Xingjian  jian [1280x768]

Nocturne

A JORIS-KARL HUYSMANS

La blême lune allume en la mare qui luit
Miroir des gloires d’or, un émoi d’incendie.
Tout dort. Seul, à mi-mort, un rossignol de nuit
Module en mal d’amour sa molle mélodie.

Plus ne vibrent les vents en le mystère vert
Des ramures. La lune a tû leurs voix nocturnes :
Mais à travers le deuil du feuillage entr’ouvert,
Pleuvent les bleus baisers des astres taciturnes.

La vieille volupté de rêver à la mort
A l’entour de la mare endort l’âme des choses.
A peine la forêt parfois fait-elle effort
Sous le frisson furtif d’autres métamorphoses.

Chaque feuille s’efface en des brouillards subtils.
Du zénith de l’azur ruisselle la rosée
Dont le cristal s’incruste en perles aux pistils
Des nénuphars flottant sur l’eau fleurdelisée.

Rien n’émane du noir, ni vol, ni vent, ni voix,
Sauf lorsqu’au loin des bois, par soudaines saccades,
Un ruisseau roucouleur croule sur les gravois :

L’écho s’émeut alors de l’éclat des cascades.

(Stuart Merrill)

Illustration: Gao Xingjian  jian

 

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La dormeuse (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2019



Illustration: Lauri Blank
    
La dormeuse

La tombée de la nuit semble être prise d’un sortilège.
Sur la toile, l’étoile du soir ne s’est pas couchée.
Ayant dénoué ses boucles ondulantes
Elle dort sa tête posée sur un bras.
Qui est-ce qui l’a aidée à s’endormir ainsi,
Interrompant son vigile sur la terre ?
Ayant ramené de nulle part des murmures de silence,
Les ayant versés dans ses oreilles pour toujours.
Une cascade sans fin au fond de l’image
Jaillit sans cesse en chansons silencieuses.
Pour toujours le bruissement silencieux de la forêt,
Pour toujours on sent la présence pudique,
Aussitôt qu’elle se réveille, confuse
Elle couvrira de sa robe ses seins.

***

Beauty asleep : still life

The evening twilight is bound by a spell.
On the canvas the evening star has not set.
Having undone her undulating locks
She sleeps resting her head on an arm.
Who is it who has helped her to fall asleep
In the midst of a permanent vigil on earth ?
Having culled from nowhere murmurs of silence
And has poured them for ever inside her ears.
An unending waterfall behind the image
Keeps on gushing in silent songs.
For ever the silent rustling of the forest,
For ever stands the bashful presence,
As soon as she wakes up, ashamed
She will cover her breast with her robe.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: Tantôt Dièse, Tantôt Bémol
Traduction: Prithwindra Mukherjee
Editions: Shahitya Prakash

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Barque dans le courant (Xu Wei)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2019



Barque dans le courant glissant avec entrain.
Soudain voici la cascade, plongeant dans la cime des pins.
Fraîcheur dont on ne se lasse pas.
J’interpelle le petit rameur: « Tout doux, à présent! »

(Xu Wei)

 

 

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Pour parodier Archimède (Michel Serres)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2019




Illustration: ArbreaPhotos
    
Pour parodier Archimède:
ouvrez-moi cette cascade et je recréerai le Monde.

La musique cache-t-elle,
inspire-t-elle cette création?

(Michel Serres)

 

Recueil: Musique
Traduction:
Editions: Le Pommier

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Le réveil d’une cascade (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019




Illustration: ArbreaPhotos
    

Le réveil d’une cascade

Tant de beauté, tant de bonheur et tant de jeux,
Ailleurs, où les trouverai-je ?
Emportée par la fougue de la jeunesse,
Je ne sais vers qui je m’en irai…
Mon envie sans fond, mon espoir sans fin
C’est découvrir le monde,
Irrésistible est mon désir de déferler
Tout autour de la terre.

Je peux déverser tout l’amour existant…
Je peux emporter tout le temps qui est…
Je peux envahir toutes les contrées,
Que pourrais-je espérer d’autre
Hormis cette seule envie du coeur?

***

The Waking of a Cascade

Where else shall I ever find
So much beauty and happiness and play ?
Drifted by my youthful feast
I wonder who will welcome me.
My depthless desire and my endless hope
Will be to discover the world,
I cannot resist the temptation
Of girdling the earth.

I can pour down all my love,
I can carry off Time that has been,
I can invade all the provinces,
Other than this heart’s desire
What could I expect more?

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: Tantôt Dièse, Tantôt Bémol
Traduction: Prithwindra Mukherjee
Editions: Shahitya Prakash

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T’appartient-il, Seigneur (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



    

T’appartient-il, Seigneur, de participer à la félicité de ce rythme?
d’être lancé, perdu, brisé dans le tourbillon de cette formidable joie?

Toute chose se précipite, sans arrêt, sans regard en arrière,
sans qu’aucun pouvoir puisse bien retenir,
toutes les choses se précipitent.

Emboîtant le pas au rythme de cette musique inlassée,
chaque saison accourt en dansant, puis passe outre
— couleurs, tons et parfums déversent d’infinies cascades
dans cette surabondante joie qui s’éparpille
et se renonce et meurt à tout moment.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: L’offrande lyrique
Traduction: André Gide
Editions: Gallimard

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