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Poésie

Posts Tagged ‘cascade’

Rire d’enfant (Josette Frigiotti)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2021



entends
en cascade
ce rire d’enfant

(Josette Frigiotti)

Illustration

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Quelle majesté (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2021



De mes mains
Je fais un bol
Je bois
À une petite cascade
Quelle majesté
Dans mes mains

(Abbas Kiarostami)

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Y A DU SOLEIL DANS LA RUE (Boris Vian)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021



 

Y A DU SOLEIL DANS LA RUE

Y a du soleil dans la rue
J’aime le soleil mais j’aime pas la rue
Alors je reste chez moi
En attendant que le monde vienne
Avec ses tours dorées
Et ses cascades blanches
Avec ses voix de larmes
Et les chansons des gens qui sont gais
Ou qui sont payés pour chanter
Et le soir il vient un moment
Où la rue devient autre chose
Et disparaît sous le plumage
De la nuit pleine de peut-être
Et des rêves de ceux qui sont morts
Alors je descends dans la rue
Elle s’étend là-bas jusqu’à l’aube
Une fumée s’étire tout près
Et je marche au milieu de l’eau sèche
De l’eau rêche de la nuit fraîche
Le soleil reviendra bientôt.

(Boris Vian)

Illustration

 

 

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S’asseoir sous la cascade de branches bruissantes (Brigitte Garel)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2021



    

S’asseoir sous la cascade de branches bruissantes
Contempler la tendre esquisse de feuilles transparentes et moussues
Savourer l’averse de couleur de ces pompons fragiles
Caresser les mamelons baignés de lumière rasante
Plonger dans l’eau azur de la rivière nuage

Renouer, relier, fusionner
S’apaiser
Saisir avec urgence
Cet éphémère tableau
D’un avril enchanté

Murmurer avec la fontaine feuille
L’intensité de la sève toujours renaissante
Clamer avec l’azalée de papier
Le puissant vertige des saisons
Je suis un maillon du grand monde
Ne suis que cela

(Brigitte Garel)

 

Recueil: Bruissement d’elles
Traduction:
Editions: L’Harmattan

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Musiciens (Henrik Ibsen)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2020



Illustration: Christian Girault
    
Musiciens

Chaque nuit de l’été
vers elle allaient mes pensées ;
mais le chemin menait au fleuve
par le fourré plein de rosée.

Hé ! connais-tu la terreur et les chants,
sais-tu ensorceler le coeur de la belle,
de sorte qu’elle pense t’introduire dans
de grandes églises et salles !

J’ai suscité le malheur dans l’abîme ; il
m’a détourné de Dieu en jouant ; mais
lorsque je fus devenu son maître, elle
était la fiancée de mon frère.

Dans de grandes églises et salles
c’est moi que j’ai introduit par mon jeu, et
la terreur et les chants de la cascade de
mon coeur jamais ne se sont détournés.

(Henrik Ibsen)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Régis Boyer
Editions: Les Belles Lettres

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Par-delà les monts (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2020



Illustration
    
Par-delà les monts, peut-être nous attendent encore
Un vallon, une cascade, d’anonymes chaumières.
Nous comptions y aller, nous ne l’avons pas fait ;
Peut-être vaut-il mieux que perdure le rêve.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ce qui fait tomber les fleurs de corète (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2020




    
Ce qui fait tomber
les fleurs de corète serait-ce
le bruit de la cascade

(Bashô)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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LES DEUX VOIX (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2020



LES DEUX VOIX

La tristesse, la pluie, une lettre attendue
Décolorent ce premier jour de printemps.
Et ma main qui se tend
Vers la lettre attendue
Ne soupèse le poids que de mon temps perdu.
Perdu mon temps, perdue la course heureuse
Vers de nouvelles voix,
Perdue surtout ma partie de tricheuse :
Les bagues me sont tombées des doigts.

J’ai bien des fois brûlé
Mais de chaque incendie
Un nouveau coeur m’est né
Pour l’amour de ma vie.

Bagues par les plages mangées,
Les poissons portent des bijoux essentiels
A mes mortelles soirées.
Poissons : sommeil du diable,
Mes mains en creusant le sable
Ne trouvent enlisés que mes péchés véniels.

Et j’attends d’une lettre
La pluie ou le beau temps
La lettre baromètre
Tient mon ciel en suspens.

Ah! les visages, les visages perdus
N’ont pas laissé d’empreintes nettes
Aux miroirs des amours muettes
Que les voyageurs ont tendus.
Voyageurs, vous disiez en montrant le miroir :
« Soufflez fort, il faut que vos visages s’éteignent.
L’amour vous habillera de noir
Afin que les désirs vous craignent. »
Et les bras étaient plus grands
Dans la chambre plus haute,
L’épaule devenait le monde où l’on apprend
La leçon des mille fautes.

Dans l’armoire pendue
Au-dessus du plancher
Ma robe est toute nue
je n’ose la toucher.

Maintenant un tambour au loin bat ma retraite.
L’âge est seul en ma chambre à me serrer de près.
Le drapeau du malheur est le drap des secrets.
Je n’irai plus dans mes habits de fête
Me baigner au lac des tendres toujours,
Adieu mousselines, voici les prêtres,
Adieu beaux jours à ma fenêtre,
L’extrême-onction sent le velours.

La cascade aux roches roucoule,
Criez plus fort : le bruit est sourd.
Chaque fou court après son moule.
L’extrême-onction sent le velours.

(Louise de Vilmorin)

Illustration: Fabienne Contat

 

 

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L’allée est déserte (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2020


L’allée est déserte
Nous n’y passons plus.
Une rose ouverte
Offre sa vertu.

Quand reviendras-tu?

Chevaux de cascades
Frères de dauphins,
Courez à la rade,
Portez mon chagrin.

Il tenait ma main.

Gages d’amours franches
N’ai-je plus que vous?
Perles des nuits blanches
Brillez à mon cou.

Je l’aimais beaucoup.

(Louise de Vilmorin)

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Ta maison est sonore à midi (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2020



Alexander Nedzvetskaya 5565

Ta maison est sonore à midi comme un train
la casserole chante et la guêpe bourdonne,
la cascade nous dit ce qu’a fait la rosée,
et ton rire déploie ses trilles de palmier.
La lumière du mur, bleue, parle avec la pierre,
sifflant comme un berger arrive un télégramme,
voici, entre les deux figuiers à la voix verte,
que monte Homère avec ses souliers de mystère.
C’est ici que la ville a perdu voix et pleurs,
l’infini, la sonate, et ses lèvres, et sa trompe,
mais gardé son discours de cascade et de lions,
et toi qui montes, chantes, et qui cours, vas, descends,
et plantes, couds, cuisines, écris, cloues, et reviens,
si tu t’en vas, c’est que l’hiver a commencé.

***

Tu casa suena como un tren a mediodía,
zumban las avispas, cantan las cacerolas,
la cascada enumera los hechos del rocío,
tu risa desarrolla su trino de palmera.
La luz azul del muro conversa con la piedra,
llega como un pastor silbando un telegrama
y, entre las dos higueras de voz verde,
Homero sube con zapatos sigilosos.
Sólo aquí la ciudad no tiene voz ni llanto,
ni sinfín, ni sonatas, ni labios, ni bocina,
sino un discurso de cascada y de leones,
y tú que subes, cantas, corres, caminas, bajas,
plantas, coses, cocinas, clavas, escribes, vuelves,
o te has ido y se sabe que comenzó el invierno.

(Pablo Neruda)

Illustration: Alexander Nedzvetskaya 

 

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