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Poésie

Posts Tagged ‘(Cédric Le Penven)’

Quelques livres apaisent (Cédric Le Penven)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2016



Hypolaïs Ictérine lt

 

Quelques livres apaisent, ceux dont je connais
chaque signe, dont je murmure chaque nom
c’est la joie la délectation de connaître une leçon
sur le bout des lèvres, de dire Hypolaïs Polyglotte
Fauvette à la silhouette légèrement plus brune dessus
que l’Hypolaïs Ictérine et d’aimer cette précision invérifiable
puisque l’Hypolaïs Ictérine n’apparaît pas dans le livre
(quatre doigts serrent la diagonale d’un roseau)

(Cédric Le Penven)

 

 

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Mais surtout Cédric Le Penven)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2016



Mais surtout la leçon récitée, l’assurance d’avoir
le bon mot, de donner la juste forme, la saveur exacte
d’un groupe de syllabes qui s’enroulent
autour d’une image d’oiseau
(je déploie de grands filets noirs
pour tenir la panique d’un chanteur dans ma paume
et lui chuchote son nom jusqu’aux bruissements d’ailes)

(Cédric Le Penven)

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Une sentence se prépare lentement (Cédric Le Penven)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2016



tronçonneuse6c

Une sentence se prépare lentement, les murmures
nous cernent, tendons un peu l’oreille, nous saurons
quelle saveur a la terre, si le ciel aime ses oiseaux
si les morts le traversent, cela serait si beau cette élévation
ce chapelet de métamorphoses vers l’absolu
(ce matin les tronçonneuses décapitent la Foi)

(Cédric Le Penven)

 

 

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Ce serait comme un vêtement trop lourd (Cédric Le Penven)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2016



 

Ce serait comme un vêtement trop lourd tombé aux chevilles
avant le bain émeraude d’une résurgence nommée la gourgue
(entendez-vous la lente plongée du regard
voyez-vous les grillages enjambés pour plonger sa main
à la recherche d’une truite capricieuse
qui nage entre les ruines et les sons d’un monastère englouti
On se demande bien parfois à quoi bon écrire des poèmes
puisqu’il suffit de tendre l’oreille et de recueillir
les rêves de bergers assoupis
Sous la voûte de buis une moiteur troublante
persiste après l’orage)

(Cédric Le Penven)

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Dans le rouge de toutes les déchirures (Cédric Le Penven)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2016



Dans le rouge de toutes les déchirures, mots
plantés dedans (couteaux dans la plaie, langue
projetée vers le gouffre, comme caméléon)
Guérir non merci et de toute façon le bonheur
me blesse aussi dans sa promesse de disparaître
bientôt avec les oiseaux migrateurs, avec les fruits
tombant sans qu’on les cueille guérir non
je ne veux me départir de ce paquet de larmes
de ces dents acérées qui mordent sa hanche
ni de cette peau perméable aux autres et au monde

(Cédric Le Penven)

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Sa respiration à mes côtés (Cédric Le Penven)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2016



Sa respiration à mes côtés comme pouls régulier
de la nuit qui poursuit la ligne d’horizon
la masse brune de ses cheveux que je cherche
du bout des doigts pour apaiser la course folle
d’un esprit rompu à l’art de l’impertinence
Ces images d’eaux en crue frappent contre
la fixité du regard noir de l’enfant, apprendre
à tenir debout, à jeter ses filets d’ombre, à parcourir
les mots d’amour et de morts de Charles, d’Arthur
(c’est curieux Cédric ça sonne moins bien)

(Cédric Le Penven)

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