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Retouche à l’au-delà (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2020



Retouche à l’au-delà

sous leurs longues chevelures
les mémoires font l’écureuil
dans la lumière en cercle

(Daniel Boulanger)


Illustration

 

 

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D’un cercle (Joël Glaziou)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2020



 

Puits des Houillères 2

d’un cercle l’arrosoir encense la terre

d’allers en retours cent fois sur le chemin
d’un seul geste répété du père au fils
du vide au plein cent fois le seau monte du puits
peau et muscles tendus tout contre la pierre
se mesurent l’heure le jour la saison

et monte une prière de la terre au ciel

(Joël Glaziou)

Illustration

 

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DIALOGUE AVEC MAHMÛD SHABESTARÎ (Serge Pey)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2020



 

compas  [1280x768]

DIALOGUE AVEC MAHMÛD SHABESTARÎ

Le point est le lieu du dialogue
réduire le cercle à un point sur le papier
permet de trouver l’aiguille
qui perce au centre de ce point
marqué sur le papier

Derrière le point
se cache l’aiguille

Il ne faut pas que le papier
cache le point ni l’aiguille

Celui qui ne sait pas
ne voit que le papier

(Serge Pey)

 

 

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Pourquoi si peu de musique (Ossip Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2020



Les feuilles au souffle confus,
Le vent noir les fait frissonner
Et l’hirondelle frémissante
Trace un cercle dans le ciel sombre.

La ténèbre qui s’épaissit
Discute en mon coeur doucement
(Mon tendre coeur agonisant)
Avec le rayon qui s’éteint.

Sur la forêt qu’enveloppe le soir
Paraît une lune de cuivre.
Mais pourquoi si peu de musique
Quand il fait un si grand silence ?

(Ossip Mandelstam)

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Les gardiens (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2020



Que sagement le rectangle
gouverne nos villes
et nos vies

qu’il protège nos songes
des cercles où s’égare
le ciel

aux courbes appartiennent
nos épouses et c’est bien

dehors les gardiens
du gel pur de nos pensées

arpentent aveuglés
les terrasses de nos sens

(Werner Lambersy)


Illustration

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Retouche à passe-passe (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2020



Retouche à passe-passe

cercles du ciel et de l’eau
le regard vous sépare et vous lie
ainsi la maison noire et la lumière
ton visage et mes yeux, double amour,
de mains étranges douces miennes

(Daniel Boulanger)


Illustration: Escher

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Rêverie (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2020




    
Rêverie

Oh ! laissez-moi ! c’est l’heure où l’horizon qui fume
Cache un front inégal sous un cercle de brume,
L’heure où l’astre géant rougit et disparaît.
Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
On dirait qu’en ces jours où l’automne décline,
Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.

Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître,
Là-bas, – tandis que seul je rêve à la fenêtre
Et que l’ombre s’amasse au fond du corridor, –
Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
Déchire ce brouillard avec ses flèches d’or !

Qu’elle vienne inspirer, ranimer, ô génies,
Mes chansons, comme un ciel d’automne rembrunies,
Et jeter dans mes yeux son magique reflet,
Et longtemps, s’éteignant en rumeurs étouffées,
Avec les mille tours de ses palais de fées,
Brumeuse, denteler l’horizon violet !

(Victor Hugo)

 

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L’âme est le cercle parfait (Paul-Marie Lapointe)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2020


 


Béatrice Hunckler fractalsmandalas_1500989_Mandala_S_Tomahawk

 

l’âme est le cercle parfait qui l’enferme
beauté définitive couple vif

ainsi nos membres font l’astre
par les racines dont ils le pénètrent
d’où surgissent l’arbre et l’oiseau
le chant déterminant l’espace

(Paul-Marie Lapointe)

Illustration: Béatrice Hunckler

 

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Je marche dans la parole plurielle (Louis Bertholom)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2020



Je marche dans la parole plurielle
d’un pays de haut vol.

Respirer un peu d’espace
est ma prière,
ma peine, fluidifiée
sur les herbes rases.

Rugissement de l’océan
autant de discours
du Grand Gardien du temps.

Un chemin céleste se dessine,
trace en moi le panthéos de l’aube.

Tout commence dans une goutte d’eau
où se lit le monde,
une bulle le respire,
un grain de sable le ferme,
dans les cercles des siècles …

Les rivages sont de fausses ruptures,
simplement des frontières
où s’échangent des densités.

La mer avale sa bave
dans une épilepsie de baleine,
reprend souffle,
râle les métamorphoses à venir …

J’entrevois tes pensées toi l’invisible,
l’habité du silence.

(Louis Bertholom)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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A TIRE-D’AILE (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2020



A TIRE-D’AILE

Comme la première hirondelle
J’ai pris le chemin de l’azur,
Je volerai de l’aube au crépuscule,
La nuit ne sera qu’un repos,

Pour repartir avec le premier cri du jour
Suivi de la première hirondelle
A jamais éveillé et plus près du soleil
Que de la terre, à tire-d’aile.

*

Matin midi et même soir
L’oeil ouvert à rompre son orbite
Cherche au large du ciel sans limites
Le chemin d’un énorme savoir.

La fleur ouverte sur sa tige
Inondée de lumière mais jamais
Satisfaite en oublie ses racines,
Sans avoir vu se flétrit au sommet.

L’eau des rivières et des fleuves
Se précipite vers la mer
Dans le grand large sans fond ni rives
Où sa hâte d’exil ne trouve que désert.

Mon oeil voyant fait de deux yeux qui se résorbent
Dans le cercle élargi de l’unité sans bords,
Va ton chemin de soir de minuit et d’aurore
Astre qui ne connais ni le Sud ni le Nord,

Vers ce là-bas que rien n’indique ni ne signe
Grand ouvert et tout plein de l’obscure clarté
Des désirs accomplis et des pensées insignes
Là où jamais les yeux séparés n’ont été.

(Franz Hellens)

Illustration

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