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Posts Tagged ‘cerf-volant’

MELANCOLIE (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2019



MELANCOLIE

C’est l’aube et c’est l’automne
Et loin devant les yeux
La vapeur tourbillonne
Sur les vergers brumeux.

De mornes voix résonnent
Par les grands champs déserts, —
Et des clameurs sillonnent
Là-haut les coteaux verts.

Un cerf-volant bourdonne,
Jadis, c’était ton jeu.
Tu pleures… c’est l’automne
Sur les vergers brumeux.

(George Bacovia)

Illustration

 

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L’ÉTÉ (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2019



 

Lisa Lea Bemish  enfant au cerf-volant

L’ÉTÉ

Trois triangles de lait
Au loin
Dansent
Dans les bleuités du lac

Un cerf-volant promène
Son enfant
Lentement
Dans la blondeur des champs

Et le pollen qui passe
D’un pommier
A l’autre
Avec ce bruit d’abeille

(Gilles Vigneault)

Illustration: Lisa Lea Bemish

 

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Vert de lune (Madeleine Le Floch)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2018



Vert de lune

Une idée fixe
un soir de carnaval
se déguisa en cerf-
volant
et se laissa
monter
jusqu’à la lune
où elle germa.

Quand vous irez sur
la lune
si vous rencontrez un cerf-
volant
ou une fleur
qui a l’air de venir
d’ailleurs
méfiez-vous!

C’est peut-être
une idée fixe
qui cherche
à redescendre.

(Madeleine Le Floch)


Illustration

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Être visage (François Muir)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2018



Illustration

    

Être visage,
Ondulant sous les planètes.
Cerf-volant mandarin
Aux liens dénoués.
Mille facettes
Ni mobile
Ni immobile.

(François Muir)

 

Recueil: Toi, l’égaré (poèmes inédits)
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Du vent (Balbino)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2018



 

pieds-sdf

Du vent

Le vent souffle
avec lui
les cerfs-volants
arrachés
à des mains fragiles.
Un volet grince
au loin
la plainte
du crocodile.
J’ai sa peau
autour
de mon
coeur.
Allez gueule !
souffle !
deviens tempête
si tu l’oses
ou
confusion
profonde.
Tu vois,
déjà
tu te calmes
et laisses mûrir
les fruits
sur les arbres.
Fais voler les caravanes,
salope !
arrache la tente
au-dessus des grilles
d’air chaud
où j’ai laissé
crever
mes souvenirs
sans
domicile.

(Balbino)

 

 

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L’heureuse demeure (Ilarie Voronca)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2018



L’heureuse demeure

La nuit était si douce autour de ma demeure
Et la porte s’ouvrit en la touchant à peine
Je montai l’escalier sans aucun effort
Je retrouvai tout rangé dans la chambre.

Qu’y avait-il qui rendait l’ombre si légère et si belle ?
La fenêtre était un cerf-volant au-dessus du jardin
se dessinant là où  la veille encore
Chancelaient sous la pluie des maisons en démolition.

Si j’approchais des murs, les murs s’éloignaient
Ce n’était plus la chambre étroite de mon jour,
Sur la table des livres aux belles enluminures
Dans l’armoire le linge sentant la blancheur.

Je marchais sans toucher le plancher. Et je m’aperçus
Qu’il suffisait de penser à une chose
Pour que celle-ci apparût. Ainsi je dis la mer
Et la mer se joignit au cerf-volant de ma fenêtre.

Je nommai les vacances, je nommai les montagnes,
Je nommai la joie, l’amour, la quiétude,
Je nommai la halte auprès du ruisseau
Et à genoux je bus l’eau fraîche dans mes paumes.

J’essayai de me rappeler : qu’avais-je donc fait ?
D’Assy le seuil avait commencé ce miracle
Qu’est-ce qui pesait si lourd autrefois sur mes épaules ?
Quelle était cette tristesse et quels étaient les pleurs ?

Il n’y avait que les rires, les mots affectueux
Qui sonnaient à mes oreilles en cette nuit
J’étais comme un pommier ténébreux la veille
Et qu’à l’aube on trouve ivre de ses fleurs.

Ah Tout cela se passait au delà de mon âge
J’étais revenu là où j’avais tant souffert
Sans savoir que la peine aurai pu être douce
Ici où mon profil s’éclaire dans la mort.

(Ilarie Voronca)

Illustration: Edward Hopper

 

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Septembre au ciel léger taché de cerfs-volants (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018



 

Septembre au ciel léger taché de cerfs-volants

Septembre au ciel léger taché de cerfs-volants
Est favorable à la flânerie à pas lents,
Par la rue, en sortant de chez la femme aimée,
Après un tendre adieu dont l’âme est parfumée.
Pour moi, je crois toujours l’aimer mieux et bien plus
Dans ce mois-ci, car c’est l’époque où je lui plus.
L’après-midi, je vais souvent la voir en fraude ;
Et, quand j’ai dû quitter la chambre étroite et chaude
Après avoir promis de bientôt revenir,
Je m’en vais devant moi, distrait. Le Souvenir
Me fait monter au coeur ses effluves heureuses ;
Et de mes vêtements et de mes mains fiévreuses
Se dégage un arôme exquis et capiteux,
Dont je suis à la fois trop fier et trop honteux
Pour en bien définir la volupté profonde,
– Quelque chose comme une odeur qui serait blonde.

(François Coppée)

Illustration

 

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Je ne te fatiguerai plus avec des poèmes (Julio Cortázar)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2018




Illustration: Eoghan de Leastar
    
Je ne te fatiguerai plus avec des poèmes.
Disons que je t’ai dit
nuages, ciseaux, cerfs-volants, crayons,
et que peut-être une fois
tu as souri.

(Julio Cortázar)

 

Recueil: Crépuscule d’automne
Traduction: Silvia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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Cerf-volant démesuré et solitaire (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2018



 

Cerf-volant démesuré et solitaire
radeau pélican
qui s’envole
notre mémoire
a la forme d’une fleur
celles que les travestis célestes
s’arrachent pour mette dans leurs coiffures

notre mémoire est un appel
le désir d’un vol
très pur
qui nous dépasse

notre mémoire anticipe l’étreinte
sans corps
qui nous attend
le gong inaudible
la dernière vibration de la parole
là où la parole touche le vide et le nom

(Luis Mizón)

 

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Une forêt un cerf-volant et une femme légère qui danse (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



Dans l’obscur
il y a une faille
dans la fumée
du bleu
dans l’éclair
le désir
une forêt
un cerf-volant
et une femme légère qui danse
dans une chambre d’amour suspendue
entre deux chênes.

(Tahar Ben Jelloun)


Illustration: Lore

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