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Poésie

Posts Tagged ‘cerisier’

Au vent du printemps (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2019



    

Au vent du printemps
Volent les fleurs de cerisier
Pagode du soir
Dont je vais faire poème
Sur les ailes d’une colombe

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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Dans le jardin du père (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2019



Dans le jardin du père
sur le bord de la Meuse
il y avait
des jours de fête
il y avait
un cerisier
qui était tout
couvert d’amour.

(Henry Bauchau)

 

 

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La même sève (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2019



C’est la même sève,
C’est la nôtre

Qui fait fleurir
Le cerisier.

(Guillevic)


Illustration

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A l’ombre des lauriers (Stuart Merrill)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2019



Yuri Dubinin - (18) 

A l’ombre des lauriers et des cerisiers roses
Les tourtereaux rêveurs qu’endort le lourd midi
Roucoulent leur amour aux corolles mi-closes.

Et le long des degrés de porphyre des cours
Tintent les cordes d’or des lentes mandolines
Sous les doigts indolents d’un choeur de troubadours.

(Stuart Merrill)

Illustration: Yuri Dubinin

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Eté (Stuart Merrill)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2019



 

Albert Pinkham Ryder  6 [1280x768]

Eté

Le clair soleil d’avril ruisselle au long des bois.
Sous les blancs cerisiers et sous les lilas roses
C’est l’heure de courir au rire des hautbois.

Vos lèvres et vos seins, ô les vierges moroses,
Vont éclore aux baisers zézayants du zéphyr
Comme aux rosiers en fleur les corolles des roses.

Déjà par les sentiers où s’étouffe un soupir,
Au profond des taillis où l’eau pure murmure,
Dans le soir où l’on sent le sommeil s’assoupir,

Les couples d’amoureux dont la jeunesse mûre
Tressaille de désir sous la sève d’été
S’arrêtent en oyant remuer la ramure

Et hument dans l’air lourd la langueur du Léthé.

(Stuart Merrill)

Illustration: Albert Pinkham Ryder

 

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Cerisier (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2019


Te voici devenu
Comme ce fut rêvé,

Rien que cette blancheur
Effrayant l’horizon,

Rien que la fiancée
Préparée pour les noces.

Qui te prendra?
Qui doit venir?

(Guillevic)

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Vers les cerisiers en fleurs (Kobayashi Issa)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2019




Vers les cerisiers en fleurs
on les voit se presser
relevant le bas de leurs robes

(Kobayashi Issa)

Illustration: Hokusaï

 

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Quand les cerisiers sont en fleur (Onitsura)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2019




Quand les cerisiers sont en fleur
les oiseaux ont deux pattes
les chevaux quatre

(Onitsura)

Illustration: Hokusaï

 

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A la montée de la sève (Jean-Marie Petit)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2019



 

Stéphane Auton_homme arbre

A la montée de la sève
Je me suis greffé sur le bras
Un rejet de cerisier
Au bout des doigts
Un pommier de Saint-Jean
Sur la nuque un figuier
Et maintenant j’attends les oiseaux.

(Jean-Marie Petit)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration: Stéphane Auton

 

http://www.stephane-hauton.fr/category/peinture/tableaux/

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Je cherche un signe de toi (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



Je cherche un signe de toi chez toutes les autres,
dans le brusque, dans l’ondulant fleuve des femmes,
dans les tresses, dans les yeux à peine engloutis,
les pieds clairs naviguant et glissant sur l’écume.
Il me semble soudain que j’aperçois tes ongles
oblongs et fugitifs, neveux du cerisier,
ou ce sont tes cheveux qui passent, et je vois
ton image de feu de joie brûler dans l’eau.
Je cherche, aucune n’a ta palpitation,
ta clarté, teinte de noire argile sylvestre,
non, aucune n’a tes minuscules oreilles.
Toi tu es totale et brève, une entre toutes,
et quand je suis avec toi, à aimer, je parcours
l’estuaire féminin, large Mississippi.

***

Un signo tuyo busco en todas las otras,
en el brusco, ondulante río de las mujeres,
trenzas, ojos apenas sumergidos,
pies claros que resbalan navegando en la espuma.
De pronto me parece que diviso tus uñas
oblongas, fugitivas, sobrinas de un cerezo,
y otra vez es tu pelo que pasa y me parece
ver arder en el agua tu retrato de hoguera.
Miré, pero ninguna llevaba tu latido,
tu luz, la greda oscura que trajiste del bosque,
ninguna tuvo tus diminutas orejas.
Tú eres totalybreve, de todas eres una,
v así contigo voy recorriendo v amando
un ancho Mississippi de estuario femenino.

(Pablo Neruda)

Illustration: Adamov Alexey

 

 

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