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Poésie

Posts Tagged ‘cerner’

Le pays de verre (Marcel Béalu)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2019



Illustration: Polina Ntalampira
    
Le pays de verre

J’habite un pays peuplé de vivants
Dans ses clairs vallons de lacs et de cygnes
Nul ne vint jamais semeur de blasphèmes
Et même la nuit ne descendra plus
Cerner de broussailles l’eau des fontaines
Où se rassemblaient mes filles d’enfance
Pour festonner d’argent un coeur de sable
Le jour traverse les murs de cristal
Des rues sans nom de ce pays sans nom
Et celles qui sont à présent mes filles
Portent dans leur paume un coeur qui palpite
Comme un pigeon rouge au retour des îles
Mais je ne vous dirai pas nos amours
Car vous n’en pourriez croire vos oreilles.

(Marcel Béalu)

 

Recueil: Bris de vers Les émeutiers du XXè siècle
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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J’entends dans le voyage (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2019




    
J’entends dans le voyage des voix étranges.
Ne peut les cerner qu’un musée destiné
à l’enfance de la parole.

(Adonis)

 

Recueil: Toucher la lumière
Traduction: Anne Wade Minkowski
Editions: Imprimerie Nationale

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Prends-moi ô amour (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2019



adameveklimt- 1Prends-moi ô amour
et cerne-moi de tous côtés

(Adonis)

Illustration: Gustav klimt

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Sur le rebord du toit (Claude Pujade-Renaud)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2018




    
Sur le rebord
du toit
une pluie maigre
joue du clavecin

Hésite
s’amenuise

Deux trois notes
encore

Aigrement
espacées

Cernent
le silence

(Claude Pujade-Renaud)

 

Recueil: Instants incertitudes
Traduction:
Editions: Le Cherche Midi

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POÉSIE I (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



 

POÉSIE I

Poésie
Tu nous mènes
vers la substance du monde

Lacérant en poèmes
le bandeau des mots

Rompant leur cartilage
Dénonçant leurs lézardes

Questionnant la clairière
Cernant tout le brasier.

(Andrée Chedid)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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Le couloir silencieux (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 5 novembre 2018



Illustration: Marie Alloy
    
Le couloir silencieux

Prunelle noire couloir patient
mon beau silence tu sens le gaz
ton sifflement me cerne un peu plus chaque soir
mon beau silence passe tes algues
sur mes mains engourdies qui s’enfoncent encore
tous les pas se sont tus dans ma nuit de village
et le dernier juron s’éteint contre l’église
mon beau silence d’algues
de sifflement de crosse froide
tu t’épaissis.

(Jean Pérol)

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

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Tout pour l’homme est ciel illimité (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2018



Tout pour l’homme est ciel illimité
vent qui fonce à l’appel du vide
ou mer cernant des continents rongés.
Tout est conquête en fonction de nature.
L’herbe est promise à la faucille
comme au bélier la brebis
et la mortaise au tenon qui la justifiera…

(Pierre Béarn)

 

 

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Le tour du monde (Robert Mallet)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2018



Le tour du monde au-dessus des nuages
vaut-il un seul pas
que cerne, obscurcit, capture un ciel bas ?

ô trop facile clarté des voyages
dans le bleu sans fond

(Robert Mallet)

 

 

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ELLE PASSE (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2018




    
ELLE PASSE

La foudre rôde aux veines du village
Et les enfants ne savent plus sourire.
Les hommes droits portent sur leur visage
La même fleur opaque du désir.

Les cuisses nues, la gorge haute et noire,
C’est le printemps qui trace son sillage
Et qui parlait de blé perd la mémoire
Et qui dormait s’éveille à ce passage,

Flairant dans l’air les chasses de l’orage
Où se retourne une biche d’argent,
Belle à mourir, cernée par les nuages,
Epouvantée des armes et du sang.

(Jean Joubert)

 

Recueil: Anthologie personnelle
Traduction:
Editions: Actes Sud

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JE ME DESSÉCHÉ, INERTE (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2018




    
JE ME DESSÉCHÉ, INERTE,
et commence à vieillir;
sur la terre déserte
je reste sans dormir.

Les sèves de la vie
délaissent mes artères,
ne donnant plus d’envie
qu’à ma tristesse amère.

Ma vue faiblit, mes yeux
sont cernés de fossés;
s’étend la taie sur eux
d’un vieux sage blessé.

Me font tourner sans trêve
les clowns de la mémoire
et puis rejouent en rêve
mon passé dérisoire.

Ce chagrin est de plomb.
Pour mon cerveau, quel poids !
Rajeunis-moi ! … Pardon,
bel amour de Flóra !

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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