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Poésie

Posts Tagged ‘chagriner’

LA MORT (Anton Delvig)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2018



Illustration: Pablo Picasso
    
LA MORT

Non que la mort nous effraie, mais quitter notre corps nous chagrine,
Comme l’on change, sans joie, notre peignoir élimé.

(Anton Delvig)

 

Recueil: Le soleil d’Alexandre Le Cercle de Pouchkine
Traduction: André Markowicz
Editions: Actes Sud

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VIEUX ÉVENTAILS (Max Waller)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2018



VIEUX ÉVENTAILS

J’aime les éventails fanés
Dont le lointain passé chagrine :
Dans le tombeau de leur vitrine
Ils dorment, les abandonnés !

D’où viennent-ils ? Quelles mains blanches
Les ont balancés, autrefois,
Dans les tête-à-tête du bois
Où le soleil dorait les branches ?

Quels sont les doigts très effilés
Qui les ouvraient, dites, grand’mères ?
De quelles amours éphémères
Ont-ils vu les chers défilés ?

Combien de tendres confidences
Ont-ils entendu, — doux secrets !
Les vieux éventails sont discrets
Au souvenir des contredanses,

Où doucement, très doucement,
Avec quelque nuance exquise
Le marquis disait en… mimant :
« Ne veux-tu pas être marquise ? »

(Max Waller)

Illustration

 

 

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CHAMBRE VOISINE (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2018



CHAMBRE VOISINE

Écho de la chambre voisine
Mon oreille folle était là,
Tendue à l’écho qui chagrine,
Offerte aux glaives et aux glas.

L’oreille est menteuse et démente
Et le coeur est un mendiant.
L’écho de la chambre tourmente
Ma craintive oreille d’amant.

Coeur, petit chien de mon oreille,
Dévore et mon doute et ma peur
Et poursuis l’écho qui réveille
Tous les échos de ma douleur.

(Louise de Vilmorin)

 

 

 

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CHANSON DE MESSIDOR (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2017



CHANSON DE MESSIDOR

Dame ! vois-tu les grands blés d’or
Sous les couchants de Messidor
Saillir longs et droits de la glèbe.
Ils ne sont pas encor si longs
Que les flots de tes cheveux blonds
Où je cache mon front d’éphèbe.

Dame ! écoute la voix du vent
Dont l’aile caresse en rêvant
Une par une chaque tige.
Elle est moins vibrante d’émoi
Que ta chanson qui fait en moi
Courir des frissons de vertige.

Dame ! regarde voltiger
Les abeilles en l’air léger
Et se reposer sur les roses.
Leur miel plein d’arôme est moins doux
Que le baiser pris à genoux
Sur tes lèvres fraîches écloses.

Dame ! en ton geste noble et lent
Cueille un coquelicot sanglant
Pour l’épingler sur ta poitrine.
Il est moins rouge que mon coeur
Quand ton rictus aigre et moqueur
Le met en doute ou le chagrine…

(Gaston Couté)

Illustration

 

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