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Poésie

Posts Tagged ‘changeante’

L’Olivier (James Sacré)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2019



 

L’Olivier

L’arbre est maintenant tout pénétré de lumière
Sauf dans une touffe plus serrée en son milieu.
C’est comme une fête légère et changeante
De sa couleur incertaine jouée
Entre son feuillage et l’air qui la baigne :
Un fin gris de verts pétris par le bleu du ciel.
L’oeil s’épuise à démêler de la lumière
Ce qui serait la couleur de l’olivier.

(James Sacré)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration

 

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Elle est elle (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



 

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Elle est elle

Elle est docile
Elle est rebelle
Elle est changeante
Et éternelle
Elle est blue-jean
Elle est dentelle
Elle est vestale
Elle est charnelle

Elle est, elle est, elle est, elle est, elle est {x4}

Elle est gamine
Elle est femelle
Elle est fugace
Elle est fidèle
Elle est Mozart
Elle est Ravel
Elle est passion
Elle est pastel

Elle est, elle est, elle est, elle est, elle est {x4}

Elle est jadis, elle est futur
Elle est le havre et l´aventure
Elle est le musc et la lavande
Elle est l´Espagne, elle est l´Irlande

Elle est consonne
Elle est voyelle
Elle est l´orage
Et l´arc-en-ciel
Elle est guitare
Et violoncelle
Elle est tigresse
Elle est gazelle

Elle est, elle est, elle est, elle est, elle est {x4}

Elle est jadis, elle est futur
Elle est le havre et l´aventure
Elle est le musc et la lavande
Elle est l´Espagne, elle est l´Irlande

Elle est piment
Elle est cannelle
Elle est la poudre
Et l´étincelle
Elle est docile
Elle est rebelle
Elle est changeante
Et éternelle

Elle est, elle est, elle est, elle est, elle est {x4}

(Georges Moustaki)

Illustration: François Lassere

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MUR (Toyoichirô Miyoshi)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018



 

Edouard Vuillard 1891 The Green Interior or Figure in front of a Window with Drawn Curtains oil on cardboard

MUR
KABE

Mur Compagnon de mes nuits solitaires
À toi je confie tous mes rêves passés
Sur toi s’étirent se ramassent des ombres étranges changeantes et tristes

Mon mur souvent se couvre ou s’éclaircit
Et un jour gris dans un coin du désert
Une petite ombre s’est détachée en traînant

S’est agrandie
Ne dirait-on pas une bouche ne dirait-on pas des yeux?
Je me lève lui prends la main une main froide

L’ombre me dit d’une voix faible : je suis fatiguée
Changeant de place
Je rentre dans le mur

(Toyoichirô Miyoshi)

Illustration: Edouard Vuillard

 

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Ton histoire parmi la forêt (Arthur Bidegain)

Posted by arbrealettres sur 7 mai 2018



 

ton histoire parmi la forêt
ta source en cascade
et ton impatience qui flamboie dans la nuit
ne te laissent de répit
que pour voir
et contempler
les fumées de vapeur
qui montent
Toujours changeantes

(Arthur Bidegain)

Illustration

 

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Pierre changeante (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2017



Pierre changeante.

Lorsque tu entres, c’est un tournesol.
Bouge un peu: c’est une figue
puis une roue,
un paon,
une maison fermée la nuit,
une maison ouverte à l’aube,
un corps ensoleillé.
Quand tu atteins le mur du Nord,
c’est un tigre.

(Jean Joubert)

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Pierre changeante (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 18 juin 2017




Lorsque tu entres, c’est un tournesol.
Bouge un peu: c’est une figue
puis une roue,
un paon,
une maison fermée la nuit,
une maison ouverte à l’aube,
un corps ensoleillé.
Quand tu atteinds le mur du Nord,
c’est un tigre.

(Jean Joubert)

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SILENCE (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2017



SILENCE

Toutes paroles me deviennent intérieures
Et ma bouche se ferme comme un coffre
qui contient des trésors
Et ne prononce plus ces paroles dans le temps,
des paroles en passage,
Mais se ferme et garde comme un trésor ses paroles
Hors l’atteinte du temps salissant, du temps passager.
Ses paroles qui ne sont pas du temps
Mais qui représentent le temps dans l’éternel,
Des manières de représentants
Ailleurs de ce qui passe ici,
Des manières de symboles
Des manières d’évidence de l’éternité qui passe ici,
Des choses uniques, incommensurables,
Qui passent ici parmi nous mortels,
Pour jamais plus jamais,
Et ma bouche est fermée comme un coffre
Sur les choses que mon âme garde intimes,
Qu’elle garde
Incommunicables
Et possède ailleurs

Parole sur ma lèvre déjà prends ton vol,
tu n’es plus à moi
Va-t-en extérieure, puisque tu l’es déjà ennemie,
Parmi toutes ces portes fermées, sois fermée
en ton marbre implacable.

Impuissant sur toi maintenant dès ta naissance

Je me heurterai à toi maintenant
Comme à toute chose étrangère
Et ne trouverai pas en toi de frisson fraternel
Comme dans une fraternelle chair qui se moule à ma chair
Et qui épouse aussi ma forme changeante.

Tu es déjà parmi l’inéluctable qui m’encercle
Un des barreaux pour mon étouffement.
Te voilà verbe en face de mon être
un poème en face de moi
Par une projection par-delà moi de mon arrière-conscience
Un fils tel qu’on ne l’avait pas attendu
Être méconnaissable, frère ennemi.
Et voilà le poème encore vide qui m’encercle
Dans l’avidité d’une terrible exigence de vie,
M’encercle d’une mortelle tentacule,
Chaque mot une bouche suçante, une ventouse
qui s’applique à moi
Pour se gonfler de mon sang.

Je nourrirai de moelle ces balancements.

(Hector de Saint-Denys Garneau)

Illustration: Jan Balet

 

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Tu m’as grandi de ton amour (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2016



 

`
Tu m’as grandi de ton amour, moi qui ne suis qu’un homme parmi les autres,
flottant dans l’ordinaire courant, agité au gré de la changeante faveur du monde.

Tu m’as donné place là où les poètes de tous les temps
apportent leurs offrandes, où les amants au nom impérissable
se saluent l’un l’autre à travers les âges.

Des hommes pressés passent devant moi au marché
— sans remarquer comme mon corps est devenu précieux de ta caresse,
sans savoir qu’en moi je porte ton baiser,
comme le soleil porte en son orbe le feu du divin toucher,
dont il brille à jamais.

(Rabindranath Tagore)

Illustration: Jean-Pierre Augier

 

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Epitaphe (Gérard d’Houville)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2016



Je veux dormir au fond des bois, pour que le vent
Fasse parfois frémir le feuillage mouvant
Et l’agite dans l’air comme une chevelure
Au-dessus de ma tombe,et, selon l’heure obscure
Ou claire, l’ombre des feuilles avec le jour
Y tracera, légère et noire, et tour à tour,
En mots mystérieux, arabesque suprême,
Une épitaphe aussi changeante que moi-même.

(Gérard d’Houville), nom de plume de la fille de José Maria de Heredia

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Femme au livre (Michael Edwards)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2015


lecture au jardin

Femme au livre

Des murmures descendent
sur ton livre ouvert
par une odeur de pomme.

Des lumières changeantes
cherchent dans l’arbre
son trésor de fruits,
de noms, et d’oiseaux.

Le jardin respire.
Le vent caresse
tes feuilles, ta robe.

L’oiseau mûr
s’élève dans l’air.
Les saisons préparent
l’automne des mots.

***

Woman reading

Murmurs fall
on your open book
through smells of apple.

Moving lights
search the tree
for its hoard of fruit,
and names, and birds.

The garden breathes.
The wind fingers
your leaves, your dress.

The birds when ripe
rise into the air.
The seasons prepare
the automn of the words.

(Michael Edwards)

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