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Poésie

Posts Tagged ‘charmante’

Charmante (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2017


Tu m’inspires et de l’amour et du désir; je le sens et je brûle.
Charmante que tu es, sache donc maintenant m’inspirer confiance!

***

Liebe flößest du ein, und Begier; ich fühl es, und brenne.
Liebenswürdige, nun flöße Vertrauen mir ein!

(Goethe)

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Caresse (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2017



 

Lauri Blank -    (46)

Caresse

Tu m’as pris jeune, simple et beau,
Joyeux de l’aurore nouvelle ;
Mais tu m’as montré le tombeau
Et tu m’as mangé la cervelle.

Tu fleurais les meilleurs jasmins,
Les roses jalousaient ta joue ;
Avec tes deux petites mains
Tu m’as tout inondé de boue.

Le soleil éclairait mon front,
La lune révélait ta forme ;
Et loin des gloires qui seront
Je tombe dans l’abîme énorme.

Enlace-moi bien de tes bras !
Que nul ne fasse ta statue
Plus près, charmante ! Tu mourras
Car je te tue – et je me tue.

(Charles Cros)

Illustration: Lauri Blank

 

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Lassitude (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 26 janvier 2017



 

Koh Sang Woo 1978 - Korean photographer -   (6)

Lassitude

De la douceur, de la douceur, de la douceur!
Calme un peu ces transports fébriles, ma charmante.
Même au fort du déduit, parfois, vois-tu, l’amante
Doit avoir l’abandon paisible de la soeur.

Sois langoureuse, fais ta caresse endormante,
Bien égaux les soupirs et ton regard berceur.
Va, l’étreinte jalouse et le spasme obsesseur
Ne valent pas un long baiser, même qui mente!

Mais dans ton cher coeur d’or, me dis-tu, mon enfant,
La fauve passion va sonnant l’oliphant.
Laisse-la trompetter à son aise, la gueuse!

Mets ton front sur mon front et ta main dans ma main,
Et fais-moi des serments que tu rompras demain,
Et pleurons jusqu’au jour, ô petite fougueuse!

(Paul Verlaine)

Illustration: Koh Sang Woo

 

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Mon coeur est pareil à la mer (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



Charmante petite pêcheuse,
Pousse ta barque vers le rivage
Et viens t’asseoir près de moi,
Gentiment, la main dans la main.

Mets sur mon coeur ta petite tête
Et sois sans aucune crainte!
Chaque jour, ne te confies-tu pas,
Insoucieuse, à la mer sauvage?

Mon coeur est pareil à la mer,
Il a ses tempêtes et ses marées.
Et plus d’une perle fine
Repose dans ses profondeurs.

(Henri Heine)

Illustration

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LA BOUTEILLE (Charles-François Panard)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



LA BOUTEILLE

Que mon
Flacon
Me semble bon :
Sans lui
L’ennui
Me nuit,
Me suit ;
Je sens
Mes sens
Mourants,
Pesants,
Quand je le tiens,
Dieux ! que je suis bien !
Que son aspect est agréable !
Que je fais cas de ses divins présents !
C’est de son sein fécond et de ses heureux flancs
Que coule ce nectar si doux, si délectable,
Qui rend dans les esprits tous les coeurs satisfaits;,
Cher objet de mes voeux, tu fais toute ma gloire,
Tant que mon coeur vivra, de tes charmants bienfaits
ll saura conserver la fidèle mémoire.
Ma muse à te louer se consacre à jamais,
Tantôt dans un caveau et tantôt sous ma treille.
Ma lyre, de ma voix accompagnant le son,
Répétera cent fois cette aimable chanson :
Règne sans fin, ma charmante bouteille ;
Règne sans fin, mon cher flacon !

(Charles-François Panard)

Illustration

 

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Je t’adore (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2016



Je t’adore

Tu viens de me quitter. Mon cœur bat sans répit,
Ivre de mon amour que je ne t’ai pas dit;
Cependant, tu le sais, que je t’aie, mais oui!
Tu l’as lu dans mes yeux, tu le sais oh! ma vie!
Tu ne m’as pas donné de baiser tout à l’heure,
Mais que m’importe si je sais que j’ai ton cœur,
Ton cœur qui m’est si cher! Ton doux cœur que j’adore!
Je le sais! car j’ai vu dans tes yeux une aurore,
Plus vive qu’un matin et plus douce qu’un soir,
Qui enivre mon cœur de mon plus doux espoir!
Je sens que de bonheur mon âme est envahie.
Je t’aime! J’en suis fou! Tu es plus que ma vie!
Je t’aime ? non car ce ne serait pas assez
Je t’adore! Entends-tu je me jette à tes pieds!
Et pour toi je veux vivre et mourir pour toi, oui!
Mourir en te disant : « Je t’aime! ma chère! »

J’aime les oiseaux bleus et les papillons verts,
La plainte du vent et le murmure des mers,
Et la voix des grands bois, gémissement plaintif,
J’aime le chêne fort et le roseau chétif,
J’aime le doux zéphyr, le frais azur des cieux,
J’aime la grève qui gémit sous les flots bleus,
J’aime la fleur des champs et le parfum des roses,
J’aime le ruisseau gai, j’aime toutes ces choses;
Mais quand je pense à toi, tout s’efface, et mes yeux
Ne voient plus que les tiens et tes châtains cheveux,
Aux doux reflets d’or fin, et puis ta joue de rose,
Fraîche comme une aurore, ta bouche à demi close
Comme un bouton de fleur, oh! ta bouche vermeille
Au sourire si doux, vraie petite merveille!

Je n’aime plus l’oiseau, ni le tendre zéphyr,
Ni le ruisseau gentil où le roseau se mire,
Ni le mugissement de la mer sur la grève,
Ni la plainte des bois qui gémissent sans trêve;
Et je ne connais plus la douceur de l’aurore,
Ni le midi si chaud que le doux soleil dore,
Ni le couchant sanglant, ni le soir enchanteur
Et frais, ni de la nuit la charmante douceur.
Je n’aime plus que toi et ton cœur et ton âme :
Et tes beaux yeux rêveurs, là où brille ta flamme!
Tu es toute ma vie, tu as tout mon amour!
Je t’aime plus que tout, je t’aimerai toujours!

À ma Françoise.

(Hector de Saint-Denys Garneau)

Illustration: Lauri Blank

 

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Tu es comme une fleur (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2016



Tu es comme une fleur,
Toute charmante, belle et pure.
Je te contemple, et mon coeur
S’emplit d’une tristesse infinie.

Je voudrais poser mes mains
Sur ton front, en priant Dieu
Qu’il veuille te garder ainsi,
Toute pure, belle et charmante.

(Henri Heine)

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Elle et moi (Jacques Charpentreau)

Posted by arbrealettres sur 12 avril 2016



Elle et moi

Ombre double en même pas,
Charmante, incessante, éphémère,
Mais qui ne se désunit pas:
C’est le poète et sa chimère.

(Jacques Charpentreau)


Illustration: Frederic Leighton

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Iris (Régis Decaix)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2016


Dans l’iris une impression de jamais vu

La charmante ride de l’aventure.

(Régis Decaix)

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SOMMATION IRRESPECTUEUSE (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2015



Danielle Duer

SOMMATION IRRESPECTUEUSE

Rire étant si jolie,
C’est mal. O trahison
D’inspirer la folie,
En gardant la raison !

Rire étant si charmante !
C’est coupable, à côté
Des rêves qu’on augmente
Par son trop de beauté.

Une chose peut-être
Qui va vous étonner,
C’est qu’à votre fenêtre
Le vent vient frissonner,

Qu’avril commence à luire,
Que la mer s’aplanit,
Et que cela veut dire :
Fauvette, fais ton nid.

Belle aux chansons naïves,
J’admets peu qu’on ait droit
Aux prunelles très vives,
Ayant le coeur très froid.

Vous saurez, attendrie,
Le charme de l’instant
Terrible, où l’on s’écrie :
Ah ! vous m’en direz tant !

Vous saurez, vous qu’on gâte,
Le destin tel qu’il est,
Les pleurs, l’ombre, et la hâte
De cacher un billet.

Oui, — pourquoi tant remettre ? —
Vous sentirez, qui sait ?
La douceur d’une lettre
Que tiédit le corset.

Vous riez ! votre joie
A Tout préfère Rien.
En vain l’aube rougeoie,
En vain l’air chante. Eh bien,

Je ris aussi ! Tout passe.
O muse, allons-nous-en.
J’aperçois l’humble grâce
D’un toit de paysan ;

L’arbre, libre volière,
Est plein d’heureuses voix ;
Dans les pousses du lierre
Le chevreau fait son choix ;

Et, jouant sous les treilles,
Un petit villageois
A pour pendants d’oreilles
Deux cerises des bois.

(Victor Hugo)

Illustration: Danielle Duer

 

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