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Poésie

Posts Tagged ‘chat’

Ron, ron, petit patapon (Jacqueline Milhaud)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2021



Vous étiez ma récréation,
Ron, ron, petit patapon.
Partie simple, petit garçon,
Sans rire et sans parler
On faisait semblant de s’aimer.

Vous aviez l’air un peu fripon
Comme le chat de la bergère
Et la vie paraissait légère
Petit tourbillon.

D’une main,
J’approchais votre visage
Du mien.

D’un pied
Je chassais les nuages
Inquiets.

Partie simple, petit garçon,
Vous étiez ma récréation.
Trois petits tours et puis s’en vont.
Grand tourbillon.

(Jacqueline Milhaud)


Illustration

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Pendant un instant (Jack Kerouac)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2021




    
Pendant un instant
la lune a eu
des moustaches de chat

***

The moon had
a cat’s mustache
For a second

(Jack Kerouac)

 

Recueil: Poèmes
Traduction:
Editions: Seghers

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Et le chat tranquille (Jack Kerouac)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2021




    
Et le chat tranquille
assis près du poteau
Remarque la lune

***

And the quiet cat
sitting by the post
Perceives the moon

(Jack Kerouac)

 

Recueil: Poèmes
Traduction:
Editions: Seghers

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Devenir chat cerise ou merle (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2021



Devenir chat cerise ou merle
dormir d’un oeil faire noyau
siffler

(Jean Joubert)

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PENSÉE BISCORNUE (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2021




PENSÉE BISCORNUE

A trois mètres de haut
La vie bien différente
Déjà loin de nos cerveaux,
C’est la mousse des toits campagnards
La parfaite couleur de l’usure

Un gros rocher comme une citrouille
Les fumées, les oiseaux, la rêverie
Les lucarnes, les formes biscornues
Le coin d’un escalier, le noir d’une trappe
Ce qui se promène la nuit
Ce qui n’ayant nulle peur de l’ombre
Y mange, y court, y vit
Ce qui ne donne à quiconque
L’envie d’y aller
Ce qui est personnel comme un chat
La vie délicieuse à trois mètres de haut.

(Pierre Morhange)

Illustration: ArbreaPhotos

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Le chat noir est assis (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2021



Le chat noir est assis
près des tulipes rouges
Il neige

(Jean Joubert)

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ZOOLOGIE : LE CHAT (Nuno Jùdice)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2021




    
ZOOLOGIE : LE CHAT

Un chat, à la maison, seul, monte
sur le rebord de la fenêtre pour, de la rue, être vu.

Le soleil frappe les vitres et réchauffe le chat qui, immobile, semble un objet.

Il reste ainsi pour susciter l’envie — indifférent même si on l’appelle.

Par je ne sais quel privilège, les chats connaissent l’éternité.

(Nuno Jùdice)

 

Recueil: Un chant dans l’épaisseur du temps suivi de méditation sur des ruines
Traduction: Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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Les morts minuscules (Monika Herceg)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2021




    
les morts minuscules

nous respirons bruyamment de chaleur suffocante
dormant dans la même pièce
l’angoisse plus lourde que l’air
remplit l’espace comme le dioxyde de carbone
et nous étouffons dans le cauchemar

dans le rêve de mon père le vide prolifère
comme les doryphores sur les pommes de terre
jusqu’à la destruction complète des plantations
souvent il tousse
comme un chat qui rejette
une boule de poils
mon frère grince des dents
ma mère est immobile
les lèvres serrées
à l’image de la madone qu’elle prie
quelquefois je me penche sur son visage
pour vérifier si elle respire

j’écoute aussi
nos pieds dépasser les chaussures devenues étroites
nos cheveux s’assombrir
nos cartilages s’user à courir
dehors l’atmosphère se consume

et en nous brûlent nos corps d’enfants
comme les bougies d’anniversaire
suffisamment vite pour que le matin on
ne s’en souvienne plus

(Monika Herceg)

Traduit du croate par Martina Kramer

 

Recueil: Voix Vives de méditerranée en méditerranée Anthologie Sète 2019
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Le chien et le chat (Jean-Pierre Claris de Florian)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2020




    
Le chien et le chat

Un chien vendu par son maître
Brisa sa chaîne, et revint
Au logis qui le vit naître.
Jugez de ce qu’il devint
Lorsque, pour prix de son zèle,
Il fut de cette maison
Reconduit par le bâton
Vers sa demeure nouvelle.
Un vieux chat, son compagnon,
Voyant sa surprise extrême,
En passant lui dit ce mot :
Tu croyais donc, pauvre sot,
Que c’est pour nous qu’on nous aime !

(Jean-Pierre Claris de Florian)

 

Recueil: Fables
Traduction:
Editions:

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Le chat et le miroir (Jean-Pierre Claris de Florian)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2020




    
Le chat et le miroir

Philosophes hardis, qui passez votre vie
À vouloir expliquer ce qu’on n’explique pas,
Daignez écouter, je vous prie,
Ce trait du plus sage des chats.
Sur une table de toilette
Ce chat aperçut un miroir ;
Il y saute, regarde, et d’abord pense voir
Un de ses frères qui le guette.
Notre chat veut le joindre, il se trouve arrêté.
Surpris, il juge alors la glace transparente,
Et passe de l’autre côté,
Ne trouve rien, revient, et le chat se présente.
Il réfléchit un peu : de peur que l’animal,
Tandis qu’il fait le tour, ne sorte,
Sur le haut du miroir il se met à cheval,
Deux pattes par ici, deux par là ; de la sorte
Partout il pourra le saisir.
Alors, croyant bien le tenir,
Doucement vers la glace il incline la tête,
Aperçoit une oreille, et puis deux… à l’instant,
À droite, à gauche il va jetant
Sa griffe qu’il tient toute prête :
Mais il perd l’équilibre, il tombe et n’a rien pris.
Alors, sans davantage attendre,
Sans chercher plus longtemps ce qu’il ne peut
Comprendre,
Il laisse le miroir et retourne aux souris :
Que m’importe, dit-il, de percer ce mystère ?
Une chose que notre esprit,
Après un long travail, n’entend ni ne saisit,
Ne nous est jamais nécessaire.

(Jean-Pierre Claris de Florian)

 

Recueil: Fables
Traduction:
Editions:

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