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Poésie

Posts Tagged ‘chemin’

Le Poème est le plus court chemin (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2019



Illustration: Malel
    
Le Poème
Est le plus court chemin
Du silence à la joie !

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Nous sommes d’une source
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres
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Un soir de printemps m’a dit une fois (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2019



Un soir de printemps
m’a dit une fois :
Si tu cherches des chemins
en fleurs sur la terre,
fais taire les mots,
écoute ton âme ancienne.
Que le lin blanc
qui te revêt soit
ton habit de deuil,
ton habit de fête.

(Antonio Machado)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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Soirée arrosée (Patrick Somprou)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2019



 

doubles lunesjpg

Soirée arrosée –
le dialogue des lunes
au bord du chemin

(Patrick Somprou)

 

 

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Il y a dans le Chant (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



Illustration: Josephine Wall    
    

Il y a dans le Chant
Plus que crépitement de flamme,
Plus que brassées de blanches floraisons
Ou même que feu roulant de galets dans la mer.
Il y a dans le Chant
Infiniment plus qu’étoiles nous ouvrant le chemin,
Qu’une auberge perdue tout au bout de la nuit
Ou que l’âme d’un peuple en avance
Sur Son destin.

Il y a dans le Chant,
Quand l’espace devient
Signe,
Au plus troublant de la clairière,
Là où le pas se fait allègre,
Un grand soleil qui vient nous visiter.

Il y a dans le Chant,
Plus caché que dans la moindre graine,
Une folle rumeur d’amour,
Une caresse au goût d’abeille,
Un secret matin de printemps,
Une promesse déjà tenue,
Un royaume au goût ardent,
Un souffle de tendresse venu nous relever.

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Levain de ma joie
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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Si nous ne devenons forêt en marche (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019




    
Si nous ne devenons forêt en marche,
Soif Silencieuse de branches et d’arbres
Lancés vers la lumière,
Comment saurons-nous un jour, de toutes nos forces,
A quel point la grande vie converge,
Comment laisserons-nous le pauvre, l’étranger, nous ouvrir le chemin,
L’autre, le différent, revêtir pour nous ses habits de roi,
Comment reconnaîtrons-nous en eux le Passant infini,
Comment apprendrons-nous, à travers eux, l’ardente patience
Du fruit accompli ?

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Levain de ma joie
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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Demain, puis demain, puis demain (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



Demain, puis demain, puis demain
Les jours à petit pas glissent de l’un à l’autre
Jusqu’à la dernière syllabe du registre du temps;
Et tous nos hiers ont éclairé pour des fous
Le chemin de la mort poudreuse.
Eteins-toi courte flamme!

La vie n’est qu’une ombre en marche, un pauvre acteur
Qui se pavane et se démène une heure durant sur la scène.
Et puis qu’on n’entend plus: c’est un récit
Dit par un idiot, plein de bruit et de fureur.
Et qui ne signifie rien.

(William Shakespeare)


Illustration: Gilbert Garcin

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MA JEUNESSE (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2019



 

Edvard Munch, Despair  500

MA JEUNESSE

Je n’ai pas fait tout mon chemin
Que déjà je tourne la tête
Pour découvrir comment s’est faite
Ma jeunesse et je n’en sais rien
Ma jeunesse et je n’en vois rien

Elle a dû passer poliment
Et pour ne déranger personne
N’a laissé que l’écho qui sonne
Au fond de la tête et qui ment
Au fond de la tête et qui ment

Peut-être sans que je l’aie su
Avons-nous fait la route ensemble
Tout le long de ces jours qui tremblent
D’être passés inaperçus
D’être passés inaperçus

J’ai pourtant cueilli mes saisons
Sans en laisser échapper une
J’ai pourtant payé à la lune
Ma part de rime et de raison
Ma part de rêve et de chanson

Je m’en venais d’après le vent
Afin que tu m’y reconnaisses
Et si j’ai croise ma jeunesse
L’aurai laissé passer devant
Je l’ai laissé passer devant

(Gilles Vigneault)

Illustration: Edvard Munch

 

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IZMIR À TROIS HEURES (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019



IZMIR À TROIS HEURES

Peu avant la prochaine rue déserte
deux mendiants, dont l’un n’a plus de jambes –
et que l’autre porte de-ci de-là sur le dos.

Ils s’arrêtent – comme sur une route à minuit un animal
ébloui fixe les phares d’une voiture –
un instant puis continuent leur chemin

aussi vite que les écoliers d’une cour de récréation
et traversent la rue pendant qu’une myriade
d’horloges torrides tictaque dans l’espace de midi.

Du bleu qui passe sur la rade en glissades incandescentes.
Du noir qui rampe puis s’estompe, oeil hagard dans le roc.
Du blanc qui souffle en tempête dans le regard.

Lorsque les sabots ont piétiné trois heures
l’obscurité cognait aux parois de lumière.
La ville rampait aux portes de la mer

et scintillait dans la lunette du vautour.

(Tomas Tranströmer)

Illustration

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Tant qu’il n’y a pas la mort bien visible (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Arnold Böcklin

    
Un vieux Gitan :
« Pour la plupart des hommes,
tant qu’il n’y a pas la mort bien visible
au bout du chemin,
ils restent dans l’inessentiel.

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Une lointaine lueur d’étoile (Amina Saïd)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2019



tous les chemins
ramènent au même lieu

le voyage est cheval d’illusion
les braises du monde
noircissent son pas démesuré

elles brûlent
nos langues inquiètes

en lui-même
le poème cherche
il est cette eau noire
qui nous éblouit

lorsque nous lui restituons
une lointaine lueur d’étoile

(Amina Saïd)

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