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Quand on porte une pensée dans son cœur (Chen Zi’ang)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2018




    
Quand on porte une pensée dans son cœur
on la loge dans ses yeux
et si les sentiments veulent s’échapper
on les confie a la parole

Chaque beau jour qui s’écoule
s’en va pour ne plus revenir ;
Le printemps suit son cours rapide
et déjà touche à son déclin.
Abîmé dans une rêverie sans fond,
je ne sais où se perdent mes pensées ;
Je suis couché sous les grands arbres,
et je contemple l’œuvre éternelle.

Hélas !
toute fleur qui s’épanouit
doit mourir en son temps,
Les chants plaintifs du ki-kouey
en avertissent mon oreille attristée.
Que d’êtres anéantis, depuis l’âge antique
des grands vols d’oies sauvages !

L’homme le plus populaire des siècles passés,
s’il revenait aujourd’hui, qui le reconnaîtrait ?
Les fleurs appelées Lân et Jo,
depuis le printemps jusqu’à l’été,
Croissent avec vigueur.

Oh ! combien elles sont verdoyantes !
combien elles sont verdoyantes !
Solitaires, au plus profond des bois,
elles développent leur beauté
dans le bosquet désert.
La fleur entrouvre sa corolle odorante,
et s’élance sur sa tige
dans tout l’éclat de ses vives couleurs.

Cependant le soleil s’éloigne
et s’affaiblit peu à peu :
Le vent d’automne surgit
au milieu des feuilles tremblantes ;
Les fleurs de l’année s’épuisent
et tombent entraînées par lui ;

Mais le parfum de la fleur,
enfin, que devient-il ?

(Chen Zi’ang)

 

 

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Le poète prend congé d’un ami (Chen Zi’ang)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2017



Le poète prend congé d’un ami

La lampe d’argent laisse échapper sa fumée bleue,
Des vases d’or étincellent sur une table servie magnifiquement ;
Ne pensons qu’à l’accord harmonieux de nos luths
tandis que nous sommes réunis dans cette charmante demeure ;

Je ne veux songer aux routes qui m’attendent
qu’à l’heure où il faudra nous séparer.
Quand cette lune brillante
aura disparu derrière les grands arbres,
Quand les premières lueurs du jour
effaceront la blanche clarté du fleuve céleste,

Alors il sera temps de s’acheminer
vers le lointain pays de Lo-yang ;
Mais ces doux instants passés ensemble,
hélas ! quand pourrons-nous les retrouver ?

(Chen Zi’ang)

 

 

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