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Des narcisses s’élève la senteur (Sôseki)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2022



Narines impuissantes
Pourtant à mon chevet
Des narcisses s’élève la senteur

(Sôseki)

Illustration: Narcisses des poètes (Narcissus poeticus) voir  lenoeildesophie

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LE SURSAUT (Georges Henein)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2022



 

Brendan Monroe_Competitors_2009_1518_97

LE SURSAUT

Le doit et l’avoir
ne se lisent plus
dans le cristal fou des temples

pour un instant
seulement
par-delà le gel des années inutiles
une force nouvelle se hisse
dans les yeux des officiants

instant d’alarme et de griffe
redoublement de grâce
au chevet de la grande forêt
où se perd le prix de chaque geste

L’horreur du lendemain
suffit à soutenir le rêve.

(Georges Henein)

Illustration: Brendan Monroe

 

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J’ai fait s’asseoir mon enfant à mon chevet (Ishikawa Takuboku)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2021




    
J’ai fait s’asseoir mon enfant à mon chevet,
et quand j’ai regardé fixement son visage,
elle a détalé.

***

(Ishikawa Takuboku)

 

Recueil: Le jouet triste
Traduction: Jérôme Barbosa et Alain Gouvret
Editions: Arfuyen

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L’immense abîme (Ossip Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 12 mars 2020



L’immense abîme est sombre et transparent,
La fenêtre langoureuse blanchit.
Qu’est-ce qui fait le coeur, si lentement
Et si obstinément s’appesantir ?

Tantôt il coule vers le fond de tout son poids,
Ayant du cher limon la nostalgie,
Tantôt brin de paille manquant la profondeur,
Il fait surface sans effort.

Avec une feinte douceur, reste au chevet
Et sois toute ta vie par toi-même bercé,
Souffre de ton angoisse comme d’une fable,
Et sois tendre, mais avec un superbe ennui.

(Ossip Mandelstam)


Illustration retirée sur demande de l’artiste

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DANS LA CHAMBRE (Isaïe Spiegel)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2019



Illustration: Ernest Pignon Ernest

    

DANS LA CHAMBRE
(extrait)

Chauve-souris — la peur sur les sombres grabats,
À leur chevet des sacs, lugubres paquetages.
Dans l’ombre du cachot, par d’étroits soupirails
Jaillissait sur les murs la peur blanche, sauvage.

Une terrible nuit de soupirs et de pleurs
S’étend nouée avec le vent sur les planètes,
Au ciel des milliers d’étoiles sont phtisiques,
Ta main tiède caresse une dernière larme.

Tu gis sur le grabat, mais tes yeux sont rivés
Aux planches du chariot de mort,
C’est le couteau de l’abattoir que le vent aiguise dehors
O qui viendra dans l’aube nous sauver?

Et des songes sereins avec les yeux mi-clos,
Les sourcils trempés dans le plomb ardent
On rêve de vergers en fleurs dans les prairies,
Des eaux qui prient chantent en passant.

Les vêtements qu’on a laissés dans les armoires,
Les voilà maintenant qui s’échappent tout seuls
Et chacun d’eux contient un visage, et l’on voit
Pendre au coeur de la chambre une lune rougeâtre.

(Isaïe Spiegel)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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LA NUIT (Reid Zychlinski)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2019



Illustration: Marc Chagall   
    
LA NUIT

La nuit
Quand je dors
Veille à mon chevet
Mon squelette –
De blanches rotules,
Un violon blanc.
Du trou des orbites
Jaillit
Dans mon rêve
La sonate au clair de lune.

(Reid Zychlinski)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

    

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J’ai décidé de partir (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2018



 

Main

J’ai décidé de partir le jour
où le dernier pétale des pivoines
tombera sur la table de chevet

Mais elles résistent merveilleusement
mon amour
et tu fais semblant de ne pas voir
que je les remplace chaque matin

(Jean-Hugues Malineau)

Illustration

 

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LA PEAU (Hervé Le Tellier)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



Illustration
    
LA PEAU

Yeux ouverts sur la nuit
Les ombres domestiques du chevet et du lit
La douce douce dune d’une épaule polie.

(Hervé Le Tellier)

 

Recueil: Zindien
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Faible est ma voix (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2018




    
Faible est ma voix, mais mon vouloir ne cède pas.
Et même, sans amour, je me sens plus légère.
Dans les hauteurs du ciel un vent souffle ample et pur
Et mes pensées ignorent la souillure.

La servante Insomnie a quitté mon chevet,
Je ne me morfonds plus près de la cendre grise,
Et sur la tour l’aiguille courbe de l’horloge
Ne me fait plus l’effet d’une aiguille qui tue.

Donc le passé sur moi perd son pouvoir.
La délivrance est proche. Je pardonne
En regardant la lumière qui joue
Sur le lierre mouillé par le printemps.

(Anna Akhmatova)

 

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AGONIE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration: Jacqueline Fabbri
    
AGONIE

Au chevet du sommeil c’est la porte du mort
Par où l’âme s’en va sans bruit.
Une agonie d’aigles de feu
S’ébat sur la blancheur des draps.
Il faudrait un peu d’eau fraîche;
Il faudrait qu’une main
Caresse ce visage
Déjà mordu, la peur au coeur et l’angoisse à la gorge.
Il faudrait qu’un soleil le prenne dans ses yeux,
Il faudrait qu’une mer l’arrose de ses cruches,
Il faudrait qu’un buisson de nos prairies mortelles
Le cache à son regard anxieux.

Songe aux fumées perdues dans la douceur des soirs,
Blé du ciel immobile et fauché par les cloches;
Songe aux bruits de la vie, songe à l’amour, ô coeur,
Ô coeur qui ne veut pas se rompre, ô coeur de proie.

Mais te voilà déjà tout blanc, comme un baigneur
Pris dans les harpes d’eau, la lumière éternelle.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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