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Poésie

Posts Tagged ‘cheveux’

Trois mois de printemps (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2020




    
Trois mois de printemps
Sans chevalet à mon koto
Un son seulement :
Cheveux emmêlés du soir
Qui ont effleuré les cordes

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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PHOLOE (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2020



PHOLOE

Oublie, A Pholoé, la lyre et les festins,
Les Dieux heureux, les nuits si brèves, les bons vins
Et les jeunes désirs volant aux lèvres roses.
L’age vient : il t’effleure en son vol diligent,
Et mêle en tes cheveux semés de fils d’argent
La pâle asphodèle à tes roses

(Leconte de Lisle)

 

 

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La fille aux cheveux de lin (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2020



Daniel F. Gerhartz - Tutt'Art (11) [800x600]

La fille aux cheveux de lin

Sur la luzerne en fleur assise,
Qui chante dès le frais matin ?
C’est la fille aux cheveux de lin,
La belle aux lèvres de cerise.

L’amour, au clair soleil d’été,
Avec l’alouette a chanté.

Ta bouche a des couleurs divines,
Ma chère, et tente le baiser !
Sur l’herbe en fleur veux-tu causer,
Fille aux cils longs, aux boucles fines ?

L’amour, au clair soleil d’été,
Avec l’alouette a chanté.

Ne dis pas non, fille cruelle !
Ne dis pas oui ! J’entendrai mieux
Le long regard de tes grands yeux
Et ta lèvre rose, ô ma belle !

L’amour, au clair soleil d’été,
Avec l’alouette a chanté.

Adieu les daims, adieu les lièvres
Et les rouges perdrix ! Je veux
Baiser le lin de tes cheveux,
Presser la pourpre de tes lèvres !

L’amour, au clair soleil d’été,
Avec l’alouette a chanté.

(Leconte de Lisle)

Illustration: Daniel F. Gerhartz 

 

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Chanson pour une amoureuse nue (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2019



C’est une femme bleue
appuyée aux cheveux.

C’est une femme rouge
appuyée à l’épaule.

C’est une femme nue.
Tu lui donnes ton nom.

Ma douleur vaillante
prisonnière, debout.

Une femme sur ma route.
Tu lui donnes ton visage.

Je te cherche, elle répond.

C’est une femme
transparente
appuyée
à la lampe.

C’est une femme
étendue
qur qui rêve
le ciel.

C’est une femme
endormie
sur qui tu
marches seule.

C’est une femme
renouvelée
pour qui tourne
la terre.

C’est une femme
inconnue
les mains rongées
de fruits.

(Edmond Jabès)

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NOEL (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2019



 

 

NOEL

Les carillons de Noël
Dans le vent nocturne…
Qui sait où sont aujourd’hui
Les cloches
Et les sons de jadis ?

Les sons vivants
Des ans écoulés
Avec leur beauté enfantine
Et leurs cheveux parfumés
Leurs cheveux parfumés de l’odeur de résine
Avec des lèvres et des boucles
Alourdies par les rêves ?

Et d’où viennent les cloches
D’aujourd’hui

Les vagabondes cloches d’aujourd’hui ?
Les jours présents
Glissent dans un souffle.
Qui écoute seulement si c’est une plainte
Ou le rieur mois de Mai
Le rougissant fleurissant mois de Mai ?

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration

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Tremblant trouvère (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2019



Tremblant trouvère

Je pense à tes yeux qui trouent les nuages
Je pense à ton visage
N’oublie pas petite
Que les nuits et les jours sont mariés à jamais

Je pense à la marraine du vent
Qui a jeté sa coiffe au fond des mares noires
Je pense à tes yeux
Je pense à ton corps à sa soif d’orage à sa soif d’eau pure
Crois-moi petite les jours et les nuits
Ont même visage aux cendres de l’amour

N’oublie pas
N’oublie pas petite que l’amour est un fruit
Pour tant de mains tremblant dans le feuillage du soir
Je pense à tes seins qu’un sanglot gonfle encore
Je pense à tes yeux qui se ferment lentement

Crois-moi petite
Et n’oublie pas que l’amour vient vite
Et n’oublie pas ces nuits qui ne sont pas venues
Et n’oublie pas ces joies passées on ne sait où
Et n’oublie pas que l’amour s’en va vite

(Robert Momeux)

Illustration: Francine Van Hove

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Il me manque du temps pour louer tes cheveux (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2019



Il me manque du temps pour louer tes cheveux.
Il me faut les compter, les chanter un à un :
d’autres amants veulent vivre avec certains yeux,
moi je n’ai pour désir que d’être ton coiffeur.

En Italie on t’avait baptisée Méduse
pour l’éclat bouclé de ta haute chevelure.
Moi je t’appelle échevelée, ébouriffée :
mon coeur connaît bien les portes de tes cheveux.

Quand tu t’égareras dans tes propres cheveux,
ne m’oublie pas et rappelle-toi que je t’aime,
je suis perdu si je vais sans ta chevelure

par le sombre univers que font tous les chemins
monde qui n’est que d’ombre et de douleurs qui
passent, car le soleil monte à la tour de tes cheveux.

***

Me falta tiempo para celebrar tus cabellos.
Uno por uno debo contarlos y alabarlos
otros amantes quieren vivir con ciertos ojos,
yo sólo quiero ser tu peluquero.

En Italia te bautizaron Medusa
por la encrespada y alta luz de tu cabellera.
Yo te llamo chascona mía y enmarañada :
mi corazón conoce las puertas de tu pelo.

Cuando tú te extravíes en tus propios cabellos,
no me olvides, acuérdate que te amo,
no me dejes perdido ir sin tu cabellera

por el mundo sombrío de todos los caminos
que sólo tiene sombra, transitorios dolores,
hasta que el sol sube a la torre de tu pelo.

(Pablo Neruda)

Illustration: Edgar Degas

 

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Dans l’ondoiement du vent (Stefan George)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2019



Dans l’ondoiement du vent
Ma demande ne fut
Que rêverie
Et sourire
Ce que seul tu donnas.
Dans l’humide nuit
L’embrasement d’un éclat –
Maintenant le mai subjugue
Maintenant je dois bien
Pour ton oeil tes cheveux
Toutes les journées
Vivre dans la peine.

(Stefan George)


Illustration: John William Waterhouse

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POÈMES DE LA SEINE (Elhonen Vogler)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2019



Illustration: Leonod Afremov
    
POÈMES DE LA SEINE
(extrait)

Qui ne mesure nuit et jour
Que par Vénus aux bras ouverts
Voit dans le giron de Lutèce
Le songe devenir un ver.

À travers les prés verdissants
La terre sent, par lui foulée,
Dans la fumée des jours naissants
Les villes, ruines, s’écrouler.

Qui ne possède point de femme
Muet vers la Seine descend
Pour voir se mirer dans sa larme
Sa tête aux cheveux déjà blancs.

À qui n’a rien, pas même un toit,
Elle apprend, au bruit de sa vague,
Le langage du désarroi
Sur le boulevard Saint-Michel.

Pour tous les vagabonds elle est
Véritablement une mère
Qui sait apaiser toute plaie
Brûlant aux pieds de ceux qui errent.

(Elhonen Vogler)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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HIRONDELLE (Max Olivier Bizeau)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2019



Illustration: Christophe Monnin  
    
HIRONDELLE

Ta mère, quand elle t’écrivait
T’appelait hirondelle
Tu étais bonheur en l’espace
Délivrée d’elle, et pourtant
Comme prise dans ses cheveux
Unie au vent
Tes ailes coupant la lumière
Tu te cognais parfois à la vitre du ciel
Décourageant tes rêves
Ton vol de soie froissée
Annonçait la joie
Hirondelle, l’as-tu jamais su
Seule, tu faisais le printemps…

(Max Olivier Bizeau)

 

Recueil: Paris … en haïku et en brèves
Traduction:
Editions: La Simarre

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