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Poésie

Posts Tagged ‘choeur’

Le champ a réveillé ses enfants (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2019



    
Le champ a réveillé ses enfants
Son visage est choeur, ses mains sont cithare

Les oiseaux récitent leur passion
Un rossignol ravale sa langueur
Trempe sa corde
Dans le nectar de l’arbre

(Adonis)

 

Recueil: Lexique amoureux
Traduction: Vénus Khoury-Ghata Issa Makhlouf Houria Abdelouahed
Editions: Gallimard

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Que de jours passés (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2019



Que de jours passés
A guetter le battement des paupières
Sur une joie qu’on a humiliée

Le soleil en restera assombri
Malgré le chant des oiseaux
Et le chœur des vagues

J’aurais beau te prendre la main
Dans la boue du chemin
Et te serrer dans mes bras

J’aurais beau plonger ma main
Dans ton corsage du dimanche
Pour apaiser ton cœur
Qui bat fiévreusement
Sous un sein ferme.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Francine Van Hove

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LES SABLES (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2019



LES SABLES

Tout ce que le travail inlassable du temps
Accumule en nos coeurs de poussière ténue,
De vanités et de soucis inconsistants,

Comme s’ajoute au bord des vagues en sanglots
Un infini de sable à l’infini des flots,
Forme aussi dans mon coeur la dune aride et nue.

Mais il pleure derrière une mer inconnue,
Une mer dont les eaux lourdes et désolées
Par des barques jamais n’ont été violées.

Et moi-même roulé dans la médiocre vie,
Amenuisé par le frottement quotidien,
Je m’amuse d’un mot et je ne sais plus bien
La route en moi qui va vers la mer infinie.

Et comme en la tiédeur des juins épandus,
Quand le calme de l’heure est sur les métairies,
Un vieux berger dans le silence des prairies
Entend pleurer la mer que jamais il n’a vue,

De même en le miracle aussi de certains soirs,
Le choeur en moi se tait des voix quotidiennes
Et j’entends sangloter les plaintes surhumaines
De ces flots oubliés que je ne vais plus voir!

(François Mauriac)

Illustration: Ludovic Florent

 

 

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A l’ombre des lauriers (Stuart Merrill)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2019



Yuri Dubinin - (18) 

A l’ombre des lauriers et des cerisiers roses
Les tourtereaux rêveurs qu’endort le lourd midi
Roucoulent leur amour aux corolles mi-closes.

Et le long des degrés de porphyre des cours
Tintent les cordes d’or des lentes mandolines
Sous les doigts indolents d’un choeur de troubadours.

(Stuart Merrill)

Illustration: Yuri Dubinin

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Crépuscule d’automne (Stuart Merrill)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2019


 


 

Agata Modzelewska 500

Crépuscule d’automne

Sous le souffle étouffé des vents ensorceleurs
J’entends sourdre sous bois les sanglots et les rêves :
Car voici venir l’heure où dans des lueurs brèves
Les feuilles des forêts entonnent, choeur en pleurs,
L’automnal requiem des soleils et des sèves.

Comme au fond d’une nef qui vient de s’assombrir
L’on ouït des frissons de frêles banderolles,
Et le long des buissons qui perdent leurs corolles
La maladive odeur des fleurs qui vont mourir
S’évapore en remous de subtiles paroles.

Sous la lune allumée au nocturne horizon
L’âme de l’angelus en la brume chantonne :
L’écho tinte au lointain comme un glas monotone
Et l’air rêve aux frimas de la froide saison
A l’heure où meurt l’amour, à l’heure où meurt l’automne !

(Stuart Merrill)

Illustration: Agata Modzelewska

 

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C’est plus près et plus loin que cela (Walt Whitman)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2019



Toute architecture est ce que vous faites d’elle quand vous la regardez,
(Pensiez-vous que le monument était dans la pierre blanche ou grise ?
Y était-elle la ligne des voûtes et des corniches ?)

Toute musique est ce qui s’éveille en vous quand les instruments vous le rappellent,
Ce ne sont ni les violons, ni les cornets, ni les hautbois
ou les tambours battants, le solo du baryton filant sa romance
ou la partie du choeur des hommes ni celle du choeur des femmes,
C’est plus près et plus loin que cela.

(Walt Whitman)

 

 

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SONNET DE LA BOUCHE VUE EN RÊVE (André Berry)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2019




    
SONNET DE LA BOUCHE VUE EN RÊVE

Ayant requis Paula de sa faveur première,
J’attendais que le somme eût porté son conseil,
Quand, bâillante, elle offrit sa bouche à la lumière,
Y tourna par sa glace un rayon de soleil.

A quelque fine église en gothique manière
L’intérieur, miracle! était assez pareil;
Les lèvres paraissaient la superbe portière
Qui s’ouvrait, découvrant le dévot appareil.

La langue y composait un lisse et mol dallage,
Le palais un plafond en ogival ouvrage,
Les dents étaient piliers étincelants d’émail.

A la voûte du choeur, de cramoisi tendue,
La luette semblait la lampe suspendue.
Toute la gorge, au fond, n’était qu’un haut vitrail.

(André Berry)

 

Recueil: Poèmes involontaires suivi du Petit Ecclésiaste
Traduction:
Editions: René Julliard

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Ritournelle (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2019



 

Philippe Loubat _n

Ritournelle

Dans la plaine blonde et sous les allées,
Pour mieux faire accueil au doux messidor,
Nous irons chasser les choses ailées,
Moi, la strophe, et toi, les papillons d’or.

Et nous choisirons les routes tentantes,
Sous les saules gris et près des roseaux,
Pour mieux écouter les choses chantantes,
Moi, le rythme, et toi, le choeur des oiseaux.

Suivant tous les deux les rives charmées
Que le fleuve bat de ses flots parleurs,
Nous vous trouverons, choses parfumées,
Moi, glanant des vers, toi, cueillant des fleurs.

Et l’amour, servant notre fantaisie,
Fera, ce jour-là, l’été plus charmant :
Je serai poète, et toi poésie ;
Tu seras plus belle, et moi plus aimant.

(François Coppée)

Illustration: Philippe Loubat

 

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Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne (Charles Baudelaire)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2018



Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne,
Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,
Et t’aime d’autant plus, belle, que tu me fuis,
Et que tu me parais, ornement de mes nuits,
Plus ironiquement accumuler les lieues
Qui séparent mes bras des immensités bleues.

Je m’avance à l’attaque, et je grimpe aux assauts,
Comme après un cadavre un chœur de vermisseaux,
Et je chéris, ô bête implacable et cruelle !
Jusqu’à cette froideur par où tu m’es plus belle !

Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne.

(Charles Baudelaire)

 Illustration: Christian Schloe 

 

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Ça fait rir’ les oiseaux (La Compagnie Créole)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



passion

Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
Ça chasse les nuages
Et fait briller le soleil.
Ça fait rir’ les oiseaux
Et danser les écureuils.
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux.

Une chanson d’amour,
C’est comme un looping en avion :
Ça fait battre le cœur
Des filles et des garçons.
Une chanson d’amour,
C’est l’oxygèn’ dans la maison.
Tes pieds n’touch’nt plus par terre.

T’es en lévitation.
Si y a d’ la pluie dans ta vie,
Le soir te fait peur.
La musique est là pour ça.
Y a toujours une mélodie
Pour des jours meilleurs.
Allez, tape dans tes mains :
Ça porte bonheur.
C’est magique, un refrain
Qu’on reprend tous en chœur.

Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
Ça chasse les nuages
Et fait briller le soleil.
Ça fait rir’ les oiseaux
Et danser les écureuils.
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux.

T’es revenu chez toi
La tête pleine de souvenirs :
Des soirs au clair de lune,
Des moments de plaisir.
T’es revenu chez toi
Et tu veux déjà repartir
Pour trouver l’aventure
Qui n’arrête pas de finir.
Si y a du gris dans ta nuit,
Des larmes dans ton cœur.
La musique est là pour ça.
Y a toujours une mélodie
Pour des jours meilleurs.
Allez, tape dans tes mains :
Ça porte bonheur.
C’est magique, un refrain
Qu’on reprend tous en chœur

Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
Ça chasse les nuages
Et fait briller le soleil.
Ça fait rir’ les oiseaux
Et danser les écureuils.
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux

Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
Ça chasse les nuages
Et fait briller le soleil.
Ça fait rir’ les oiseaux
Et danser les écureuils.
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux

(La Compagnie Créole)

 

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