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Poésie

Posts Tagged ‘(Christian Da Silva)’

C’est toujours dimanche avec les mots, avec les mots … (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2019



Une algue a poussé dans le pré,
la mouette est sur l’érable
et la maison se fait voilier.

Dans le feu
s’étire un soleil de vacances,
juste assez
pour que le sable reste au sec.

Un rêve court, un rêve danse,
et c’est la plage dans ma main,
et c’est le blé dorant la neige,
et c’est une île qui revient.

Avec des mots d’eau fraîche,
la chaîne du puits lève l’ancre,
une histoire roule calèche
et c’est toujours dimanche,
avec les mots,
avec les mots …

(Christian Da Silva)

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Un poème (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2018



Un poème pour la terre
et le blé surgira
comme l’oiseau.

Un poème pour l’arbre,
et la feuille dira
le chant des sèves.

Un poème pour l’eau,
et la lumière
se peuplera de sources.

Un poème pour le chemin,
et le nuage nous apprendra
où se cachent les rêves.

Un poème pour le silence
et le vieux temps des fables
chaussera ses sabots
puisque tout sera dit.

(Christian Da Silva)


Illustration

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La nuit (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



La nuit, nous ne savons plus
si la mer est bleue ou verte,
si les algues ont froid ou chaud
dans leur maison de silence.

La nuit, nous savons seulement,
la respiration des vagues,
le sable devenu frais, comme au désert
et le ciel pareil à celui des savanes.

La nuit, nous ne saurons jamais,
le murmure des épaves
pour une étoile pressée,
quand, au-delà des dunes,
le grand forgeron déchaîne ses comètes,
quand, au-delà du temps et des eaux,
la terre s’arrondit
pour deviner le jour.

(Christian Da Silva)

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L’Algue (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2018



L’Algue

Elle qui sait danser
dit à la mer
que sa vague est trop forte.

Elle qui vient des sables
porte en mémoire
des châteaux très anciens.

Elle, la nuit,
reconnaît les étoiles
et les caresse de ses doigts.

Aile devient
sa longue main d’eau verte
et fait oiseau
le poisson bleu des fonds.

Elle qui sait danser
s’arrachera aux sables
pour s’enivrer d’écume
et mourir au matin.

(Christian Da Silva)


Illustration

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La parole est aux arbres (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018



La parole est aux arbres,
ils sont encore nos poumons
et partagent l’espace
où jardine l’oiseau.

La parole est aux sources,
elles sont encore notre peau,
un peu de ce murmure
où navigue l’enfance.

Et parole à la pierre
qui fut notre maison,
apprivoisant l’été
pour réchauffer sa nuit.

Ces trois nous gardent vie
et nous donnent pouvoir
de sauver nos racines.

(Christian Da Silva)


Illustration

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Parfois (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2018



Parfois, j’invite un pays lointain
dans mon château d’argile.
Nous échangeons nos vieux habits,
je deviens ce ruisseau
qui court trop vite vers la mer,
tandis que lui, un peu frileux,
écrit, près de mon feu,
de longs récits
que je lirai plus tard.
Il m’apporte des noms et des images
où tout recommence.
Puis, emportant vin et fromage,
il s’en retourne,
avec la dernière hirondelle,
retrouver ces fruits roses
dont le parfum est sous ma langue.

(Christian Da Silva)


Illustration: Michel Ogier

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J’aurai peut-être (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2018



J’aurai peut-être
une maison verte
ce sera l’arbre inhabité,
ce regard vers la mer
où tant d’eau me regarde,
et l’infini du ciel.

J’aurai peut-être
une autre vague
pour devenir l’île perdue
sous une étoile qui divague.

Arbre veux-tu? Algue veux-tu?

(Christian Da Silva)

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L’hiver déjà éteint la page (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017




    
L’hiver déjà éteint la page

L’hiver déjà éteint la page
et le sang en sait plus
envahir la neige

nos voix malgré tout
restent futures

patience à la sève
le regard déplace tant de mots

*

Le vent nous désigne
ici ou ailleurs
la peau choisit son autre cause
à tout hasard
une phrase essuie la vitre
et se mêle à la pluie
le reste à présent piétine
où fut la blancheur
entre l’argile et ce livre
qui n’en finit pas
d’étreindre ses pages

(Christian Da Silva)

 

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Le pain vient de naître au verseau de la pierre (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2017



Le pain vient de naître
au verseau de la pierre
l’ombre y est chaude
l’écriture adroite

d’un oiseau au voyage
le vent patoise
les mots s’attardent
gardent tes mains posées
sur une phrase ouverte
que les racines touchent

(Christian Da Silva)

 

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Je n’invente rien (Christian da Silva)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2017



Je n’invente rien.

Mes histoires et mes mots
sont les mêmes que les tiens.
Simplement, je les assemble de telle sorte
qu’ils puissent de surprendre.

Si tu ne vois pas tout à fait ce que je vois,
ça n’a pas d’importance :
l’essentiel est que ton regard invente autre chose,
que mes objets, mes arbres, mes herbes
ou mes étangs deviennent les tiens.

Tu ne sauras jamais tout à fait
comment s’éclaire le soir à ma fenêtre…
Mais si un mot éveille en toi
un autre moment de lumière sur ta vitre,
mon poème sera le tien et le soir, justement,
pourra te prendre par la main…

(Christian da Silva)

Illustration

 

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