Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘cigogne’

EN ÉTÉ SUR LA MONTAGNE DE LA CIGOGNE (Dai Shulun)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2019



EN ÉTÉ SUR LA MONTAGNE DE LA CIGOGNE

Le vent des cieux me pousse au sommet
Chargé de roses, le souffle offre la fraîcheur
au sixième mois
J’emprunte les deux cigognes blanches
au vieux moine
Qui m’emportent sur leur dos
au fond des nuages d’azur

(Dai Shulun)

Illustration

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Se souvenir des gestes (Daniel Leduc)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



Se souvenir
des gestes
dans l’arbre

que le vent
ébauche

avec
les premières feuilles
du printemps

les cigognes
tracent
une phrase
dans le ciel

avant
de se percher
sur un mot

le seul mot
qui fera nid

pourquoi

le seul mot
couvé

par l’uni-
vers

(Daniel Leduc)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

J’ai appris à mener une vie simple et sage (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2019



J’ai appris à mener une vie simple et sage,
À regarder le ciel, à prier Dieu,
À marcher longuement avant la nuit
Pour fatiguer mon angoisse inutile.

Quand bruissent les bardanes dans le creux du fossé,
Quand jaune orange s’incline la grappe du sorbier,
Je fais des vers joyeux
Sur la vie éphémère, éphémère et superbe.

Je rentre. Me lèche la paume
Un chat duveteux, il ronronne, câlin.
Au bord du lac un feu perçant s’allume,
Sur la tourelle de la scierie.

De loin en loin le cri d’une cigogne
Se posant sur le toit transperce le silence.
Et si tu frappes à la porte
Je n’entendrai même pas, je crois.

(Anna Akhmatova)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

D’UNE PERFECTION (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



D’UNE PERFECTION

ce qui est immortel ressemble
aux cigognes venues
d’un soleil égaré
nous n’avons pas le droit
d’en retenir
fût-ce une plume
fût-ce l’ombre d’un cou
va-t-en vivre chez toi
entre tes seins plus borgnes
que l’horizon mort-né
moi je retourne à mon désert
où les mots sont privés de pétales
car je reste quelconque
c’est mon église
car tu restes quelconque c’est ta chance
d’être avoine qui court
ou avoine couchée sous le galop du vent
séparons-nous
puisque tout est parfait

(Alain Bosquet)

Illustration

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

POÈME D’AUTOMNE (Liu Yuxi)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018



cigogne [800x600]

POÈME D’AUTOMNE

Depuis toujours à l’approche de l’automne
On s’attriste de la solitude
Pour moi, l’automne est plus radieux que le printemps
Une cigogne sillonne le ciel limpide
Au-dessus des nuages
Son lyrisme file jusqu’aux cieux émeraude

(Liu Yuxi)

Illustration

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

LA CIGOGNE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018



Illustration
    
LA CIGOGNE
Tchen-Tsé-Tsi

O pauvres habitants de la grande Patrie du Milieu,
vous êtes en proie à la guerre civile,
et mon cœur pâlit de tristesse, lorsque je songe à votre misère !

Vous êtes nés libres, et vous êtes esclaves ;
vous êtes punis quoique vous n’ayez fait aucun mal.
Quand donc viendra pour vous le jour du salut ?

De quelle race est-il, l’homme choisi par le ciel pour vous tirer de peine ?
Une blanche cigogne apparaît, là-bas, parmi les nuages,
mais on ne sait pas encore sur quelle maison elle se posera.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

PROMENADE LE SOIR DANS LA PRAIRIE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018




    
PROMENADE LE SOIR DANS LA PRAIRIE
Thou-Fou

Le soleil d’automne a traversé la prairie, en venant de l’est ;
maintenant, il glisse derrière la grande montagne de l’ouest.

Il reste une lueur dans le ciel ; sans doute, le jour se lève, de l’autre côté de la montagne.
Les arbres sont couverts de rouille, et le vent froid du soir décroche les dernières feuilles.

Une cigogne veuve, regagne son nid solitaire, tristement et lentement,
comme si elle espérait encore voir revenir, celui qui ne reviendra plus.

Et les corbeaux font un grand bruit autour des arbres,
pendant que la lune commence à s’allumer, pour la nuit.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

DEBOUT DANS LE FROID (Su Shi)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2018



DEBOUT DANS LE FROID

Le croissant lunaire est accroché
aux branches clairsemées du platane
La clepsydre s’arrête
Les voix s’éteignent
Qui voit l’ermite faire là-bas les cent pas tout seul ?
Ce n’est qu’une cigogne solitaire qui bouge dans l’ombre

En sursaut, elle tourne la tête
Son coeur brisé n’est compris de personne
Les branches examinées l’une après l’autre
Aucune d’elles ne la retient
Elle a trop froid pour rester seule sur cette plage

(Su Shi)

 

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LES CHEVEUX BLANCS (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2018




    
LES CHEVEUX BLANCS
Tin-Tun-Ling

Les sauterelles vertes poussent en même temps que le blé ;
ainsi, dans la belle saison, les jeunes gens boivent et folâtrent.

Mais ceux dont l’esprit s’élève, deviennent bientôt tristes,
car les nuages noirs se balancent à moitié chemin du ciel.

Les hirondelles noires s’en vont ; les cigognes blanches arrivent ;
ainsi les cheveux blancs suivent les cheveux noirs ;

Et c’est une règle unique, sur toute la terre ;
comme il n’y a qu’une lune, dans le ciel.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Du haut du pavillon des Cigognes (Wang Zhi-huan)

Posted by arbrealettres sur 26 janvier 2018




    
Du haut du pavillon des Cigognes

Le soleil blanc s’efface par-delà les montagnes
Le fleuve Jaune se rue vers la mer
Vaste pays qu’on voudrait d’un regard embrasser :
Montons encore d’un étage

(Wang Zhi-huan)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :