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Posts Tagged ‘circonférence’

Personne et cependant l’immensité de l’être (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2019



    

Personne et cependant l’immensité de l’être
L’infini lègue aux choses un vêtement d’éther

Chemin de l’un vers l’unité
Le présent se donne à l’instant

Ici l’intensité
L’arc du corps

Ici l’effort
La corde raide

Ici l’énergie
La flèche en vérité

La cible sans circonférence ni centre coïncide avec la visée
L’archer s’éveille à la réalité

C’est l’éclair de haute pression physique
Où la terre sombre dans l’eau

Et la noyade appelle la fièvre
Et l’eau sombre dans le feu

De ce brasier les corps s’évadent
Le feu sombre dans l’air

Alors du vide de la chute
Monte le souffle en partage

Avec la lumière
Et la lumière de la lumière

(André Velter)

 

Recueil: Le Haut-Pays suivi de La traversée du Tsangpo
Traduction:
Editions: Gallimard

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Circonférence (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019



Mon affaire
est la Circonférence

(Emily Dickinson)

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Tracer une circonférence (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2019




    
Tracer une circonférence
s’y introduire.

De là il est peut-être possible
de voir toutes les choses
la même distance.

***

Trazar una circunferencia
e introducirse en ella.

Tal vez se pueda desde allí
ver todas las cosas
a la misma distancia.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Quatorzième poésie verticale
Traduction: Sivia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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Un regard qui serve (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2019




    
Un regard qui serve à effacer la circonférence
et à conserver le centre.
Un don qui serve à effacer la main
et à conserver l’offrande.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Fragments verticaux
Traduction:
Editions: José Corti

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La Crise est un Cheveu (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2018



La Crise est un Cheveu
Vers quoi les forces rampent
Après quoi – les forces reculent
Si elle advient dans le sommeil

Suspendre son Souffle
Est le mieux qu’on puisse faire
Ne sachant si c’est la Vie ou la Mort
Qui sont en subtil suspens –

La poussée d’un instant
La pression d’un Atome
L’hésitation d’un Cercle
Sur sa Circonférence

Peut faire trembler la Main
Ajustant le Cheveu
Qui empêche l’Éternité
De se présenter – Ici –

***

Crisis is a Hair
Toward which forces creep
Past which – forces retrograde
If it come in sleep

To suspend the Breath
Is the most we can
Ignorant is it Life or Death
Nicely balancing –

Let an instant push
Or an Atom press
Or a Circle hesitate
In Circumference

It may jolt the Hand
That adjusts the Hair
That secures Eternity
From presenting? Here –

(Emily Dickinson)


Illustration: Odilon Redon

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Le Lieu est où fut la Présence (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2018



À Trois heures et Demie, un unique Oiseau
Dans un Ciel silencieux
A proposé une phrase unique
De prudente mélodie –

À Quatre heures et Demie, l’Expérience
A maîtrisé l’essai
Et voici que le Principe argentin
A supplanté tout le reste –

À Sept heures et Demie, Élément
Ni Instrument, ne se voient —
Le Lieu est où fut la Présence
Entre, la Circonférence –

***

At Halfpast Three, a single Bird
Unto a silent Sky
Propounded but a single term
Of cautious melody –

At Half past Four, Experiment
Had subjugated test
And lo, Her silver Principle
Supplanted all the rest –

At Half past Seven, Element
Nor Implement, be seen –
And Place was where the Presence was
Circumference between –

(Emily Dickinson)


Illustration

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EX NIHILO (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2018




    

EX NIHILO

Nous sommes faits de rien,
Nos cités se dressent au-dessus du vide,
Et dans des bars chromés
Des ombres boivent leur soûl de larmes,

Les doigts distraits des femmes passent
Sur des soies, des fleurs, un miroir,

Les caméras et les voitures
Virent sur le moyeu du rien
Sur lequel tournent les années, les étoiles.
Au-delà des maisons et des champs
Se dressent les collines enveloppées de forêts,
Et sur chaque feuille est tracé
Le motif de l’esprit éternel
Qui arrache les royaumes à la poussière.

Au-dessus des forêts s’étendent les nuages,
Champs blancs où la vue qui s’élève
S’arrête à la circonférence de l’air,

Et les lointaines constellations se meuvent
Autour du centre d’une pensée
Sur l’ordre de cet amour

Dont l’être est le souffle de vie,
La terre ferme que nous foulons,
Le corps divin que nous mangeons,
L’incarnation que nous vivons.

***

EX NIHILO

Out of nothing we are made,
Our cities rise upon the void,

And in chromium-plated bars,
Shadows drink their fill of tears,

Women’s transient fingers pass
Over silks and flowers and glass,

Cameras and motor-cars
Spin on the hub of nothingness
On which revolve the years and stars.

Beyond the houses and the fields
.Pise the forest-shrouded huis,
And upon each leaf is traced
The pattern of the eternal mind
That sommons kingdoms from the dust.

Above the forent lie the clouds,
White fields where the soaring sight
Lests on the air’s circumference,

And distant constellations move
About the centre of a thought
By the fiai of that love

nase being is the breath of life,
The terra firma that we tread,
The divine body that we eat,
The incarnation that we live.

(Kathleen Raine)

 

Recueil: Sur un rivage désert
Traduction: Marie-Béatrice Mesnet et Jean Mambrino
Editions: Granit

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Les fleurs ne sont pas interrogatrices (Georges Themelis)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2018



 

Les fleurs ne sont pas interrogatrices.
Elles n’espèrent que le destin de devenir des livres d’amour pour les oiseaux
Ou mourir simplement et sans tristesse sous un regard de jeune fille.
Elles n’ont pas de doute du probable, l’amertume de l’irrévocable.

Elles n’ont pas de mémoire. Elles ont oublié le départ initial et la nostalgie du retour.
Elles donnent sans hésiter, comme les petits enfants aux mains de la bonne journée.
Leur gloire est de s’endormir dans le sein des morts.

Elles ne sont pas interrogatrices et ne demandent pas au vent d’où il vient
Ni où il va. Elles ne creusent pas la neige pour
trouver l’extrémité de la blancheur ; elles ne réfléchissent pas
Pour connaître le sort de leur ombre qui se perd dans les corridors de l’eau,
Et ne se demandent pas pourquoi roulent les voitures
pourquoi sonnent les horloges en blessant la mémoire,
Pourquoi naissent et meurent — meurent et naissent
les hommes,
Pourquoi les morts n’écoutent pas, pourquoi ils ne
parlent pas, pourquoi ils ne se présentent pas à l’autre entrée,
Ni ce qu’il est advenu de l’autrefois, cet avant tout
l’avant qui n’existe et ne revient pas en arrière,
Et ce qui est arrivé pour que le soleil s’en tienne à sa course en multipliant les chevaux,
en transformant les chevaux.

Qui sait, qui peut dire vers où se dirigent et vont les axes de l’éternel ?

Peut-être se dirigent-ils vers le point du début pour parfaire la circonférence

Pour terminer l’aventure de la fuite lointaine et
exclure du domaine de l’accompli, tous les possibles et tous les vols inutiles
En rejetant leur moi, en annulant leur moi
Sans commencement ni fin dans l’immobilité de la plénitude,
Scellant le mouvement parfait dans l’immobilité complète
Comme une statue, vaisseau en relief qui voyage, voyage…

Les fleurs seront pleinement accomplies en retrouvant leur réalité totale
Et leur gloire sera de se donner spontanément à ton regard parfait

(Georges Themelis)

Illustration

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Escargot (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2018




    
Escargot,
un peu de repos.

Où tu es
sera le centre.

La pierre sur l’eau
et le cri dans le vent
Tournent les images
pures de ton rêve,
les circonférences
impossibles sur ton corps.

Escargot, got, got, got,
un peu de repos.

(Federico Garcia Lorca)

 

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Circonférence (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Mon affaire
est la circonférence

(Emily Dickinson)

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