Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘circonvolution’

À la base, Le minéral (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2020




Illustration: ArbreaPhotos
    
À la base,
Le minéral.

Toutes ces lignes, ces courbes,
Ces circonvolutions

Qui sur la terre prennent du corps,
Deviennent des formes,

Traquées par les tensions
Qui traversent l’espace
Et le régissent, tensions

Entre le soleil proche
Et les milliards
D’astres à la recherche
De quelque chose à faire
De mieux.

La douceur, la tiédeur
La rondeur du sein

(Guillevic)

 

Recueil: Accorder poèmes 1933-1996
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tente enfin l’aventure (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



Illustration: Gao Xingjian
    
Tente enfin l’aventure:
détruis de l’intérieur
les mots et leur caillasse.
Retrouve saveurs, vapeurs
et parfums et cliquetis.
Le poème en ses origines.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Dormir sept ans
Traduction:
Editions: De la Différence

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Et nous voici suivant (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



Illustration: Francine Van Hove
    
Et nous voici suivant
cercles, circonvolutions,
du doigt, de la plume.
Et cherchant le clos final
pour dormir en poème.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Dormir sept ans
Traduction:
Editions: De la Différence

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Et ce ne sont que labyrinthes (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2018



Illustration: Jaime Zollars    
    
Et ce ne sont que labyrinthes
quelque part, des circonvolutions
te font perdre la tête
et te guette le bègue amour
qui rend ta vie incertaine.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Lieux épars
Traduction:
Editions: De la Différence

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Etrangers l’un à l’autre (Ismaïl Kadaré)

Posted by arbrealettres sur 2 octobre 2017



Etrangers l’un à l’autre

L’un à l’autre depuis longtemps étrangers,
entre nous tout a été dit;
comme des pierres qui ont cessé de rouler,
chacun a arrangé sa propre vie.

Nul chemin, aucun sentier
ne nous relie plus nulle part,
comme au Moyen Age ces villes retranchées
derrière tours, douves et remparts.

La nuit, pourtant, quand mon cerveau lassé
condamne portes et fenêtres,
tu sais, pour t’y glisser,
un passage que tu es seule à connaître.

Longeant ses circonvolutions
comme les allées d’un jardin,
tu entres dans mes rêves par effraction
et m’adresses en riant des signes de la main.

Quand dans le ciel les étoiles commencent
à pâlir, soudain inquiète,
à pas rapides tu t’éloignes en silence
par ce chemin que tu es seule à connaître.

Au jour la vie reprend, immuable;
l’un comme l’autre, chacun de son côté,
reste muré dans sa froideur imprenable
comme au Moyen Age les villes fortifiées.

(Ismaïl Kadaré)


Illustration: Pieter Bruegel l’Ancien

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