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Poésie

Posts Tagged ‘cithare’

Sur le tard, je n’aime que la quiétude (Wang Wei)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2019



Sur le tard, je n’aime que la quiétude.
Loin de mon esprit la vanité des choses.
Dénué de ressources, il me reste la joie
De hanter encore ma forêt ancienne.

La brise des pins me dénoue la ceinture;
La lune caresse les sons de ma cithare.
Quelle est, demandez-vous, l’ultime vérité?
Chant de pêcheur, dans les roseaux, qui s’éloigne…

(Wang Wei)

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Un deux trois (Pierre Ferran)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



Un deux trois
nous irons hautbois
pour danser
bien qu’il soit cithare

(Pierre Ferran)


Illustration

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Je (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2018



Je

Si je fus tigre et serpent, je m’accuse
D’avoir perdu toute férocité.

J’étais aveugle, en ce temps, bien aveugle
Car je voyais hors de moi seulement.

Lèvres, pourquoi mentir à d’autres lèvres ?
Les mots sont là pour tuer les baisers.

Un oiseau meurt en moi lorsque je chante.
Reviendra-t-il, musique sous les plumes,
Pour me bercer ? Auprès de moi, la mer
Dans une barque en vieux bois de cithare
Vient déposer mes dernières victimes.

(Robert Sabatier)

Illustration: Zdzislaw Beksinski

 

 

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L’oubli a une cithare (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2018


cithare1

L’oubli a une cithare
sur laquelle la mémoire joue
ses tristesses silencieuses

(Adonis)

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LA HARPE (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



LA HARPE

La musique allait seule. il n’y avait plume, pelage,
lait ou fumée ou noms. Ce n’était jour ni nuit.
Seule entre les planètes, de l’éclipse naissant
la musique tremblait tout comme un vêtement.
Soudain le feu, le froid gemmèrent une goutte
et l’univers dressa son spacieux étalage,
lave, cendre hérissée et aurore glissante,
tout transmigra de dureté en dureté,
et sous l’humidité céleste fraîche éclose
le diamant instaura sa symétrie glacée.
Alors le son premier,
la musique esseulée, la musique du monde
se glaça et tomba en étoile changée,
en harpe ou en cithare, en silence ou en pierre.

Dans le froid de l’hiver, sur 1a côte chilienne,
lorsque la pluie s’abat et lave les semaines,
oyez : la solitude est à nouveau musique,
et je ne sais, mais il me semble que le vent,
la pluie, le temps, cela qui a ailes et vagues,
passe et grandit. La harpe, de l’oubli s’éveille.

(Pablo Neruda)


Illustration: Timothy Martin

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CHANSON DU LOUP ET DE LA BERGÈRE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018




    
CHANSON DU LOUP ET DE LA BERGÈRE

Les guitares, les cithares
Les tambours et le printemps,
Les vielles, les violes…
Mais la reine d’un sourire
Brise ces vergers chantants :

« Ta chèvre est dans le trèfle, Maria,
Ta chèvre est dans le trèfle
Dans le trèfle du roi, Maria,
Dans le trèfle du roi. »

« Va la chercher, ma chèvre,
Mon beau chien de berger.
Tu auras du pain d’orge
Et des os à ronger. »

Quand il fut à la chèvre
Les loups l’avaient mangée.
Ma bergère, bergeronnette,
Ma bergère en a pleuré.

Ma bergère, bergeronnette,
Ma bergère en a pleuré.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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Jeu de cithare (Li Duan)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018




    
Jeu de cithare

Devant la chambre de jade, sons de cithare :
Sa main caresse les chevilles aux grains d’or
Désirant attirer le regard de Zhou-lang
Par instants à dessein elle se trompe de cordes

(Li Duan)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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L’INSTANT (Jorge Luis Borges)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017




    
L’INSTANT

Mais où sont-ils passés, les siècles et les rois?
Et l’herbe exterminée aux sabots du barbare,
Et les sabots exterminants? et la cithare
Héroïque, et l’arbre d’Adam, et l’autre Bois?
Seul est vrai le présent, ce désert. La mémoire
Bâtit le temps. L’horloge et le calendrier
Ont la succession et le dol pour métier.
L’année est simulacre aussi bien que l’histoire.
Entre l’aube et la nuit un abîme d’efforts
S’ouvre, et de soins et de lumières et de morts;
Faussement il se croit le même, ce visage
Qui se cherche aux miroirs fatigués de la nuit.
Pas d’autre ciel, et d’autre enfer pas davantage,
Que la mince seconde à tout jamais qui fuit.

(Jorge Luis Borges)

 

Recueil: L’or des tigres
Traduction: Ibarra
Editions: Gallimard

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Plainte de la cithare de jade (Wen T’ing-Yun)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2017




    
Plainte de la cithare de jade

Sur le cristal de la natte, sur le lit d’argent, le rêve tarde à mûrir ;
Le ciel est bleu comme l’eau, la nuit plus légère qu’un nuage.
Sur la Rivière aux Roseaux, et au-delà, les cris
des oies sauvages traînent…
Dans les douze pavillons ; partout brille la lune solitaire.

(Wen T’ing-Yun)

 

 

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RECRUES (Gyula Illyès)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2017



 

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RECRUES

Un baiser à la mère, un signe au frère
et un long brin de romarin à toi, grande rêveuse, mon amour !
et comme il convient: de la neige dans les champs,
du vin, de la lumière, des cithares
et que piaffe le cheval de l’autre côté de la haie…

Puis vous, compagnons: dans la belle chute de neige nocturne, en avant pour la danse,
enlacés et sautant au rythme de la cornemuse,
tandis qu’au clocher quelques coups secs retentissent et s’envolent sur le paysage,
sur ce paysage, sur cette maison
et sur cette fille que personne d’entre nous jamais ne verra plus!

Voilà qui est digne de nous! et montant en selle dans la rue silencieuse,
trotter étourdis, comme si cette nuit n’était qu’un souvenir,
le coq chantera, ça et là des fours luiront,
l’odeur du pain se lèvera… et dans les champs,
dans la poudroyante neige du Nord, au galop !

Ainsi nous quittons pères, mères, belles et douces amies ;
une chanson, les gars ! afin qu’un jour lorsque nous serons morts aux noms prononcés
notre mère souriante entre les larmes puisse dire :
Oh ! les malheureux
comme ils dansaient dans la neige, comme ils étaient gais !

(Gyula Illyès)

Illustration

 

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