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Poésie

Posts Tagged ‘(Claude Adelen)’

Cet amour (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2019



Il m’étouffe je suis entré dans ce
Silence entrée désespérée dans cet
Amour dans l’effroi qu’il puisse si vite
Mourir terreur torturante de perdre
Cet amour dans ce silence et plus rien
Ne me distrait de vous plus rien qu’écrire
Mon amour prononcer mon amour dans
Le blanc silencieux de cette lettre
Ne pas sortir du silence jamais
De toute ma vie rien à quoi je puisse
Tant tenir « même si vous ne devez
Plus jamais reprendre ma main dans la
Vôtre ».

(Claude Adelen)

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Laisse le bleu (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



Laisse le bleu regagne
le bleu l’étang une à une
sarcelles poules d’eau
silence
cette part de nous qui passe
en cercles de joie dans la lumière

(Claude Adelen)

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La maison des crânes (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2017



la maison des crânes
montre aux fenêtres
le sombre
entassement
peste famine ou guerre

toujours tournée vers nous
non regard
ces orbites ce silence aux
aguets

(Claude Adelen)

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Grisonnante lumière (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



L’arbre de Judée
se tord comme un serpent de roses
autour s’élèvent des moments
de marronniers en fleurs, monuments

Du vert, puissante célébration
de la couleur et du parfum. Jaillissement
du coeur végétal fervent qui porte
une goutte de sang dans la soudaine

Grisonnante lumière. Le vent soulève
la poussière des Tuileries, la tristesse
qui prépare l’amour et son reflux
comme un grand coup d’écriture

Disperse les ombres les saluts
à des moments de vie. Sables,
embruns, cris des oiseaux de mer.

(Claude Adelen)

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Le corps d’Eurydice (2/4) (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2017



Certains soirs elle ne savait pas
Ce qui, d’elle, était devenu insaisissable:
Une poignée de plumes rousses
Sur le ciel lisse, où volaient les fleurs du cerisier.
Où l’atteignait, porté par quelque souffle,
Un parfum indéfinissable. Etait-ce
Le laurier rose, dont la feuille est empoisonnée?
Sinon quel souvenir, ou quel désir
Aurait meublé les couches de lumière déclinante,
Et l’espace qui était en elle ce miroir
Obscurci, ce point de fuite, une heure
Avec de légers nuages sur le ciel pâle?
Un moment du monde aurait passé:

« Reprendre le chemin qui ramène
Vers ce lieu de moi-même où tout s’apaise
Et s’équilibre, est-ce tellement difficile
Mère mauvaise? Et me fondre dans ce qui m’appelait:
La nuit accueillante où le corps ne vieillit pas. »

Une vivante. Elle a fait son deuil d’elle-même.
Elle a erré parmi les petits noms de l’amour,
Les objets familiers: beaucoup de fleurs,
D’étoffes, de bijoux, pour embellir une vivante.
Pour retenir sur elle la lumière. Et la passion?
Et le manque, et le besoin, et le plaisir?
Enfin pour finir cette chambre
Sans lit et sans miroirs, où elle se dévisageait
Un moment dans une fenêtre blanche,
Avant de se détourner tout à fait du dehors,
Respirant profondément l’odeur douceâtre
Des bouquets fanés sur la table:

« Nue dans la mémoire, comme dans l’amour,
C’est là que j’ai appris à être impitoyable
Avec ma vie, à n’être plus que du temps
Sans désir comme le soleil sur les pierres nues,
Les pages, désertées d’êtres écrites. »

Ce qui, d’elle, était devenue méconnaissable,
Une partie d’elle-même donc, sa main seulement
Ou sa personne tout entière, les concours
De ce qu’on nomme l’âme? Et beaucoup plus tard
Ce furent d’autres fleurs, celles des paulownias
Qui forment une sorte de ciel mauve
Quand le vrai ciel s’emplit de noir.
Ce qu’il faudrait, de toute urgence, ressaisir,
Elle ne savait toujours pas. – Et pourquoi
Saisir plutôt que se laisser saisir?
Elle regardait alors ces grappes de fleurs,
Respirait cette brume mauve. Elle était capable
D’en jouir. Puis le bleu plus profond
Se mettait tout autour, c’était
Un chef-d’oeuvre de tendresse,
De distraction, ou de destruction:

« Mère mauvaise, non, je n’ai pas changé ma vie.
Mais je suis revenue, parmi les miens, quel que fût
Cet inconnu qui me forçait à aimer l’amour.
Dérobée à lui-même, mes gestes mutilés,
Ceux d’une autre? Sa tête perdue. »

(Claude Adelen)

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Le reflet nacré (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2017



Pour se faire aimer que faire mentir
Non mentir? j’ai peur de vous aimer peur
De ne pas vous aimer peut-être ne
M’aimez-vous pas mais aimez-vous l’amour
Que j’ai de vous l’amour jamais autant
Vous ne m’avez été aussi visible
Qu’en cette absence où le jour et la nuit
S’échangent où la lumière ne touche
Que votre absence le reflet nacré
Que je porte dans mes yeux et que je
laisse sur toute chose.

(Claude Adelen)

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Le corps d’Eurydice (3/4) (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2017



Elle a relevé un instant les yeux, entrouvert
Ses lèvres comme pour dire quelque chose, tout haut.
Elle s’est appuyée sur son coude, la main
Qui écrivait, maintenant soutient la tête. Elle
Se sent déchirée par la joie et par la peur,
Et le désir, et l’agonie du désir. Encore obscure,
Pourtant dévorée par des flammes qui n’éclairent pas.
Les mots, consumés, resplendissent, redeviennent
Des lèvres brûlantes, ou les marques sur la peau
D’une bouche avide. Elle rêve en finir
Avec ce brasier d’images, en finir avec les jours
Noirs, la mise en page du noir. Finir en beauté
Dit-elle, l’éclat de ce geste, seul resterait:

« Regarde-moi encore, sous ton regard je vacille,
Sous ton souffle je danse. Et j’étais
Ce bois mort, cette bûche lourde,
Inerte et froide. Regarde-moi comme une émotion
Concrète, du bois pour la lumière. L’amour. »

Elle dit aussi qu’elle est venue de là,
De l’emplacement de la mort qui est en nous.
Qu’elle est entrée sans faire de bruit
Dans le corps amoureux de la parole, – que
Morte, elle est entrée dans cette vie des images
Plus belle que l’existence chatoyante
Du soleil au milieu des feuillages de juin,
Et désirable comme l’eau où plongent
Les reflets des branches fleuries,
Plus sombre que le milieu de la mer,
Et plus émouvante aussi que le mot Jardin,
Que le mot Pluie, et le mot Souvenir:

« A l’amant qui m’a regardée dans le contre-jour
De la porte, adossé aux couleurs nombreuses,
Comme à la force de son désir, je n’aurais donc confié
Ni mon corps ni ma danse, le nom propre
De l’amour, seulement. La poésie? »

Répondant à l’appel, venant à pas furtifs
Vers lui, l’amant à la lyre. Ecoutant déjà
Par la porte entrouverte le bruissement des fontaines,
Et jouissant par avance de la fraîcheur
Des linges parmi les ombres bariolées
Et les parfums de la terrasse, – ce n’était pas
Pour un acte d’amour, pour la folle idée d’une étreinte
Quelle allait ainsi, sans crainte, vers son désir.
Elle le savait bien: l’acte projeté
C’était son propre meurtre. Elle allait entrer
Avec l’amant dans ce mausolée d’ailes
Et de fleurs envolées. Cruellement il allait
La distraire de sa chair, de sa vie,
Du destin qu’elle portait en elle:

« Telle fut notre façon de nous regarder,
De nous parler, de nous toucher.
Faites-moi l’amour, nous deux nous
Joignant dans l’adultère mort, et demeure
L’enfer vide, après moi. »

(Claude Adelen)

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Le corps d’Eurydice (1/4) (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2016



Ce mouvement vif de la main, était-ce
Pour dessiner son propre corps avec le vent
En parcourir les courbes? Ou un geste d’adieu,
Pour en célébrer, peut-être, l’absence?
Plus tard elle s’est mise à écrire, sa parole
S’est émue. Des phrases, elle ne savait où
Ayant pris naissance au milieu du désordre
Des sentiments, – des lignes ayant à parcourir
Avec elle du temps dans une chambre vide.
Une vie étrangère désormais: des mots
Sur une surface lisse, sans
Commencement ni fin:

«Ayant à croître, à traverser
Mon souffle, s’il est possible, m’approcher
De l’origine sans m’éloigner de vous,
Ne soyez pas si triste, ne m’attendez pas trop
Sur le seuil obscur.»

Elle ne se souvenait pas encore. Elle commençait
A écrire. Elle écrivait, déjà elle commençait
A mourir. L’encre blanchirait sa mémoire.
Couchée contre sa vie, blanche, étrangère,
Elle écrivait: un tournoiement de neige
Noircissait la feuille. Son visage
Maintenant lui apparaissait comme à travers
Une vitre qui semblait contenir le ciel,
Avec beaucoup d’oiseaux que sa main
Cherchait à saisir, maladroitement, comme les seuls
Signes visibles de sa vie:

« Mère Perséphone, salut! Tout mon corps
Se dégage de sa blancheur. Lentement je le vois
Qui s’avance, non dans la lumière,
Pas encore, mais dans une substance épaisse
Comme du sang, ou du souvenir »

Où qu’elle fût maintenant,
Diffuse dans l’ombre du tilleul,
Dans toute cette harmonie fameuse:
Les feuillages fébriles effaçant
Son image et son cri d’angoisse, ou prise
Dans l’iris d’encre, dans l’odeur des géraniums
Ou peut-être encore dans la prunelle
Infime d’un rouge-gorge. Où qu’elle fût:
Devenue le bruit des abeilles.
L’amour emprisonne ceux qui aiment
Derrière l’air bruissant, l’eau plus claire,
Dans la rumeur nombreuse des arbres,
Les excellentes peintures de la terre,
Dans les yeux brillants nous regardent:

« Contre vous mon corps, peu à peu plus obscur,
Je ne demande ni vos soupirs, ni vos regrets,
Mais sur ma bouche absente cette rumeur
Comme le vent du soir en été,
Dans le jardin. Il passe ».

Sur le coeur noir des fleurs, au moment
Où l’ombre a ce goût de menthe, à ce moment
Un souffle agitait d’autres parfums et
Lui faisait battre des paupières. Ou bien le silence
Permettait d’entendre une eau qui coulait
De nouveau sur les pierres, un moment de vie
Rajeunie, un bruit d’aile au loin, comme le velours
De lèvres jamais embrassées. Le geste alors,
Minime, de tourner les pages d’un livre,
Une rêverie à peine supportable:

« Mais où donc se tenait mon coeur,
Est-il là, devant moi, maintenant? Oui. Sans doute.
Roses? Ronces? Dans le fouillis des métaphores
A l’abandon. Mais qui donc était ce passant,
Et pourquoi stupéfait, silencieux? »

(Claude Adelen)

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Le corps d’Eurydice (4/4) (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2016



La nuit maintenant l’entourait
D’une sorte de sagesse, à mesure qu’elle se posait
Contre sa joue et qu’elle effaçait
Le sourire des reines de pierre dans les jardins.
Maintenant elle se sentait légère et blanche
Encore un peu froide et marbre, pensait-elle,
Découvrant sa part d’obscur. – Aussi pourquoi
Vouloir donner à sa vie cette forme définitive?
Alors qu’il y a les signes physiques
De la fatigue, l’âme qui se détruit.
Ces leurres: les rides, et les taches sur la peau.
Quelle figure illisible, prise dans les lignes
Invisibles qui la lisent:

« Comment ne pas me regarder au visage,
Mère? l’âme, l’amour au jour le jour qui se défait.
Ce masque brisé qui me rassemble, tant de points
De ma chair autour de cette absence. Ce corps
Inoubliable. Moi. »

Au fur et à mesure qu’elle écrivait
Elle se disait que ce qui apparaissait, d’elle-même,
Ne pouvait empêcher le mouvement du temps
De troubler la sage ordonnance des mots;
Toute précautions prises, ne pouvait
Empêcher sa vie, son corps d’envahir
Ce qui était écrit. Le poème ne pouvait
Faire obstacle à la beauté du jour, non plus
Qu’à l’amertume, ni faire faire au soleil
Machine arrière, – ni ne permettait de revoir
Sous ses yeux les fleurs de l’an passé,
Ni ces grands éclairs de chaleur
Comme des coups de ciseaux dans la nuit.
Un poème n’était jamais à l’abri de l’orage:

« Il y a trop de portes à verrouiller
A double tour, et à barricader
Avec des soins et des ruses infinis.
Il y en a toujours une, restée battante,
Par où la solitude peut passer. »

C’était on ne peut plus de bonheur (d’amour?)
On ne peut plus de solitude aussi. Le désir
Etait dans les marges, le spectacle, parfait.
Parfaites les couleurs, le bleu du ciel était au comble
De la perfection, les parfums, la fraîcheur de l’air.
Le temps dansait dans les arbres, tout entier
Porté sur la pointe des jeunes pousses,
Et les cris d’oiseaux étaient absolument
Comme des coups de ciseaux dans la transparence
Insurpassable du moment. Le sens de vivre
A mourir ne se lisait plus de gauche à droite:

« Un prosaïsme rythmé, une apparence
De spontanéité, mais la déchirure absolue
Est à l’intérieur de la langue. La poésie, soudain
Serait comme une irruption de l’inquiétude
Au milieu de la conversation. »

Et rien d’autre en effet que l’inquiétude
Au milieu des premières journées de printemps.
Ecrire, aimer, se disait-elle une fois de plus.
Relève du même effroi. C’était comme regarder les fleurs.
Décomposer le mixage des voix et des bruits de pas.
Le chant et la couleur. Guère plus facile.
C’était une mise au jour du désir
Au-dessus d’un abîme. Mais les mots
Etaient vieux, usés, méconnaissables,
Couverts de taches jaunes, et décolorés.
Comme ces sphynx de pierre, ils n’avaient
Plus d’yeux, les figures avaient le nez cassé.
A part elle-même elle ajoutait alors: aimer
Comme écrire, nous délivre-t-il de la mémoire?

« Quel serait, sinon, l’effet produit?
Changerais-tu ta vie, y trouverais-tu cette force?
Ce qui se passe dans la prose, la prose de vivre,
Se passe sur la scène du vers. Changerais-tu
Ta forme? Travaille, – c’est à dire: détruis. »

(Claude Adelen)


Illustration

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Les petites Maillol (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2016



Dans ces labyrinthes frais et verts
on voit les petites Maillol, fluviatiles,
océanes, antiques, l’Eté, Flore et Pomone
nues, ou drapées bien en chair, les fruits

Désirables qu’elles portent! Autre chose
que de la couleur, la forme des saisons,
autre chose que des mots, ou simplement un désir

De mots. Comme si ventre, seins et bras
et offrande de pomme ou d’orange
étaient matière de souffle et fougue du jour d’été
qui ébouriffe et irise les jets d’eau.

Dans le bronze ou le plomb
ces formes lisses de fesses,
cuisses et seins,
et l’asile obscur des bras
où parfois rêve un visage

Qui n’est visage de personne,
ou tête pensive dans la paume,
la Méditerranée et la Nuit. Oublieuses,
nues dans le sommeil noir des mots,
cette couleur étrangère
qu’ont les yeux fermés, cette couleur d’oubli

Qui coule de l’été dans les plis secrets
du coude et de l’aine,
dans l’entrejambe et l’absence de sexe,
là où rien ne parle, la source,
la bouche d’énigmes.

La Douleur, solitaire,
masse de femme, opulente, inaccessible,
au milieu de la pelouse.

Sur la surface lisse déroulée
dans la lumière du soir presque irréelle
et que laque un soleil acrylique de cinq heures,
autour de l’étrangère qui s’est assise là,

Claudiquent les étourneaux comme un seul geste,
en tout sens. Quelle calligraphie trempe
dans l’encre de chine ces porte-plume?
quelle main invisible guide leurs becs avides?
ils sautillent, ils crient,

Sur l’herbe de soie ils écrivent
la douleur, l’incompréhensible idéogramme.

Grâces mille neuf cent, sculpturales garces!
« C’te grosse vache de Vénus »
tandis que la Baigneuse relève
pour le bain de minuit son chignon,
d’autres, des vivantes

Des loquaces en robes blanches
agitent leurs mains
bagues qui scintillent dans le soir,
(et leurs autres étoiles secrètes),

Elles passent, ces alertes, ces éphémères,
le portable à l’oreille et l’ambre
du regard dans les veines de l’air
tandis que le jet d’eau

D’heures lasses s’affaisse,
on est visage et sourire noyé
à ces fleurs d’ophélies qui nous survolent,
bloc de parole creuses
au fond de l’eau.

Une ronde immobile d’enfance,
les trois Nymphes graciles
en conciliabule,

Et leurs paumes offertes
à des blancheurs qui tombent,
pétales, papillons, aux invisibles
aux silencieuses chutes de l’heure
qui viennent leur manger dans la main,

Paumes qui offrent, ou qui recueillent
les mots enténébrés de l’enfance. Chacune
présent à l’autre
cette fleur au coeur noir, et c’est encore

L’avide et le feu de l’été très proche
toute aile qui de ces mains ouvertes
s’échappe et fait tourner
les miroirs de l’air.

(Claude Adelen)

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