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Poésie

Posts Tagged ‘(Claudine Bertrand)’

Personne à l’horizon (Claudine Bertrand)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2021


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Qu’est-ce qu’un coeur
dans un carnet

Un silence creuse l’écriture
et lui fait une âme

Personne à l’horizon
le nom n’a pas d’apparence

Qui fait du bruit
n’a pas de bouche amoureuse

Les mains jettent des paysages
un lac tombe dans mes yeux

(Claudine Bertrand)

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Te voilà enfin! (Claudine Bertrand)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2021


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Sous le foisonnement des arbres
je quête le silence des feuilles

Parmi le bavardage
vertige cherche
vocabulaire
de vérités toutes nues

Prise tout entière
dans les filets de l’instant
rompre le désanchantement

Un baiser la fit sursauter
demi-tour vers la réalité

Il pose l’annulaire sur ses prunelles
elle murmure te voilà enfin!

(Claudine Bertrand)

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CHARGÉE DE CASCADES (Claudine Bertrand)

Posted by arbrealettres sur 27 décembre 2017



CHARGÉE DE CASCADES

Chargée de cascades
au mollet nerveux et musclé
la ville n’est plus la ville

Une allée d’aubépines
s’enfile comme des chapelles
les unes aux autres
l’emprunterons-nous de nouveau

L’herbe trébuche étouffe
et seule pleure

Vivre sans mot dire
derrière les lourds volets
est-ce vivre

(Claudine Bertrand)

 

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Sur vos prunelles au goût de vent (Claudine Bertrand)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2017


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La langue amoureuse panse
se déplace se dépense
et s’affaisse dans le réel
avant de se dénouer

Sur vos prunelles
au goût de vent
et de fruits
elle se referme

La chevelure grand jeu
s’étale à l’air grand soir

Des minutes les plus exaltées
la femme échappe aux limites

Une chair en extase
comble une main tendue

(Claudine Bertrand)

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N’est-il pas trop tôt pour courir la page (Claudine Bertrand)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2015


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N’est-il pas trop tôt pour courir la page

Le désir est un passant

La peau recueille le sens
comme la vitre la buée

Un chemin roule au bord
du regard incliné

L’amour cherche un corps
pour remplir son abîme

La lumière nimbe une silhouette
puis la mange

Un souffle s’éloigne

(Claudine Bertrand)

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