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Soirs de confidences (Jean-Pierre Michel)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2020




Soirs de confidences

Quand je parle à ton coeur, que la vie a froissé
En cette fin de jour où le bonheur s’effeuille
Je voudrais que les mots au soyeux de ma feuille
Brodent l’or de tes yeux de rêves enlacés.

Quand je parle à ton coeur, aux soirs de confidences
Où dansent les reflets que filtre l’abat-jour
Renaît dans ton regard où s’éveille l’amour
Une aube de lumière en sa magnificence.

Quand je parle à ton coeur, qu’un doute effleure encor
Ecoute les échos, au chant de mes – je t’aime -.
Dans le lit de la nuit où éclôt mon poème
Chaque vers est musique au clavier de ton corps.

(Jean-Pierre Michel)

Illustration: Pascal Renoux

 

 

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Tout à coup, vers le nord, du vaste horizon pur (William Chapman)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2020



Tout à coup, vers le nord, du vaste horizon pur
Une rose lueur émerge dans l’azur,
Et, fluide clavier dont les étranges touches
Battent de l’aile ainsi que des oiseaux farouches,
Eparpillant partout des diamants dans l’air,
Elle envahit le vague océan de l’éther.
Aussitôt ce clavier, zébré d’or et d’agate,
Se change en un rideau dont la blancheur éclate,
Dont les replis moelleux, aussi prompts que l’éclair,
Ondulent follement sur le firmament clair.
Quel est ce voile étrange, ou plutôt ce prodige ?

(William Chapman)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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Circuits (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2019



Circuits

Sur les claviers du monde
Il s’enchaîna aux mondes
Communiqua par affichage
Par écrans par claviers

Il codifia ses mots
Intégra les mémoires
Procéda par classements
Par chiffres par unités

Circulant sans mesure
D’un indice à l’autre
Il musela sa bouche
Gorgée de souffles clandestins

Il rompit les sentiers
Vers les replis de l’être
Entrava les silences
Et la source des tréfonds.

(Andrée Chedid)

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L’apprenti fantôme (Ilarie Voronca)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2018



L’apprenti fantôme

Une lumière qui avance lentement comme l’eau
Dans un morceau de sucre. Une lumière
Qui me découvre peu à peu. Ai-je une bouche
Comme les gens d’ici ? Des bras, des jambes ? Quel miroir

Me rendra soudain à moi-même ? Quelle baguette
Magique, me fera redevenir semblable
À ceux qui m’ont fermé leur porte ? Et je tournais
Autour de leur maison comme un vent fou de désespoir

Ah Est-il merveille plus grande que ces yeux
Qui relient la face à l’univers qui l’entoure ?
Ils savent percer le lointain mais aussi comme une feuille
Ô la pluie pénètre ils savent retenir d’énormes visions.

Et l’oreille qu’émeut la voix de l’ami ou le grondement
Du tonnerre ? Et les mains qui pétrissent le pain ?
Et les pieds qui, soumis, silencieux comme deux chiens,
Conduisent l’homme sur les traces de la lumière ?

Hommes et femmes qui êtes d’ici et qui savez
Reconnaître chaque pierre et qui vous appelez
Avec des noms pleins jusqu’au bord de souvenirs.
Puis-je apprendre vos jeux, puis-je vous dire,

Quelle joie est la vôtre: le matin au réveil
Vos doigts qui retrouvent comme un clavier le monde
Le soleil du parler rayonne dans vos bouches
Chaque mot est aimé par vos pères et vos enfants.

(Ilarie Voronca)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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Email (Calogero)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2018


J’ai son email
Son cœur au bout du clavier
J’ai son visage
Et l’envie d’elle
Sans jamais l’avoir touchée
Dois-je sauver ? (dois-je sauver ?)
Ou bien abandonner ?
Pomme, c’est un homme et une femme
Et c’est tout un programme
Un ciel artificiel
Pomme, qui m’allume et qui me quitte
On s’aime trop vite
Nos vies c’est le virtuel
Elle m’écrit
Mais mon écran
Formate les sentiments
Mais j’imagine qu’une machine
Ne peut que faire semblant
Ma déesse, elle (ma déesse, elle)
N’est pas vraiment belle
Pomme, c’est un homme et une femme
Et c’est tout un programme
Un ciel artificiel
Pomme, qui m’allume et qui me quitte
On s’aime trop vite
C’est le vi-c’est le virtuel
Un peu d’amour, copié-collé
Un peu d’amour, pomme c
Un peu d’amour téléchargé
Un peu d’amour à sauver, à sauver
Mais l’amour n’est pas virtuel
Pomme, c’est un homme et une femme
Et c’est tout un programme
Mais l’amour n’est pas virtuel
Pomme, qui m’allume et qui me quitte
On s’aime trop vite
C’est le vi-c’est le virtuel

Dois-je sauver
Ou bien dois-je abandonner ?

(Calogero)

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MÉLODIES (Patricia Ruiz-Gamboa)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2018



Illustration: Stefan Blöndal
    
MÉLODIES

Au clavier des jardins je joue des symphonies,
Où le chant du rossignol grisé par la pluie,
A la couleur de ces lointaines et pures folies,
Qui tourbillonnent en grappes et ont le goût des fruits.

Au clavier de la vie j’invente des mélodies,
Où le ciel dévoile son lamento aux aurores,
Aux vagues du silencieux, au marbre de la nuit,
Qui, tel un velours sombre cache aux yeux mille trésors.

Au clavier des étangs je pleure assez souvent,
Quand mes mains engourdies brassant des gerbes folles,
Jouent encore et toujours le leitmotiv du vent,
Et que jaillit de l’aube un rire creux et frivole.

Au clavier de l’amour, passion et frénésie,
Cristal et jade purs d’un merveilleux tableau,
Je m’envole avec toi vers un bleu paradis,
Et j’en oublie mes doigts torturant le piano.

(Patricia Ruiz-Gamboa)

 

Recueil: Concerto pour une plume
Traduction:
Editions: ARCAM

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Tes doigts (Patrick Le Divenah)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018




    
Tes doigts

c’est sur les touches d’un clavier de bel ivoire
que je les ai frôlés croisés enlacés même
avant d’encercler l’un d’entre eux disant je t’aime
sachant qu’il aurait la sagesse de me croire

cinq branches cinq ramures cinq indissociables
qui se doublent à dix pour couvrir mon visage
cinq chemins qui me composent un paysage
et me guident au creux d’une paume ineffable

j’avoue une faiblesse pour l’auriculaire
si frêle que l’on ose à peine l’effleurer
voilà peut-être pourquoi c’est ce petit frère

que j’ai adopté le premier ; sur le clavier
s’il s’égare c’est en sachant que je préfère
à celui de notre partition son doigté

(Patrick Le Divenah)

 

Recueil: Blasons du corps féminin
Traduction:
Editions: L’Échappée Belle

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Orage (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2018



orage
Des entrailles du ciel se rue la foudre,
fourgonne, tombe…
Les gouttes chaudes.
La grosse averse tendre.
Clavier des tuiles dans la chambre,
puis le ruissellement sans fin, le chaos…
Déjà tout près, les rais du soleil
départagent la montagne et le jardin,
tout recomposent.

(André Frénaud)

Illustration: Jean Martin

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CHANSON BRUNE (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2018



Illustration: Achille Devéria
    
CHANSON BRUNE

Je me perdrais bien
dans ton pays brun,
Maria del Carmen.

Je me perdrais bien
dans tes yeux déserts,
jouant au clavier
de ta bouche ineffable.

Dans ton étreinte sans fin,
je verrais l’air brun
et la brise aurait
le duvet de ta joue.

Je me perdrais bien
dans tes seins tremblants,
dans les profondeurs noires
de ton corps suave.

Je me perdrais bien
dans ton pays brun,
Maria del Carmen.

(Federico Garcia Lorca)

 

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Ouvrant l’incertitude (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2018



 

    

ouvrant l’incertitude d’où naissent tous les chants
légères tes mains cherchent un clavier enfui
ou peut-être conjurent l’impérieux
éboulis du passé qui surplombe
si je les prends les calme et leur dis la terre
nos regards brûlent de tant d’oiseaux qui naissent

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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