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Posts Tagged ‘Cléopâtre’

Les germes (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017



   
    
Les germes, souvent presque invisibles, ne semblent rien,
et cependant ils portent en eux déjà leur splendeur ou leur malédiction futures,
en eux, dans cette force interne, mystérieuse,
qui les appelle à vivre, les fait monter vers la lumière, leur impose une forme,
— la forme d’où naîtra leur destinée à venir, leur joie et leur orgueil,
ou leur indicible misère, la joie, l’orgueil d’Hélène et de Cléopâtre,
ou la misère du pauvre, de l’idiot, du lépreux, du scrofuleux couvert d’ulcères.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

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Si le bon Dieu l’avait voulu (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2017



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Si le bon Dieu l’avait voulu

Si le bon Dieu l’avait voulu — lanturlurette, lanturlu
— j’aurais connu la Cléopâtre, et je ne t’aurais pas connue.
Las ! que fussè-je devenu sans ton amour que j’idolâtre ?
Mais le bon Dieu n’a pas voulu — lanturlurette et lanturlu
— que je connaisse Cléopâtre.
Gloire à Dieu au plus haut des nues !

Si le bon Dieu l’avait voulu — lanturlurette, lanturlu
— j’aurais connu, vêtues ou nues,
j’aurais connu la Messaline, Agnès, Odette et Mélusine,
Ève plus belle que le jour, Noémie, Sarah, Rebecca,
j’aurais connu la Pompadour,
la Fille du Royal-Tambour, et la Mogador et Clara.

Mais le bon Dieu a bien voulu — lanturlurette, lanturlu
— que je connaisse mes amours.
Tu m’as connu, je t’ai connue.
Las ! que fussé-je devenu sans toi la nuit, sans toi le jour ?
Mais le bon Dieu a bien voulu —
gloire à Dieu au plus haut des nues !
— que je connaisse mes amours, lanturlurette, lanturlu !

(Paul Fort)

 Illustration: Massimo Stanzione 

 

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Rien ne change (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2016



Ne crains pas que le Temps sçache les cieux briser ;
Ni qu’en ses mains varient les fleurs ou les Empires.
Rien ne change. Le même lys tu le respires
Qu’autrefois Cléopâtre, — et le même baiser.

(Paul-Jean To ulet)

Illustration

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