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Poésie

Posts Tagged ‘cloué’

Le crabe sur le sable (Christiane Burucoa)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2017



Le crabe sur le sable
En connait davantage
Par le flux trop lent de son sang
Par le lacis de ses artères,
Devant l’océan renaissant,
Le veilleur est toujours absent.

(Christiane Burucoa)

 

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Je suis un nid de cendre… (Leopoldo María Panero)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2017



Je suis un nid de cendre
où viennent les oiseaux
pour chercher la manne de l’ombre
la flèche clouée dans le poème
le baiser de l’insecte.

***

Soy un nido de ceniza
adonde acuden los pàjaros
para buscar el manà de la sombra
la flecha clavada en el poema
el beso del insecto.

(Leopoldo María Panero)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Retouche au halage (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2016




Retouche au halage

plus lent que l’herbe
le cheval se regarde
dans l’eau discrète d’une ornière

le paysage long l’attend
tenu par un oiseau cloué sur le ciel pâle

à la maison d’écluse
le son s’éteint d’une pendule
le temps prend son odeur au lierre

(Daniel Boulanger)

Illustration

 

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Chacun avec son ridicule demain (Constantin Pricop)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2016



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chacun avec son ridicule demain
masque cloué sur le visage de la mort

chaque jour
depuis le matin jusqu’au coucher
une marée de clowns
se jette sur nous

moi un clown aussi
toi aussi un clown,
mon lecteur, mon semblable…

**

each one with his ridiculous tomorrow
a mask nailed on the face of death

each day from morning to bedtime
a tide of clowns
jumps on us

I a clown too
you a clown too,
my reader, my fellow man…

(Constantin Pricop)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

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Je m’en vais rêvant par les chemins… (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2016



Je m’en vais rêvant par les chemins
Du soir. Les collines
Dorées, les pins verts
Les chênes poussiéreux ! …
Où peut-il aller, ce chemin?

Je m’en vais chantant, voyageur
Le long du sentier…
Le jour s’incline lentement.
« Devant mon coeur était clouée
L’épine d’une passion;
Un jour j’ai pu me l’arracher :
Je ne sens plus mon cœur. »

Et toute la campagne un instant
Demeure, muette et sombre,
Pour méditer. Le vent retentit
Dans les peupliers de la rivière.

Mais le soir s’obscurcit encore;
Et le chemin qui tourne, tourne,
Et blanchit doucement,

Se trouble et disparaît.
Mon chant recommence à pleurer :
« Épine pointue et dorée,
Ah! si je pouvais te sentir
Dedans mon cœur clouée. »

***

Yo voy sonando caminos…

Yo voy soisando caminos
De la tarde. Las colinas
Doradas, los verdes pinos,
Las polvorientas encinas ! …
Adonde el camino ira?

Yo voy cantando, viajero
A lo largo del sendero…
—La tarde cayendo esta—.
«En el corazôn tenia
«La espina de una pasion;
«Logré arrancarmela un dia:
«Ya non siento el corazôn ».

Y todo el campo un momento
Se queda, mudo y sombrio,
Meditando. Suena et viento
En los alamos del rio.

La tarde mas se oscurece;
Y el camino que serpea
Y débilmente blanquea,
Se enturbia y desaparece.

Mi cantar vuelve a plaisir:
«Aguda espina dorada,
Quién te pudiera sentir
En el corazôn clavada».

(Antonio Machado)

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PERSPECTIVES (Georges Henein)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2015



 

Anita Burnaz 56167

PERSPECTIVES

pourquoi ne pas rencontrer sur une passerelle brusquement
tendue entre deux catastrophes une femme aux yeux de galop
qui vous raconterait son nom plus beau à parcourir
qu’un précipice habillé d’étoffes noires ?

pourquoi ne pas organiser de grands coucher de chevelures
multicolores sur la scène toujours déserte de l’horizon ?

pourquoi ne pas organiser de grands couchers de chevelures
au sexe de radium qui s’uniraient aux paysages et les brûleraient
à chaque étreinte et resteraient seules dans une vertigineuse clarté ?

pourquoi ne pas délivrer d’un seul coup les myriades de miroirs cloués au chevet de la terre ?
pourquoi ne pas rendre la vie habitable ?
pourquoi ne pas déserter les chairs habituelles et les destins suffisamment vécus ?

pourquoi ne pas écarter les paupières des routes maudites
et disparaître dans la nuit la plus insoluble en emportant
pour tout avenir le corps d’une inconnue coupée en menus morceaux
par un rêve à aiguiser sans risque de réveil ?

(Georges Henein)

Illustration: Anita Burnaz

 

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Si un jour les brise-glaces de ta tête (Bernard Montini)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2015



Si un jour

les brise-glaces de ta tête
sont cloués
sous un ciel bas
écoute le murmure des phoques
sous la banquise

(Bernard Montini)


Illustration

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