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Posts Tagged ‘coccinelle’

IMITATION DES FLEURS (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2019



 

IMITATION DES FLEURS

Puisque l’on vous dit
que les fleurs parlent
n’écoutez plus les gigolos
Imitez donc les abeilles
les papillons les coccinelles

Les lilas sont infidèles
bien plus que les artichauts
les chardons et les résédas
Imitez donc la glycine tendre
comme la poitrine d’un oiseau

Votre emblème n’est-il pas la pensée
coeur clairvoyant fleur sincère
aussi fragile qu’une larme
mais après les fleurs de la terre
acceptez toutes les fleurs du ciel
qui chantent le jour rêvent la nuit

(Philippe Soupault)

Illustration: Nita Bertaudière

 

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Coccinelle incroyable (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2019


Oui, fleuves – oui maisons,
Et vous, brouillards – et toi,
Coccinelle incroyable,

Chêne creux du talus,
Ouvert comme un gros bœuf,

Qui ne vous entendrait
Criant comme des graines
Sur le point de mûrir ?

-Patience, quelques siècles
Et nous pourrons peut-être
Nous faire ensemble une raison.

(Guillevic)

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Brebis sortant au vert (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Brebis sortant au vert par une porte arquée.
Navette de fauvette en souci de becquée.

Daguet surpris qui saute au détour de la sente.
Sanglier las baugé dans la boue innocente.

Bleu regard d’enfant roux qui garde les dindons
Et chasse à coups de hart les frelons… les bourdons…

Vol de perdreaux maillés. Coccinelle cinabre.
Alignement sacré d’arbres en candélabre.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Poèmes offerts
Traduction:
Editions: Gallimard

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LES ARAIGNÉES ET LES DICTONS (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2018



LES ARAIGNÉES ET LES DICTONS

Araignée du matin : chagrin,
pensait un bébé coccinelle
cherchant à libérer ses ailes.

(Pierre Béarn)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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LES ZOOLOGIES (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2018


 


 

Igor Morski -9 [1280x768]

LES ZOOLOGIES

Un poisson nage au fond de ma poitrine,
Un oiseau plane au creux de mon cerveau.
Je me soumets à leurs libres critiques :
Ils ont la grâce éclatante des mots
Venus tout droit de leurs zoologies.

Ce manuscrit, qu’en dirait le coyote,
Et ce roman, plairait-il au lézard ?
Cette musique, est-ce toi qui la portes
Ou l’hirondelle ou le sage cafard ?
Et si mon corps n’était que faune et flore !

Jamais genette ici ne put survivre.
Les animaux fiancés à la mort,
En s’enfermant dans leurs prisons de cuivre
Ont fait chanter mon âme un peu plus fort.
Je les aimais du fond de mes élytres.

Zèbre ici-bas de pampas se contente
Et zèbre ailleurs marche au fond de la mer.
Un rouge-gorge est un bijou qui chante,
Une prunelle un oiseau toujours vert
Et chaque lèvre un frisson d’eau dormante.

Ils sont tous là : aigles, poissons, virgules
Et double V, redoutable animal.
Tout leur cortège en ma phrase circule,
Un cri s’élève : amour est le fanal,
Je suis gardé par ses tendres globules.

Il n’est qu’ara pour parler de contrainte,
Il n’est que lièvre à dévorer le vent.
Je me soumets, animaux, à vos plaintes.
Toute douleur est préface du chant,
Vivez en moi, frères venus des limbes.

Imprimez-vous en ma peau, lettres vives,
Et gardez-moi d’oublier vos pelages.
Qu’un livre soit le jumeau, le sosie
Des animaux échappant à nos cages.
Un tigre d’or circule dans mes phrases,
La coccinelle est au bout de ma ligne,
Tout livre est jungle où la parole est libre.

(Robert Sabatier)

Illustration: Igor Morski

 

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Savez-vous (Didier Rimaud)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2018



Savez-vous

Savez-vous ce que voient
Les yeux des libellules,
Les yeux des coccinelles
Et ceux des papillons ?

Savez-vous où s’en vont
Les pieds des renoncules,
Les pieds des chanterelles
Et ceux des limaçons ?

Savez-vous bien pourquoi
La carpe fait des bulles,
Le feu des étincelles,
Et moi cette chanson ?

Savez-vous ce qui bat
Au cœur des campanules,
Au cœur des demoiselles
Et des petits garçons ?

(Didier Rimaud)

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La coccinelle (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2018



N’oublions pas
La coccinelle.

Elle a toujours été
Notre complice.

Elle nous rappelle
Ces instants

Qu’ensemble nous passons
Hors du temps

Dans un lieu sans assise
Qu’on ne veut plus quitter.

(Guillevic)

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Les insectes (Ghislain Bédard)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2018


Coccinelles

Les araignées tricotent d’immenses toiles.
Les guêpes s’amusent à compter les pétales.

Les vers de terre labourent les champs.
Les lucioles éclairent les passants.

Les fourmis creusent de longues galeries.
Les grillons entonnent leurs joyeux cris.

Les coccinelles aux pucerons font la guerre.
Les libellules agitent leurs ailes de verre.

Les chenilles se déguisent en monarques.
Les patineurs n’ont pas besoin de barques.

Tous ces petits artistes libres
exécutent un travail minutieux,
dans l’ombre, font de leur mieux
pour maintenir l’équilibre.

(Ghislain Bédard)

son Blog

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Une seule L (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2018



Une seule L, c’est péril
pour celui qui veut voler.
Alors mieux vaut avoir deux L
comme libellule, hirondelle,
coccinelle, tourterelle
ou demoiselle.

(Jean Joubert)


Illustration: Gaëlle Boissonnard

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Ô misère de toute lutte pour l’éphémère ! (Rubén Darío)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Ô misère de toute lutte pour l’éphémère !

Pareil à l’aile du papillon est
notre bras qui met notre pensée en vers.
Notre enfance vaut bien l’oeillet,
notre regard l’éclair,
et le rythme qui dans notre poitrine
anime nos passions
est le rythme des ondes sur la mer,
de la chute d’un pâle flocon
ou celui du refrain
du rossignol enchanteur,
qui dure tant que dure le parfum
de sa cousine la fleur.

Ô misère de toute lutte pour l’éphémère !

-Âme qui s’annonce simplement et voit claire-
ment, face-à-face, la grâce pure de la lumière,
comme le bouton de rose, comme la coccinelle,
cette âme est celle qui vole dans l’infini du ciel.
l’âme ayant oublié l’admiration, souffrant
dans l’amère mélancolie aux sulfureux relents
d’envier méchamment et durement, vit claustrée
en un obscur terrier. Elle est infirme, estropiée.

Ô misère de toute lutte pour l’éphémère !

(Rubén Darío)

 

Recueil: Chants de vie et d’espérance
Traduction: Lionel Igersheim
Editions: Sillage

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