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Poésie

Posts Tagged ‘code’

Les lames du vent glacé (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2019



Illustration: Paul Delvaux
    
Les lames du vent glacé
Lacèrent mon visage

Le code au bout des doigts
Un portail
Puis un autre

Une envolée dans l’escalier
Je fais la nique
A l’ascenseur

Derrière la porte
Et son cadre de fer
Le ventre chaud
De mon enclos

Qu’est-ce que ça change

Invisible dehors

Ici
Dans les miroirs
Compagne unique
De moi-même

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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L’homme qui vit une vie (Mina Loy)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2019



Illustration
    
L’homme qui vit une vie
où ses activités se conforment à un code social
le protégeant de l’élément féminin
N’est pas masculin

(Mina Loy)

 

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Les feux de l’existence (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018



 

    

Les feux de l’existence balises sur la route
Y a-t-il un policier pour me dire
mes droits et les règles que j’ai enfreintes
Vais-je rester assise là sur l’asphalte à attendre une explication
Il n’y a pas d’adultes
Tout le monde fait semblant de savoir
ou bute sur les articles du code comme la mouche sur la vitre
Le centre est mou
L’asphalte devient un chewing-gum coulant
à l’éclatante teinte rose chimique

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

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Pardonnez-moi (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2018




    
Pardonnez-moi

Pardonnez-moi de n’être qu’une lettre,
un code écrit, pardonnez-moi de n’être
que mon mystère et non celui du monde.

J’étais lexique, on feuilletait mes pages
pour y trouver des signes oubliés.
Qui me lisait devenait vite aveugle.

Effacez-moi. S’il se peut soyez gomme
pour ce fusain qui dessine un visage
dont je ne sais s’il est silence ou cri.

Éperdument l’ombre, l’oiseau, la femme
et ma tristesse, amour éperdument
pour me brûler dans l’absence du feu.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Albin Michel

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MARÉES VII (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2018




    

MARÉES VII

Terres offertes
Terres investies
Terres renaissantes
Terres enfouies

Les mêmes lois impavides
Régissent l’univers
Assignant à nos corps
Fraîcheur et puis dégâts

Brefs récits
D’une humanité séculaire
Disparate et semblable
Entre codes et liberté

(Andrée Chedid)

 

Recueil: Par-delà les mots
Traduction:
Editions: Flammarion

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Ne t’envole pas colombe (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2017



Illustration
    
Ne t’envole pas colombe-amie colombe
Souviens-toi : entre nous, il y a des codes et des langages
Laisse mes yeux lire
L’aile, les pieds, la tête
La nuque, le collier
Et ouvre
À ma passion le chemin des désirs endormis
Éclaire-moi
Sur le parcours des désirs
Dans la séduction des mots

(Adonis)

 

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L’ÎLE NOUS RESTE EN MÉMOIRE (Tennessee Williams)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    

L’ÎLE NOUS RESTE EN MÉMOIRE

L’île nous reste en mémoire
comme le changement sur un miroir
ou une rivière souterraine.

L’île se perd en allant.
Elle semble être tranquille.
Une moitié à présent dans l’ombre

et pourtant elle augmente en allant,
aussi mémorable que les phases de la lune.
Elle fait des avances inaperçues

avec un semblant d’abandon ;
elle glisse entre les doigts,
une pierre au lustre laiteux…

Non, tu ne peux la tenir, elle
se tortille comme une femme ! Ses nuits
nous restent en mémoire : les yeux

d’or de la chèvre noire tirant sur sa
corde nous fixent quand nous passons,
le coq leghorn, blanc

comme un corps nu se tortillant, la croix
incluse dans un code secret, la nuit
incluse dans la rose…

Oh, le poids de nos flots
comparé à celui d’une île
Car nous sommes ancrés, l’île

un constant et blanc glissement !

***

THE ISLAND IS MEMORABLE TO US

The island is memorable to us
as the change of a mirror
or an underground river.

The island loses in going.
It appears to be still.
Half of it, now, is in shadow,

and yet it increases in going,
memorable as the moon’s changes.
It makes unnoticed advances

with an appearance of yielding;
it slips through the fingers,
a stone with a milky luster…

No, you cannot hold it, it
twists like a woman! Its nights
are memorable to us: the black

rope-straining goat’s golden
eyed gaze at our passings,
the leghorn rooster, white

as a bare body’s twisting, the cross
enclosed by the cipher, the night
enclosed by the rose…

Oh, heavy our flow
compared to the weight of an island!
For we are the anchored, the island

a constant white gliding!

(Tennessee Williams)

 

Recueil: Dans l’hiver des villes
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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Pompiste voire mieux (Balbino)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2017


 


Edward Hopper GAS

 

Pompiste voire mieux

Je voulais être pompiste
au milieu
du Texas
sur la route…
laquelle ?
Je ne connais pas le Texas.

Je voulais être danseuse
au Crazy Horse
et faire
le grand écart
mais j’ai une hanche
en plastique.

Je voulais être pilote
d’hélicoptère
comme
Stringfellow Hawke
mais
j’ai raté trois fois mon code
et deux fois
le permis.

Je voulais être chirurgien-
dentiste
mais j’ai trop peur
d’avoir du sang
allemand
et d’aimer ça.

Je voulais présenter le 20 heures
mais à 20 heures
Putain je mange !

Je voulais finir seul
et maudit
mais tu es là
contre moi
à me dire :
«Respire
tout va bien.»
Et c’est vrai.
Tout va bien… tu es là.

(Balbino)

Illustration: Edward Hopper

 

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Galaxies (Margarita Guarderas de Jijon)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2016



Il ne faut pas chercher
dans les lieux ouverts,
trop haut on pourrait
toucher au grand drap.
Nous bâtissons tous
une même couleur parmi
d’autres lointaines.
Seuls au large
pour ramper
par le noir des chiffres,
par le noir des gestes,
très bas dans le cycle,
très bas dans le cercle,
car tout se répète,
vers le rythme, vers le code
où l’étrange rite couve.

(Margarita Guarderas de Jijon)

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Parler ne fait plus partie des choses (Dominique Grandmont)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2016



Disparaître
est ce code

Dont chaque lettre
est la rature et

Parler ne fait plus
partie des choses

(Dominique Grandmont)

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