Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘coiffée’

La phalène (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Coiffée de lumière elle fuit ses yeux
de peur de mourir Le feu
est plus fort quand il a la
forme du premier amour

(Edmond Jabès)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

CHANSON (André Spire)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2016




CHANSON

FILLES de Pontivy,
Filles de Pontivy,
Avec vos capuchons
De velours noir frappé,
Avec vos bavolets
De satin rouge et noir,
Avec vos robes noires
Sur vos tailles carrées,
Je vous ai vu passer.

Filles de Pontivy,
Filles de Pontivy,
Avec vos tabliers
De lainage turquoise,
Avec vos gorges plates,
Vos ventres en avant,
Avec vos poignets nus.
Et vos regards perdus,
Je vous ai saluées.

Mais vous, filles de Nantes.
Mais vous, filles de Nantes.
Avec vos ventres plats
Et vos hanches ballantes,
Et vos seins en avant,
Et vos yeux qui regardent,
Avec vos pieds sonnants,
Vos têtes haut coiffées,
Je vous ai désirées.

(André Spire)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Une Fée (Gabriel Vicaire)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



Une Fée

Ah! c’est une fée
Toute jeune encor,
Ah! c’est une fée
De lune coiffée.

A sa robe verte,
Un papillon d’or,
A sa robe verte
A peine entr’ouverte.

Elle va légère,
Au son du hautbois,
Elle va légère,
Comme une bergère.

Elle suit la ronde
Des dames du bois;
Elle suit la ronde
Qui va par le monde.

(Gabriel Vicaire)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 8 Comments »

SONNET D’OARISTYS (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2016



SONNET D’OARISTYS

Tu me fis d’imprévus et fantasques aveux
Un soir que tu t’étais royalement parée,
Haut coiffée, et ruban ponceau dans tes cheveux
Qui couronnaient ton front de leur flamme dorée.

Tu m’avais dit  » je suis à toi si tu me veux  » ;
Et, frémissante, à mes baisers tu t’es livrée.
Sur ta gorge glacée et sur tes flancs nerveux
Les frissons de Vénus perlaient ta peau nacrée.

L’odeur de tes cheveux, la blancheur de tes dents,
Tes souples soubresauts et tes soupirs grondants,
Tes baisers inquiets de lionne joueuse

M’ont, à la fois, donné la peur et le désir
De voir finir, après l’éblouissant plaisir,
Par l’éternelle mort, la nuit tumultueuse.

(Charles Cros)

Illustration: Boris Dejoa

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

 
%d blogueurs aiment cette page :