Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘colchique’

Colchiques dans les prés (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017




Colchiques dans les prés

Colchiques dans les prés
fleurissent fleurissent
Colchiques dans les prés
C’est la fin de l’été

Refrain
La feuille d’automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant

Châtaignes dans les bois
Se fendent se fendent
Châtaignes dans les bois
Se fendent sous les pas

Nuages dans le ciel
s’étirent s’étirent
Nuages dans le ciel
S’étirent comme une aile

Et ce chant dans mon coeur
murmure murmure
Et ce chant dans mon coeur
Appelle le bonheur

(Anonyme)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE POÈTE (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2016



LE POÈTE (dans une mansarde où il écrit)

Mon cœur se calme. C’est octobre. Je veux laisser
un instant là l’œuvre a laquelle je travaille.
Je veux me souvenir des octobres passés,
et écouter la pluie tomber sur les platanes.

J’aurai bientôt trente-deux ans. lit, comme Hafiz,
nous dit Kahm, fut soucieux quand il vit blanchir sa barbe,
je sens venir le temps où les frêles jeunes filles
que j’ai aimées me salueront d’un air plus grave.

L octobre de l’enfance était la route grise
où sonnaient les brebis dans l’odeur du brouillard,
l’école délestée, mais la grande cuisine
où les rouges fagots claquaient au foyer noir.

L’octobre adolescent était l’émotion
d’une verte prairie parsemée d’anémones ;
c’était le long baiser que me laissait l’automne
pour mieux aimer l’hiver dans l’âme des tisons.

Puis l’octobre qui vint fut moins pur et plus vaste :
Ce fut l’apaisement de ce dont je souffrais.

Maintenant, que sera cet octobre nouveau ?
Ce sera-t-il les bois où je me réfugie
pour écouter le vide atroce de ma vie,
et pour guetter au loin les files de vanneaux ?

Etendu sur la mousse, ayant mis contre un chêne
mon vieux fusil dont j’aurai rabattu les chiens,
mon menton dans mes mains, à plat ventre, verrai-je
la résignation dans les yeux de mon chien ?

Cueillerai-je au bois noir le colchique d’automne ?
Tiendrai-je dans ma main la sarcelle blessée,
et chanterai-je aussi avec les bonnes pommes
la rainette qui crie au coeur des vieux rosiers ?

(Francis Jammes)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

NOTATIONS D’AUTOMNE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2015



NOTATIONS D’AUTOMNE

Le bruit sourd des fléaux
Rythme les jours d’automne,
Un enfant chante en bas
Des paroles sans suite.
Bergère en cape rouge
A deux pas des taureaux.
La fontaine s’essouffle
Et se recueille au vent.
Chevelures des sources
Vous luisez plus avant,
Sous les trèfles les mousses,
Au ras du vol des vents.
La forêt meurt en flammes,
Eclate en cuivre et feu
Tremble comme une femme
Et gémit comme un Dieu.
La première colchique
A fleuri dans les champs.

(Maurice Fombeure)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Vint le soir (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015


solitude

Vint le soir
ses colchiques
ses rampes mauves
au coeur des villes
Les filles étaient nues
Il volait au ras du goudron
des rubans gras
Les garçons sentaient l’enfant chaud
Par la porte ouverte des pubs
glissait une musique de papier froissé
La nuit métallisait les arbres
Il avançait en larmes
pensait
ne pensait à rien
tentait de marcher aveugle
passait inaperçu
plus ténu que le pétale
d’une fleur encore éclose.

(Bernard Delvaille)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

La virginité en poésie (Patrice de La Tour du Pin)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2015



Catherine Réault-Crosnier  boyl-mai02-19

 

La virginité en poésie

… Tout doit s’élever avec la sève qui convient;
si vous célébrez la floraison des colchiques dans les prairies,
faites le avec le mystère de l’homme prenant l’essence du mystère végétal;
vous pouvez être la terre qui les nourrit,
ou la terre qui s’en émerveille,
ou seulement la terre qui s’en plaint;
vous passerez dans les colchiques par un prolongement d’amour;
mais ne leur donnez pas les sens de l’homme et le rythme de votre chair…

(Patrice de La Tour du Pin)

Illustration: Catherine Réault-Crosnier

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :