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Poésie

Posts Tagged ‘combien’

Combien de fois (Masaoka Shiki)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2019



    
Illustration: Hasui Kawase    

(Masaoka Shiki)

 

Recueil: Les plus beaux HAÏKU(S)
Traduction: Akié Boulard
Editions: Arichi

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CORPS, MON CORPS (Menno Wigman)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2019




Illustration: Ron Mueck
    
CORPS, MON CORPS

Corps, mon corps, combien de mains
de combien d’étrangers sont-elles venues sur toi

Jadis, la mort était une main moite de coiffeur.
Ensuite vint le froid glacial d’un stéthoscope.

Plus tard, tu te cassais dans le fauteuil d’un dentiste
ou un faux enseignant te tripotait la tête.

Et puis ces métros avec cette chair affairée,
ce restant, poissons qui glissent le long de toi

dans les magasins, ascenseurs, ruelles et trains,
corps, mon corps, remémore-toi donc l’odeur

des premières chambres et des draps amoureux,
le printemps qui naissait en nous. Car nous

avons peur. Et l’angoisse parfois dure le temps d’un corps.
Bientôt, je reposerai là et ils me peigneront encore.

***

LICHAAM, MIJN LICHAAM

Lichaam, mijn lichaam, hoeveel handen
van hoeveel vreemden kreeg je op je af?

Ooit was de dood een klamme kappershand.
Toen kwam de vrieskou van een stethoscoop.

Weer later brak je in een tandartsstoel
of zat een valse leerkracht aan je hoofd.

En dan die metro’s met dat drukke vlees,
dat restvolk dat als vissen langs je gleed

in winkels, liften, stegen en coupés,
lichaam, mijn lichaam, denk toch aan de geur

van eerste kamers en verliefde lakens,
de lente die het in ons werd. Wou- wij

zijn bang. En angst duurt soms een lichaam lang.
Straks lig ik daar en wordt mijn haar gekamd.

(Menno Wigman)

 

Recueil: L’affliction des copyrettes
Traduction: Pierre Gallissaires et Jan H. Mysjkin
Editions: Cheyne

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Combien faut-il que je sois nuit (Alirezâ Rôshan)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2019



 

Giampaolo Ghisetti

combien faut-il que je sois nuit
pour que toi
tu sois lune ?

(Alirezâ Rôshan)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration: Giampaolo Ghisetti

 

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Air de Leang-Tcheou (Wang Han)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019



Air de Leang-Tcheou

Le beau vin de raisin dans la tasse de jade lumineux!
J’allais boire, la guitare du cavalier me presse de partir.
Ivre, je me fusse étendu sur le champ de sable.
Il n’y a pas de quoi rire!
Combien, depuis les temps anciens, ont pu revenir de la guerre?

(Wang Han)

 

 

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A combien vous la faites ? (Guillaume Siaudeau)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2019



    

A combien vous la faites ?

Dommage qu’ils n’indiquent
pas les prix sur
les petites intentions
On n’ose
jamais demander

(Guillaume Siaudeau)

 

Recueil: Inauguration de l’ennui
Traduction:
Editions: Alma

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NGO GAY NGY (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2018



NGO GAY NGY

Comme la lune dans le ciel bleu,
je suis seule dans ma chambre.
J’ai éteint la lampe. Je pleure.

Je pleure parce que vous êtes loin de moi,
et que vous ne saurez jamais combien je vous aime.

(La Flûte de Jade)

Illustration

 

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TROP (Eurydice El-Etr)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2018



Illustration    
    
TROP

– Tu aimes ta mère ?
– Trop.
– Et ton père ?
– Oui.
– Combien ?
– 17, 18, 19 kilos !

(Eurydice El-Etr)

 

Recueil: Je tousse de la lumière
Traduction:
Editions: La Délirante

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Réveil (Malcolm Lowry)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2018




    
Réveil

L’homme ressemble à un homme qui se lève tard
Contemple l’assiette sale de son dîner
Aussi les bouteilles vides
Toutes lampées dans les larges comment vas-tu d’une nuit
Un verre pourtant contenant encore
Un fond comme sinistre appât
Combien l’Homme ressemble à celui-là
Titubant parmi les arbres rouillés
Allant chercher un déjeuner de pois de sardines
Et de rhum éventé.

***

Eye-Opener

How like a man, is Man, who rises late
And gazes on his unwashed dinner plate
And gazes on the bottles, empty too,
All gulphed in last night’s loud long how-do-you-do,
—Although one glass yet holds a gruesome bait—
How like to Man is this man and his fate—
Still drunk and stumbling through the rusty trees
To breakfast on stale rum sardines and peas.

(Malcolm Lowry)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

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Ossia, mon ami lointain (Nadejda Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2017



    

Ossia, mon ami lointain, mon amour,

[…]

Qu’il est long et difficile
de mourir seul — seule.

Est-il pour nous, inséparables,
ce sort-là?

L’avons-nous mérité, nous,
chiots, enfants, et toi, ange?

Et tout poursuit son cours.
Et je ne sais rien.

Mais je sais tout,
et chacun de tes jours,
et chacune de tes heures
me sont clairs et visibles,
je les vois comme dans un délire.

Tu venais me visiter chaque nuit dans mes songes,
et moi je te demandais sans cesse
ce qui t’était arrivé,
et toi tu ne me répondais pas.

[…]

J’ignore si tu es vivant ou non,
mais à partir de ce jour-là, j’ai perdu ta trace.
Je ne sais pas où tu es.
M’entendras-tu?

Sais-tu combien je t’aime?
Je n’ai pas eu le temps de te dire
combien je t’aimais.

Ni ne sais le dire à présent non plus.
Je ne parle qu’à toi, qu’à toi.

Tu es toujours à mes côtés et moi,
sauvage et mauvaise,
qui n’ai jamais su simplement pleurer,
je pleure, je pleure, je pleure.

C’est moi, Nadejda.
Où es-tu?
Adieu.

Nadejda

Dernière lettre de Nadejda Mandelstam à son mari Ossip.
(Extrait de la lettre du 22 octobre 1938, traduit du russe par Sophie Momzikoff)

(Nadejda Mandelstam)

 

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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Du côté de Belmont (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
du côté de Belmont

ah ! glaise, boue, chemin
bleu des montagnes vert à croquer
partout dans ce pur matin
paroles d’herbes et de baies

fleurs jaune d’or qui éclosent
gros yeux d’une grenouille
combien sommes-nous ainsi joyeux
buvant penchés cette eau clairette

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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