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Combien faut-il que je sois nuit (Alirezâ Rôshan)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2019



 

Giampaolo Ghisetti

combien faut-il que je sois nuit
pour que toi
tu sois lune ?

(Alirezâ Rôshan)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration: Giampaolo Ghisetti

 

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Air de Leang-Tcheou (Wang Han)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019



Air de Leang-Tcheou

Le beau vin de raisin dans la tasse de jade lumineux!
J’allais boire, la guitare du cavalier me presse de partir.
Ivre, je me fusse étendu sur le champ de sable.
Il n’y a pas de quoi rire!
Combien, depuis les temps anciens, ont pu revenir de la guerre?

(Wang Han)

 

 

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A combien vous la faites ? (Guillaume Siaudeau)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2019



    

A combien vous la faites ?

Dommage qu’ils n’indiquent
pas les prix sur
les petites intentions
On n’ose
jamais demander

(Guillaume Siaudeau)

 

Recueil: Inauguration de l’ennui
Traduction:
Editions: Alma

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NGO GAY NGY (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2018



NGO GAY NGY

Comme la lune dans le ciel bleu,
je suis seule dans ma chambre.
J’ai éteint la lampe. Je pleure.

Je pleure parce que vous êtes loin de moi,
et que vous ne saurez jamais combien je vous aime.

(La Flûte de Jade)

Illustration

 

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TROP (Eurydice El-Etr)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2018



Illustration    
    
TROP

– Tu aimes ta mère ?
– Trop.
– Et ton père ?
– Oui.
– Combien ?
– 17, 18, 19 kilos !

(Eurydice El-Etr)

 

Recueil: Je tousse de la lumière
Traduction:
Editions: La Délirante

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Réveil (Malcolm Lowry)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2018




    
Réveil

L’homme ressemble à un homme qui se lève tard
Contemple l’assiette sale de son dîner
Aussi les bouteilles vides
Toutes lampées dans les larges comment vas-tu d’une nuit
Un verre pourtant contenant encore
Un fond comme sinistre appât
Combien l’Homme ressemble à celui-là
Titubant parmi les arbres rouillés
Allant chercher un déjeuner de pois de sardines
Et de rhum éventé.

***

Eye-Opener

How like a man, is Man, who rises late
And gazes on his unwashed dinner plate
And gazes on the bottles, empty too,
All gulphed in last night’s loud long how-do-you-do,
—Although one glass yet holds a gruesome bait—
How like to Man is this man and his fate—
Still drunk and stumbling through the rusty trees
To breakfast on stale rum sardines and peas.

(Malcolm Lowry)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

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Ossia, mon ami lointain (Nadejda Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2017



    

Ossia, mon ami lointain, mon amour,

[…]

Qu’il est long et difficile
de mourir seul — seule.

Est-il pour nous, inséparables,
ce sort-là?

L’avons-nous mérité, nous,
chiots, enfants, et toi, ange?

Et tout poursuit son cours.
Et je ne sais rien.

Mais je sais tout,
et chacun de tes jours,
et chacune de tes heures
me sont clairs et visibles,
je les vois comme dans un délire.

Tu venais me visiter chaque nuit dans mes songes,
et moi je te demandais sans cesse
ce qui t’était arrivé,
et toi tu ne me répondais pas.

[…]

J’ignore si tu es vivant ou non,
mais à partir de ce jour-là, j’ai perdu ta trace.
Je ne sais pas où tu es.
M’entendras-tu?

Sais-tu combien je t’aime?
Je n’ai pas eu le temps de te dire
combien je t’aimais.

Ni ne sais le dire à présent non plus.
Je ne parle qu’à toi, qu’à toi.

Tu es toujours à mes côtés et moi,
sauvage et mauvaise,
qui n’ai jamais su simplement pleurer,
je pleure, je pleure, je pleure.

C’est moi, Nadejda.
Où es-tu?
Adieu.

Nadejda

Dernière lettre de Nadejda Mandelstam à son mari Ossip.
(Extrait de la lettre du 22 octobre 1938, traduit du russe par Sophie Momzikoff)

(Nadejda Mandelstam)

 

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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Du côté de Belmont (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
du côté de Belmont

ah ! glaise, boue, chemin
bleu des montagnes vert à croquer
partout dans ce pur matin
paroles d’herbes et de baies

fleurs jaune d’or qui éclosent
gros yeux d’une grenouille
combien sommes-nous ainsi joyeux
buvant penchés cette eau clairette

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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Combien de temps (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017



Illustration: Josephine Wall 
    
Combien de temps rester dans l’amitié
Du ciel…

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: POEMES II
Editions: Cheyne

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MOI J’AI AIME (Vahan Tekeyan)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2017



MOI J’AI AIME

Moi j’ai aimé, mais aucun
de ceux que j’ai aimés n’a su
combien je l’ai aimé…
Qui sait lire dans le cœur ?

Mes plus grandes joies,
Mes plus vifs chagrins,
ceux qui les ont inspirés, hélas,
ne me connaissent plus maintenant !

Mon amour, semble-t-il, était ce fleuve,
Dont le flot continu,
Venait des neiges de la montagne,
Et que la montagne n’a pas vu.

Mon amour était, semble-t-il, cette porte
Par où personne n’est entré.
Couvert de fleurs,
Mon amour était un jardin secret.

Et si certains ont vu mon amour
Dans le ciel infini,
Ils l’ont vu comme une fumée,
mais n’en ont pas vu le feu…

Moi j’ai aimé, mais aucun
de ceux que j’ai aimés n’a su
combien je l’ai aimé…
Qui sait lire dans le cœur ?

(Vahan Tekeyan)

Découvert ici Poèmes arméniens

Illustration: Aron Wiesenfeld

 

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