Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘complaisance’

Dans les ténèbres du jardin (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2018



Dans les ténèbres du jardin
Viennent des filles invisibles
Plus fines qu’à midi l’ondée
Mon sommeil les a pour amies
Elles m’enivrent en secret
De leurs complaisances aveugles.

(Paul Eluard)

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On aimerait parfois (Lucien Noullez)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2017



Illustration
    
On aimerait parfois
Trouver dans la poche du soir l’enfant
qu’on a été,
qui nous regarderait
Sans complaisance et sans colère,
un peu rond de stupeur
et la bouche remplie
de brouillard blanc.

(Lucien Noullez)

 

 

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Le ciel est plein (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2017



Illustration: Bénédicte Pontet
    
Le ciel est plein de songes mal formés.
Ce grand séjour des êtres refusés
Court menaçant sur ta tête de pierre
et ton nuage monte à la lumière
en te laissant les décombres de tout.

Tu creuses ce qui reste près de nous,
tu reconnais le sol sans complaisance;
un âpre vide étreint chaque présence
et te délivre enfln d’un vain espoir.

Ce sont des mains d’aveugle qui vont voir.

(Jean Tardieu)

 

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Complaisance (Liliane Wouters)

Posted by arbrealettres sur 19 août 2017



Complaisance

Des sardines qui se baignent dans une mer d’huile,
un veau qui se laisse rôtir au soleil,
une poule qui pond des oeufs sur le plat,
un pigeon qui se dore dans les petits pois,
des fruits qui poussent sur les arbres en Macédoine,
des anguilles qui se mettent au vert:
Ils poussent la complaisance un peu trop loin.

(Liliane Wouters)


Illustration

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CALME (Bernard de Naillac)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2017



Illustration: Ivan Calatayud
    
CALME

Je ne veux rien de toi, rien… sinon ta présence.
Oh ! laisse-moi, petite, espérer ce beau don ?
Celui d’un court moment, ta seule complaisance,
Rien qu’un instant perdu. Te voir ; mais d’amour, non !

Pas d’amour. Oh ! l’amour fait mal, aigrit ou brise ;
C’est un jeu trop cruel ! Et déjà j’ai souffert
De me voir lâchement désirer son emprise,
Cependant qu’insoumis… hors de sa loi de fer.

J’ai trop appréhendé, trop attendu ce rêve,
Trop cherché dans l’amour un idéal vainqueur,
Inatteignable en fait. De la part que cède Eve,
Je ne pouvais avoir qu’amertume et rancœur !

C’est une loi fatale… Oui, j’ai souffert, te dis-je,
Et je ne le veux plus — non, plus d’amour, oh ! non.
Que cette intimité — calme — soit un prodige ?
Peut-être ! mais ce geste, à lui seul, est pardon…

(Bernard de Naillac)

 

Recueil: Etincelles

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