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Poésie

Posts Tagged ‘compromis’

Paquet souple (Balbino)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018



 

boxe

Paquet souple

J’ai mis tellement de pichenettes
sur
mon paquet souple
que je pourrais
sans efforts
élaborer ta nuit.
Comme un KO voulu
simple
abandon
sur un ring
trop
tendu.
Je frappe
désinvolte
l’aluminium
qui te garde
des brûlures.
Tu parais fragile
si près
de moi…
la rupture.
Le cellophane
compromis
de ton innocence
offerte
colle à ma peau
jusqu’à
l’asphyxie.
J’ai mis tant de coups
dans des cartons vides
des réceptacles
usés
que je pourrais
décider
de changer
mes poings
en lumière.

(Balbino)

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Serment (Constantin Cavàfis)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017



Illustration
    
Serment

Souvent il jure de commencer une vie meilleure.
Mais lorsque vient la nuit et ses conseils à elle,
avec ses compromis et ses promesses,
mais lorsque vient la nuit, avec sa force à elle
du corps qui demande, qui exige,
il retourne éperdu à la même joie fatale.

***

Ομνύει

Ομνύει κάθε τόσο ν’ αρχίσει πιό καλή ζωή.
Αλλ’ όταν έλθει η νύχτα μέ τές δικές της συμβουλές,
μέ τούς συμβιβασμούς της καί μέ τές υποσχέσεις της
αλλ’ όταν έλθει η νύχτα μέ τήν δική της δύναμι
τού σώματος πού θέλει καί ζητεί, στήν ίδια
μοιραία χαρά, χαμένος, ξαναπιαίνει.

***

He swears

Every so often he swears to start a finer life.
But when night comes with its own counsels,
its compromises, and its promises;
but when night comes with its own vigor
of the body, craving and seeking, he returns,
forlorn, to the same fatal joy.

(Constantin Cavàfis)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Héros-Limite
Traduction: Ange S. Vlachos

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Je me demande qui je suis (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 5 novembre 2016



Je me demande qui je suis

« Je me demande qui je suis »,
dit Dieu, « l’esprit, la chair ou ce qui dans la chair
se veut esprit;
la nuit, le jour ou ce qui dans le jour
éprouve pour la nuit trop de tendresse.
Peut-être suis-je un compromis
conclu par l’être et le non-être
aux dépens de moi-même:
le vide et le trop-plein du vide,
rien d’autre que mon nom,
une syllabe en sang
qu’on aurait tort de prononcer,
ou un verbe qui tue.
Je suis ta voyelle, musique;
je suis ta consonne, silence. »

(Alain Bosquet)

Illustration

 

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