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Poésie

Posts Tagged ‘confuse’

Instant de liberté intérieure (Jim Morrison)

Posted by arbrealettres sur 10 juin 2016



– Instant de liberté intérieure
quand l’esprit s’ouvre, que
l’univers infini est révélé
et que l’âme est libre d’errer
enivrée et confuse en quête
ici et là de professeurs et d’amis.

The opening of the trunk

– Moment of inner freedom
when the mind is opened & the
infinite universe revealed
& the soul is left to wander
dazed & confus’d searching
here & there for teachers & friends.

(Jim Morrison)

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La liberté (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2016



 

La liberté

Embarquez-la comme une esclave blanche
Pour une île
Et laissez-la aux indigènes sur la plage
Décoiffée seule
Avec un pauvre corsage
Ou perdez-la si vous voulez au fond d’un gouffre
Parmi des chiffonniers et des gosses
Ô bien-aimée tu es debout devant ma porte
Et nul ami au monde n’est encore levé
Tu as grandi pendant la nuit et tu retombes
Comme une glycine sur la mer
Tu es chez toi dans ma maison
Tu peux bien disposer
De ma femme de moi de mes outils rangés
Ô bien-aimée tu es confuse de tes armes
Tu les polis comme un miroir
Je le sais
Tu voudrais m’emmener
Comme un tranquille sous les arbres
Mais tu remues en moi tes deux ailes fermées.

(René Guy Cadou)

Illustration: Alexandru Darida

 

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Oui, cette nuit (Luc Decaunes)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2016



Francis Picabia -   (15)

Oui, cette nuit, dans ma chambre pleine de lune, et seule avec moi par amour,
ô très chère, tes robes de soie, je le sais, tu les ôtes l’une après l’une ;
te voici nue pour mon désir, rose confuse.
Mais dis un peu, cette dernière robe, quand donc l’ôteras-tu
— la tendre robe de chair passée sur ton âme ?

(Luc Decaunes)

Illustration: Francis Picabia

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Ta jeunesse rose qui sentait si bon (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2015



 

Konstantin Razumov   39052

Ta jeunesse rose qui sentait si bon

Au bout de la rue
tout au fond
comme éclose
tu arrivais rose
d’avoir trop couru
tu sentais bon

J’aime t’avoir vue
ton air blond
et confuse
avec des excuses
que je n’ai pas crues
tu sentais bon

Où ai-je perdu
tout au fond
comme enclose
au milieu des choses
du temps révolu

Ta jeunesse rose
qui sentait si bon

(Louis Calaferte)

Illustration: Konstantin Razumov

 

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Les feuilles confuses respirent (Ossip Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2015



Les feuilles confuses respirent,
Un noir vent bruit,
Au ciel une hirondelle tremble
Et trace un cercle.

Faiblement dispute, en
Mon coeur tendre et mourant,
Le crépuscule qui tombe,
Avec le dernier rayon.

Au-dessus de la forêt sombre
Se lève une lune de cuivre;
Pourquoi si peu de musique
Et pourquoi un tel silence?

(Ossip Mandelstam)

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