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Poésie

Posts Tagged ‘confusion’

CONFUSION (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2020



CONFUSION

Mon coeur,
ou le tien ?
Qui reflète mes pensées ?
Qui me prête
cette passion
sans racines ?
Pourquoi mon habit change-t-il
de couleur ?
Tout est carrefour!
Pourquoi vois-tu dans la fange
tant d’étoiles ?
Frère, est-ce toi
ou moi ?
Et ces mains si froides sont-elles
celles d’un autre ?
Je me vois parmi les couchants,
et une fourmilière de gens
circule dans mon coeur.

(Federico Garcia Lorca)

 

 

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Quelques sentiers de lumière (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2019



D’un même élan
l’Univers se fait
se défait

Ses volumes éclatent :
en poussières angles traits
oiseaux de fer brûlures
rocs mordus par les tempêtes

La confusion fourmille

Quelques sentiers de lumière
sabrent ces tourbillons
les pacifient.

(Andrée Chedid)


Illustration

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L’enfer (Pierre Oster)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2019




    
L’enfer, c’est cette confusion
où chacun demeure isolé.

(Pierre Oster)

 

Recueil: Paysage du Tout
Traduction:
Editions: Gallimard

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Je suis l’enfant qui allume les cierges (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2019



 

Je suis l’enfant qui allume les cierges,
Qui garde le feu de l’encensoir.
Sans penser à rien, sans rien dire
Elle se rit sur l’autre rive.

J’aime la prière du soir,
Dans l’église blanche auprès de la rivière,
Le village avant le crépuscule,
La confusion de l’ombre bleue.

Docile à son doux regard
Je contemple le secret de la beauté ;
Je jette des fleurs blanches
Par dessus les murs de l’église

(Alexandre Blok)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Chaïm Soutine

 

 

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Savoir-vivre (René de Obaldia)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2019



Savoir-vivre

Ah! l’excellente fille!
Un homme éternue-t-il à ses côtés,
en plein salon, la voilà qui fait glisser sa robe
sous laquelle elle est nue, et de sa voix fraîche:
– A vos souhaits, Monsieur!
Les témoins demeurent confondus devant tant de naturel
allié au bon sens le plus profond de la devination.
Quelle chose singulière: c’est l’homme qui paraît nu!
Tous les regards se fixent sur sa personne.
On n’aurait jamais cru cela de lui!
Rouge de confusion, il réclame son chapeau,
son manteau, ses gants,
et se sauve sans demander son reste.

(René de Obaldia)


Illustration: Pascal Renoux

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Seuls peut-être subsisteront les restes ruinés d’un filet (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2019



Il est certaines heures
où semblent affleurer
la confusion de l’air,
le doute de la lumière,
la fatigue de l’eau,
la tristesse de la nuit.

Tout équilibre a besoin de repos.
Ainsi s’affaissera l’équilibre dernier
et s’abattront
jusqu’au chant des oiseaux
et jusqu’à la parole la plus secrète.

Seuls peut-être subsisteront
les restes ruinés d’un filet.

(Roberto Juarroz)

Illustration: Île Nancy

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Devant un labyrinthe insoluble (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2019



Le puzzle de nos prétendues réussites
et de nos apparentes erreurs,
semble conçu par un maniaque anonyme
qui aurait abîmé en jouant toutes les figures
et ne veut ou ne sait les recomposer,
sans permettre non plus qu’un autre le tente.

Ce gaspillage de formes,
cette confusion des choses qu’on doit et ne doit pas faire,
épuise toutes les réserves
autant que la force génératrice qui les renouvelle.

Reste une seule formule:
devant un labyrinthe insoluble
en construire un autre plus enchevêtré,
qui déconcerte le premier.

(Roberto Juarroz)

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Le coeur me brûle (Miriam Silesu)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2019



Illustration: Christian Schloe    
    
Le coeur me brûle.
Je suis perdu comme chaque fois.
Quels sont ces fleuves croisés qui s’éveillent
et ont le pouvoir de faire s’accélérer l’être
et de le mettre à la torture dans cette confusion surnaturelle ?

(Miriam Silesu)

 

Recueil: Cinéraire
Traduction:
Editions: Lettres vives

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Il est vrai que dans l’obscur (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2018



Illustration
    
il est vrai que dans l’obscur
il y a cette confusion de feuille et d’oeil
de cloche endormie et de feu peureux

(Alejandra Pizarnik)

 

Recueil: Approximations
Traduction: Etienne Dobenesque
Editions: Ypfilon

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Voix (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2018



Voix

…On a besoin d’un peu de vie de confusion de brouhaha
sinon dans le vide et le calme
dans la poussière des années

on pourrait entendre distinctement une voix très ancienne
dont on croyait avoir perdu le son
une voix égarée et pourtant restée là

prise dans l’absence et dans l’oubli
la voix de ce mort qu’on aima
parlant tout seul au bord du temps
au bord des larmes.

(Claude Roy)

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